Category Archives: Nationalistes, Fascistes, Néo-nazis, Identitaires & Co

Communiqué sur la dissolution du Bastion Social par le gouvernement

🛑🛑Deux ans de lutte contre le Bastion Social… Jusqu’à la dissolution par l’État.🛑🛑

▶️Avant le Bastion social, le GUD. Cette association étudiante d’extrême-droite, proche du Front National depuis le début, s’est fait connaître pour ses actions violentes comme des ratonnades et agressions en nombre dans les années 70. Sous la menace de dissolution par Mitterrand dans les années 80, le GUD s’auto dissout pour moins de 6 mois avant de se reconstituer de nouveau. C’est très récemment, en 2017, avec la création du Bastion social que le GUD s’est mis en sommeil, et pour cause, la plupart de ses militants ont intégré le Bastion social. Nouveau nom pour le GUD, mais également une idéologie différente qui est largement inspirée par le mouvement néo-fasciste italien CasaPound. Ces groupes utilisent des pseudos revendications sociales à caractère ouvertement raciste pour promouvoir leur image. Ils n’hésitent pas à mettre en avant la « préférence nationale » en puisant dans des idéologies comme celle « du grand remplacement ».
Une dissolution d’organisation ne détruit pas l’idéologie qui a donné lieu à la création de cette organisation. En regardant l’histoire autour des dissolutions de groupes fascistes on voit que les militants restent les mêmes et les « leaders » se retrouvent toujours d’un groupe de nazillons à un autre. L’exemple que nous devons citer est celui du meurtre de Clément Méric en 2013 ; les groupes des Jeunesses Nationalistes et de l’Œuvre Française, entre autres, ont été très rapidement cités dans ce crime et cela a entrainé la dissolution de ces organisations. Pourtant Gabriac des JN a ensuite été condamné pour reformation de ligue dissoute lorsqu’il a créé Jeune Nation, puis il est allé militer avec CIVITAS. Ou encore Benedetti de l’œuvre française qui a ensuite rejoint le PNF…

▶️Malgré ça, la seule réponse politique utilisée encore aujourd’hui reste la dissolution de ces groupes néo-fascistes. L’état utilise cette solution lorsque ces groupes dépassent les limites du « politiquement acceptable », limites établies par la bourgeoisie en place qui définit lorsqu’un groupe « va trop loin ». Bien sûr d’après nous, cette limite est franchie dès lors que ces groupuscules existent mais pour les classes dirigeantes il faut apparemment attendre près de deux ans de ratonades et autres agressions pour agir.
A Lyon, et partout en France les idées d’extrême-droite sont de plus en plus représentées chez les politiques de tous bords et dans les médias mainstreams. Le dernier exemple en date étant l’invitation de Jean Marie le Pen dans une émission grand public pour participer à l’entreprise de dédiabolisation opérée par le rassemblement national. Le Bastion social a profité de cette atmosphère pour s’installer à Lyon avec une action coup de poing : l’ouverture d’un squat dans le 2ème arrondissement de Lyon avec le slogan : « les nôtres avant les autres »… L’accent était bien mis sur le fait que ce squat servirait pour reloger des personnes en situation de précarité à condition que celles-ci soient « françaises de souche ». Il est facile de comparer avec CasaPound qui s’est fait connaitre avec l’occupation d’un bâtiment à Rome et une idéologie similaire. Cette action n’étant que la première, ils continueront à se cacher derrière une prétendue aide sociale pour promouvoir leur idéologie mortifère.

▶️Les idées nationalistes revendiquées par ce groupe, sont assumées publiquement et propagées sur la place publique avec des actions de communication et l’aide de leur famille politique à l’extrême-droite de l’échiquier. Même si l’Etat français n’est pas ouvertement nationaliste, ces groupes ne sont que rarement attaqués sur le fond de leurs idées qui pourtant promeuvent le sexisme, racisme, islamophobie, antisémitisme, LGBTQI+phobie… Cela pourrait apparaitre comme une certaine passivité, mais il s’agit bien de complaisance de la part de la classe dirigeante qui voit en ces groupes de nazillons une force à disposition pour contrer toute initiative révolutionnaire. Comme nous l’avons déjà évoqué, ne rien dire face à ces groupuscules et leurs idées revient à prendre position en leurs faveurs.

▶️Nous avons toujours dénoncé l’immobilisme et la complicité des institutions à leur égard et avons mené une lutte contre leurs locaux et leurs idées. Nous n’oublions pas que ce sont des manifestations antifascistes qui ont permis la fermeture de leur premier squat, car la mobilisation « troublait l’ordre public ». Des militant.es ont été durement touché.es par la répression policière et judiciaire, et l’un de nos militants a fait 3 jours de prison à Corbas après ses 48h de garde à vue pour avoir participé à une manifestation contre le Bastion social. Cela a également entrainé une répression sur la GALE car en plus de la répression sur les individus, la préfecture interdit maintenant systématiquement toutes manifestations ou rassemblements que le groupe voudrait déposer. Bien que nous n’attendons rien des représentant.es publiques, nous nous sommes allié.es à différents collectifs contre le pavillon noir. Nous avons manifesté et participé à des réunions publiques afin de contrer leur expansion par tous les moyens possible, même si nous avons vite abandonné cette stratégie car cela signifiait coopérer avec des personnes et des collectifs qui dénigrent nos méthodes.

▶️Nous avons également relayé les différentes actions directes qui ont été faites contre leur local, et nos militant.es subissent d’ailleurs une répression extrêmement importante pour cela. Les institutions judiciaires, non-contentes de ne pas retenir leurs nombreux délits : ratonades, attaques racistes, homophobes… criminalisent les militant.es antifascistes pour des actions symboliques.

▶️La seule action menée par la mairie de Lyon à l’encontre du pavillon noir a été un arrëté municipal en novembre 2018 pour interdire l’accueil de public dans ce local pour non-respect des normes de sécurité. Malgré cela, les nazillons ne se sont pas privés de continuer à utiliser ce lieu comme l’a décrit Rue89 dans cet article : 🖱https://www.rue89lyon.fr/…/malgre-arrete-municipal-local-d…/. Il n’y a aucune volonté politique claire et lisible de la part des autorités pour fermer ce local. La mairie invoque des arguments législatifs mais quand c’est pour vider des squats dans l’illégalité elle ne se gêne pas. Nous nous méfions aussi de ces attaques car bien souvent ce type d’arrêté est invoqué pour fermer nos lieux de lutte.

▶️Nous n’arrivons donc pas à nous réjouir de cette autodissolution, même si cela montre que les différentes affaires médiatiques et judiciaires qui les concernent peuvent les affaiblir. Ceci ne signifie pas la fin de leur mouvement ni la diffusion de leurs idées néo-nazis. La lutte est bien plus profonde que la dissolution d’un groupe d’une cinquantaine de fan de Mussolini… Nous n’oublions pas par exemple les identitaires très protégés au plus haut de l’état comme l’a montré La Horde 🖱http://lahorde.samizdat.net/…/col-de-lechelle-le-porte-par…/. Ni le rassemblement national, Marion Marechal le Pen et sa clique, chouchous des médias clairement intégrés dans le modèle démocratique bourgeois.

👊👊🏽👊🏿Nous devons repartir à la conquête de l’hégémonie culturelle et faire avancer nos idées contre le racisme, les frontières, pour la solidarité entre tous et toutes. Ne baissons pas les bras, la lutte continue contre toutes les formes du fascisme ! 👊👊🏽👊🏿

Communiqué du Groupe Antifasciste Lyon et Environs sur l’acte XIII gilets jaunes

Journée gilet jaune du samedi 9 février : du monde et l’autodéfense populaire !

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs était présent comme les samedis précédents à la manifestation des gilets jaunes lors de l’acte XIII de ce samedi.

Nous avions présenté à l’assemblée générale des gilets jaunes notre volonté de créer un cortège inclusif « gilets jaunes antiracistes ».
En effet, depuis plusieurs semaines des mouvements d’extrême-droite gangrènent les manifestations, attaquent ceux et celles qui ne leur plaisent pas et tentent de détourner la colère des gilets jaunes.
Ce cortège se voulait être un cadre sécurisé pour toutes les personnes qui sont les cibles de choix des néo-fascistes : personnes racisées, LGBTQI++, syndicalistes, militant-e-s de gauche, antiracistes etc…

Alors que le cortège s’engageait dans le boulevard Lafayette après le pont, une soixantaine de néo-nazis principalement lyonnais mais aussi d’autres régions attaquèrent violemment ce cortège par derrière.
Les fascistes lyonnais ont pu gonfler leurs rangs car un concert néo-nazi se tenait le soir même en région.
Ils attaquèrent en nombre, par surprise et armés.
Ils furent repoussés avec détermination par le cortège antiraciste après une petite dizaine de minutes de combat.
L’extrême-droite a prouvé qu’elle n’en n’avait rien à faire des revendications des gilets jaunes et qu’elle ne venait que pour agresser comme à chaque manifestation !

Nous pouvons signaler de nombreux témoignages concordants sur le rôle de la police qui les a sciemment laissé entrer dans la manifestation, s’armer sous leurs yeux et protéger leur repli à la fin de la confrontation. Nous sommes convaincu-e-s que les autorités laissent faire pour décrédibiliser le mouvement gilet jaune.

Globalement le traitement médiatique a été déplorable, profitant de l’agression pour renvoyer dos à dos des éléments extérieurs aux gilets jaunes faisant du hooliganisme.
Le fameux couplet des deux extrêmes que les autorités et les médias veulent nous vendre pour masquer les enjeux politiques et nier le caractère antifasciste de ce combat.
Toutes les vidéos le prouvent, nous avons répondu à un assaut violent de militants d’extrême-droite !
La seule chose qui soit vraie, c’est que c’est bien la gauche révolutionnaire qui prend au sérieux la menace fasciste et s’organise pour y faire face !

Cette victoire momentanée n’est pas due au hasard. Elle est le fruit d’une organisation rigoureuse dans laquelle le GALE a largement pris part.
Nous ne cessons de le clamer, poursuivons l’organisation de l’autodéfense populaire !
Si vous ne voulez pas rester seul-e-s face à l’extrême-droite, organisez-vous, rejoignez-nous, rejoignez les organisations de lutte !

 

Vive la lutte des gilets jaunes – Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs

 

Appel à réunion publique et à manifestation contre l’existence d’un local néo-nazi « Pavillon Noir »

Un local néo-nazi à deux pas de chez vous…

Le samedi 13 janvier 2018 à 17h a ouvert au 73 quai Pierre Scize dans le 5ème arrondissement un local « associatif » appelé le Pavillon Noir.
Ce local est géré par un groupuscule, le Bastion Social.
Le Bastion social est la nouvelle dénomination choisie par le GUD qui est un mouvement d’extrême-droite radical existant depuis la fin des années 1960.
Le Gud est connu pour sa violence de rue et ses liens avérés avec le milieu néo-nazi.
Nombreux de ses militants sont passés par la case prison (ou le sont encore) pour des agressions racistes, lgbtphobes* ou envers des militants dits de gauche.
Ce mouvement (Bastion Social) crée il y a quelques mois a choisi comme modèle le parti néo-nazi grec Aube Dorée mais aussi la « Casa Pound » italienne.
La Casa Pound Italienne est un groupe politique néo-fasciste qui se réclame ouvertement de l’idéologie et de l’histoire du fascisme.
Son idéologie raciste peut se résumer ainsi : venir en aide uniquement aux italiens d’origine italienne en les opposant aux personnes immigrées qu’ils-elles soient depuis plusieurs générations sur le territoire.
Comme tout mouvement fasciste, cette politique discriminatoire s’accompagne d’agressions multiples.
Il n’est pas possible de rester sans réaction face à l’ouverture de ce nouveau lieu public tenu par l’extrême-droite radicale lyonnaise.
En effet, d’autres locaux et commerces gérés par d’autres groupuscules (Génération Identitaire par exemple) sont déjà ouverts notamment dans le 5ème arrondissement.
Ces lieux font régner dans le quartier une ambiance délétère pour les habitant-e-s et les commerçant-e-s.
L’ouverture de ce local « Le Pavillon Noir » ne fera que renforcer cette situation et multipliera les agressions contre les personnes ne correspondant pas à leur vision raciste, sexiste, lgbtphobe…
Des voix se font entendre dans le 5ème arrondissement pour dénoncer ces exactions qui pèsent sur le quartier.
Nous devons être solidaires et agir dès aujourd’hui pour faire fermer ce local qui accueillera la frange lyonnaise néo-nazie.

Réunion Publique d’Information : Jeudi 8 février 19h – Mairie du 1er arrondissement (2 place Sathonay)

Manifestation le samedi 3 mars 14h – Place des Terreaux
Toutes et tous ensemble, fermons le Pavillon Noir!

Blog : (https://contrelepavillonnoir.wordpress.com) – contact : contrelepavillonnoir@gmail.com Signataires de l’appel : Coordination des Groupes Anarchistes, YDG, Jeune Garde, JC Lyon, CNT, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Unité Communiste de Lyon, Alternative Libertaire Lyon, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, Sud Education, CGT Jeunes 69, Unité2Classe, GALE, Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite – Agir pour l’égalité, Attac, CSPG, COVRA, Ensemble !69, EELV, FSU, HES, LDH, Planning Familial 69, NPA, PCF, PG, Ras l’front, Réseau des MJC de Lyon, UNEF… *

Oups.. Quand une militante néo-nazie lyonnaise essaye de s’intégrer à la vie étudiante suédoise.. Fachos de tous les pays sachez que nous sommes organisé-e-s et que vous n’êtes pas les bienvenus nulle-part. Même dans les pays que vous idéalisez comme blancs, vous serez pourchassés. #AFAWolrdWilde #GALEAFASUEDE

[Article en anglais]

 

AFA Lund: French fascist and exchange student in Lund

Today AFA Lund can reveal that a French Nazi and language student holds a position as a club official at the Blekingska student houseing in Lund.
In the autumn term of 2017 Clara Gutierrez moved to Lund to study Nordic languages. During her time in Lund she has maintained a low profile and was elected club official at the Blekinge nation.
To Clara’s great delight, after new year, she received a visit from her boyfriend, Quentin Gimmel. They enjoyed their time together and went on sight seeing in Lund – besides visiting the usual sights in Lund, they also decided to visit the socialist book cafe India Däck. Following this visit, it was discovered that Clara and Quentin are organized fascists at home in France. Clara and Quentin are organized in Bastion Social (BS), a group of French identitarians who are the successors of the Groupe Union Défense (GUD).
GUD was a French student organization formed in the 60’s. It was a militant movement that since its inception has committed many violent crimes against HBTQ people, peaple of color, immigrants and others it has perceived as enemies.  After occupying a house at the end of May 2017, which they call “Bastion Social”, GUD dissolves in December 2017, and the members instead formed BS. The last leader of GUD Lyon, Steven Bissuel, joined BS at the start as BS first leader. BS was created when they realized that GUD was far too associated with violence and thus had no legitimacy to work with social issues. BS has tried to change its image, for example, by having a homeless soup kitchen only for “French”. If you want to read more about GUD and BS, we have collected a number of links at the bottom of our article to news articles about thier racist criminal activity.
Update (February 8th, 2018): After being contacted by the person renting out his apartment to Clara, we have chosen to remove Clara’s living address from our article. Clara’s landlord announced that he had not known about Clara’s fascist membership or opinions. She is renting an apartment belonging to the Blekingska nation’s homes, and in contact with the first-hand owner, has concealed her fascist political commitment. In his correspondence with us, the first-hand owner of the apartment has clearly and unequivocally told us he wants no part of Clara’s fascist ideas and distanced him self from Clara’s fascist activities.
Clara Gutierrez
Måsvägen 11
227 33 Lund
If you feel our article affects you or want to avoid our future attention, just email us. Here is a good summary in swedish of how we relate to contact from defectors: Regarding the departure from the fascist movement.
With this article, AFA Lund wants to inform the public about Clara Gutierrez’s Nazi commitment. Do you know Clara personally, or do you see her in your everyday life, at the nation or university? Do you have other information about fascist activity in Lund or other parts of Skåne? Do not hesitate to contact Us!
Mail:  afa-lund@riseup.net
With this article, we also want to welcome Clara – a belated – welcome to Lund, and hope she has many exciting stories to take with her home to Quentin.

Retour sur le rassemblement Antifasciste et appel à un nouveau rassemblement vendredi 9 Juin à 18h00 Place des Jacobins

     Pas de bastion nazi dans Lyon !

Hier, vendredi 2 juin, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, L’Unité Communiste de Lyon ainsi que des individus ont appelé a un rassemblement pour dénoncer l’instrumentalisation de la misère par les fascistes du GUD. Ceux-ci ont en effet ouvert, le 23 juin, un « bastion social » destiné à accueillir des sans-domiciles fixes « français. » L’idée d’accueillir des individus souffrant de l’exclusion sociale pourrait passer pour louable, pour une sincère solidarité vis-à-vis des plus démunis. Or, il n’en est rien. Le GUD surfe, avec un cynisme éhonté, sur le mal logement, la misère, la détresse sociale, pour avancer ses thèses racistes, fascistes et réactionnaires.

Le GUD a beau tenter de se camoufler derrière des discours populaires, derrière des lâchers de ballons de baudruche bleu-blanc-rouge, il a beau tenter de se dire du côté du peuple, cela demeure un mensonge intégral. Le fait que, le 1 juin, deux de ses militants passaient en procès pour l’agression d’un professeur de mathématique, n’est qu’une illustration parmi d’autres du comportement haineux de cette clique.

Le GUD se nourrit de la misère, s’en sert pour monter les travailleurs et les exploités les uns et les unes contre les autres, sans jamais dire que la misère vient d’un patronat bien « de souche. »

Le GUD se moque que des SDF meurent dans les rues, se moque bien de la souffrance des travailleurs. Elle n’est qu’un marchepied pour légitimer leurs thèses racistes.

Le vendredi 2 juin, nous étions 250 à dénoncer ce discours sans vergogne. A affirmer notre solidarité avec l’ensemble des mal logés, l’ensemble des victimes de la précarité, de l’exploitation et de la misère. La pour affirmer que la lutte contre le capitalisme n’a pas de frontières, pas de patrie, qu’elle est internationale.

La police, en surnombre, une nouvelle fois, ne s’est pas contentée d’être une spectatrice neutre : elle a entravé l’action de contestation, en saisissant nos tracts, notre mégaphone -empêchant toute prise de parole et toute information vis-à-vis des habitants et des passants. Deux camarades ont, ainsi, été emmenés au commissariat et placés en garde à vue, pour des motifs futiles. Fouilles, intimidations, contrôles, encerclements… les méthodes de la police restent marquées par le deux poids, deux mesures. Pressions envers les antifascistes, tolérance sans limites pour les fascistes. Qu’attendre d’autre de la part d’un ministre de l’intérieur qui, lorsqu’on lui parle de nazis, répond Brigades Rouges et Bande à Baader ?

Le rassemblement s’est terminé dans une manifestation sauvage, offensive, scandant des chants antifascistes au travers des rues de Lyon.

Nous ne laisserons pas les fascistes former un bastion dans la presqu’île. Ce rassemblement ne forme qu’une première étape dans une lutte longue pour juguler la progression de l’extrême-droite à Lyon, pour la contrer et finalement la repousser. Nous appelons à nous rassembler de nouveau pour dénoncer la présence des fascistes, pour dénoncer leur discours menteur et opportuniste, pour rappeler leur vraie nature : des ennemis des exploités, des ennemis des classes populaires, des serviteurs zélés du patronat et des exploiteurs.

Rendez-vous le vendredi 09 juin 18h00 – Place des Jacobins.

Le droit au logement n’a pas de frontières !

La place des fascistes est au cimetière !

Communiqué suite aux élections présidentielles et remarques sur les fascistes sur Lyon

 

L’extrême-droite est un des grands gagnant de ces élections.

Pas uniquement du fait de son score, terrible, mais bien car ce sont ses idées qui ont été le centre de gravité de la campagne.

Ses thèses : celles d’une France écrasée, envahie, balayée, soumise. Celle d’un état de siège permanent, d’une apocalypse imminente. Ces mensonges, rabâchés sans cesse, au mépris de la réalité.

Celle d’un anéantissement des droits sociaux et syndicaux, des libertés publiques, de l’égalité hommes-femmes, de l’accès au mariage pour tous, à la contraception, à l’IVG.

Certains, certaines, ont cru voir dans Macron, à l’opposé, le chevalier de la lumière, le sauveur, celui qui écartera la menace frontiste.

Il n’en est rien. Les deux finalistes ont été en accord complet sur quatre choses :

les travailleurs et les travailleuses vont devoir se sacrifier pour leurs patrons.

Les immigrés seront toujours pourchassés.

La police bénéficiera de plus de libertés pour traquer, mutiler, tuer.

L’Etat français portera toujours la guerre, la mort, le chaos, pour les bénéfices de ses grands groupes industriels.

Nous ne voulons pas de cette exploitation sans limites, sans bornes. Un torrent de misère se déversera, dès les premières réformes.

Déjà les grèves naissent, à GM&S ; à la raffinerie de Feyzin.

Mais ce gouvernement, comme les précédents, compte sur deux alliés pour briser la constatation sociale, pour maintenir l’exploitation par la peur et la brutalité.

Une police qui n’a cessé de discriminer, de blesser, de mutiler, de violer et de tuer. Hier, Curtis à Antony. Encore avant, Medhi, à Vénissieux. Théo à Aulnay-sous-Bois; Wissam à Clermont-Ferrant ; Adama, dont on emprisonne la famille pour qu’elle ne gêne plus.

A la tête de celle-ci, Emmanuel Macron a placé l’inénarrable Gérard Collomb. Ami de policiers, des patrons, grand mégalomane, cumulard et, surtout, opportuniste sans vergogne. Après avoir trahi, après avoir manigancé -interdisant la conférence de Médiapart, retirant l’accès aux salles publiques à Mme. Taubira, le voilà arrivé à ce qu’il désirait : ministre.

Les second rang sont ceux des fascistes : La présence de l’extrême-droite, à Lyon, est un phénomène récurent. Enfants désœuvrés de la bourgeoisie des monts du lyonnais, jeunesse dorée réactionnaire, étudiants fascistes, elle est implanté depuis un certain temps dans le Vieux-Lyon. L’origine sociale de ses militants les protègent. Réseau d’entraide, avocats, soutien et lobby de parents, de proches influents…tout ceci contribue à leur accorder une certaine impunité, à leur permettre de jouer aux petits soldats de la réaction, à faire d’eux des champions du royalisme, de la vertu putréfiée, d’un passéisme ignare et fantasmé.

Lorsque ces champions de la lutte des races accueillent dans leur rang des représentants du bas peuple, ce n’est que pour leur servir de gros bras, d’exécutant, de larbins. Leur élitisme se double d’un mépris pour tout ce qui n’est pas de leur monde.

La tolérance de la Police, de la Justice, de la Préfecture à leur égard est bien connue : tandis que nos camarades subissent des gardes à vue, tandis que les amendes, le sursis, la prison frappent nos camarades et les classes populaires, eux bénéficient de la complaisance.

Pourquoi ? Parce que tout rebelles qu’ils puissent se dire, ils sont les apprentis garde du corps du système capitaliste, de la bourgeoisie, de l’exploitation.

Parce que la misère que va installer ce nouveau gouvernement, dont la première mesure annoncée sera le gel des salaires, va faire grandir la misère, va faire grandir la masse des travailleurs et des travailleuses pauvres, va augmenter l’exploitation.

Le fascisme sert à détourner la colère légitime, à l’orienter vers d’autres que les premiers responsables : les capitalistes ; les patrons ; les banquiers « bien de chez nous. »

Haïr les immigrés ; les étrangers ; les autres nations, tandis que l’exploitation devient plus forte : voilà leur programme.

Nous devons également nous défendre, être vigilant, solidaires, tant contre les forces de terreur de l’Etat que contre ses agents serviles, les fascistes. Pour organiser notre défense, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. Ni l’Etat, ni la Justice, ni la Préfecture, ni les partis bourgeois.

La GALE exprime sa solidarité avec les personnes agressées, et appelle les habitants des quartiers à la vigilance. Nous appelons à renforcer, à soutenir, les organisations antifascistes, les organisations de lutte, les inter-orgas de vigilance.

Nous chasserons les fascistes de nos rues, nous les chasserons de leurs tanières.

No Pasaran !

Communiqué du Groupe Antifasciste de Lyon et Environ concernant le meeting contre le racisme et les violences policières.

 

Le dimanche 26 février devait se tenir, à la Maison des Passages, un meeting contre les violences policières,la hogra et la chasse aux migrant.es.

A l’appel d’un collectif varié d’organisations, dont la GALE, il avait pour ambition de dénoncer les crimes policiers, leur caractère raciste ainsi que le silence judiciaire et médiatique autour de ceux-ci. Ce meeting était initialement prévu une semaine plus tôt.
C’était sans compter l’attitude de la mairie Parti Socialiste de Vaux-en-Velin, qui a finalement retiré l’accès à la salle en dernière minute. Ce coup porté à la mobilisation contre les violences policières ne sera pas oublié et doit être dénoncé.
Dans la nuit du 25 février au 26 février, un petit groupe non identifié de militants d’extrême-droite, a forcé l’entrée du lieu et cassé quelques vitres. Cela dans le but de faire pression sur les propriétaires pour forcer à l’annulation du meeting.
Fascinante alliance objective, de circonstance, entre une mairie PS et des militants d’extrême-droite.
Nous ne pouvons analyser cette méthode que comme un terrible aveu de faiblesse de la part de l’extrême-droite lyonnaise. Aveux de faiblesse par deux aspects:
D’une part cette méthode d’apprenti commando n’est qu’une manière de masquer l’impossibilité, pour les nervis, de s’opposer frontalement au meeting, de le perturber.
D’autre part la faiblesse idéologique d’un conglomérat d’organisations, qui, taisant leur pseudo-rébellion contre l’Etat, ce sont démasqués par leur absence totale de cohérence idéologique. Passant d’ « ACAB » [All Cops Are Bastards] clamés, pour séduire le milieu hooligan, à des déclarations d’amour à la police, les fascistes montrent le vide de leurs conceptions théoriques.
Ils se sont révélés également incapables de porter la moindre contradiction, et se sont donc ravalés à leur rôle de base : des auxiliaires de police et des gardes corps de l’Etat bourgeois.

Sous la pression, les gestionnaires de la maison des passages ont souhaité annuler le meeting dans leurs locaux et des camarades nous ont proposé leur salle.
Nous ne pouvons que trouver regrettable le recul quant à la tenue de ce meeting en place et lieu prévu. Ceci a été exploité par une extrême-droite toujours avide de publicité.
En revanche nous ne pouvons que saluer nos camarades de la Maison de la Mésopotamie pour l’accueil qu’ils ont offert au meeting, illustrant une solidarité exemplaire.

Différents thèmes ont été évoqué lors de ce meeting allant de la gestion coloniale des populations d’origine post-coloniale, l’islamophobie, la répression des mouvements sociaux, l’impérialisme à la lutte des quartiers populaires etc, etc…
Vous pourrez trouvez ici le programme du meeting: https://www.facebook.com/events/373815863002010/

Durant la matinée et jusqu’au départ en cortège pour la Maison de la Mésopotamie, la GALE, ainsi que des militant-e-s issu-e-s d’autres organisations, ont assuré la sécurité de la maison des passages. Malgré quelques provocations de la part de fascistes en mal de sensations, aucun incident ne fut à déplorer.

Malgré le fait que le Parti Nationaliste Français se soit empressé de communiquer sur le fait que le meeting soit déplacé, plusieurs choses sont à noter.
D’une part, ce déplacement n’était absolument pas révélateur d’une impossibilité imposée par le rapport de force des fascistes. Il était un choix de la part des propriétaires du lieu.
D’autre part, nos militants et militantes ont organisé un cordon de sécurité devant l’Eglise la plus intégriste de Lyon. A aucun moment, les fiers militants du P.N.F. n’ont été en mesure de pouvoir ne serait-ce que faire pression sur eux et elles. Il n’a pas été une difficulté particulière de faire cela, tandis que nous doutons de la capacité même de ces groupes de pouvoir agir, à drapeau déployé, dans le moindre quartier populaire de Lyon.
La guerre des images, assez puérile, menée sur les réseaux sociaux, est à l’image de l’idéologie de ces groupes : faite de mensonges, de déformations et de fantasmes. Leur rêve de quartier d’apartheid reste du domaine du rêve, non de la réalité.

La GALE ne leur laissera pas ce loisir. Le slogan « pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos » n’est pas une phrase creuse. Ils seront chassés de nos rues, de nos quartiers.
Nous promouvons un antifascisme indépendant des institutions, de la police, de l’Etat et des partis bourgeois. Ce n’est ni la préfecture, ni la police, ni les élections qui balaierons les fascistes et leurs idées, mais bien l’autodéfense populaire et l’organisation collective.
Militants, militantes de la GALE, nous voulons construire cette organisation.
Faisons vivre et renforçons la lutte antifasciste !

Appel à une coordination et une mobilisation antifasciste unitaire : rassemblement et réunion publique

 

Agressions, multiplications des locaux d’extrême droite, et en février, lancement de la campagne du FN à Lyon. Face à la déferlante réactionnaire, appel de plusieurs organisations à constituer un front uni contre l’extrême droite : réunion publique le 13 décembre à La Gryffe, et rassemblement place Raspail le 7 janvier.

Depuis plusieurs années, la présence de l’extrême droite à Lyon comme ailleurs s’est renforcée considérablement, n’échappant pas à la déferlante réactionnaire. Cette lame de fond trouve ses origines dans la crise économique, dans le climat guerrier qui règne actuellement sur la planète, ainsi que dans les politiques antisociales des gouvernements successifs.

Or ces organisations sont bien loin de sympathiques associations culturelles. Elles se revendiquent des idées fascistes, propagent un discours raciste, antisémite et islamophobe, LGBT+phobes et mysogine ; défendant une société sexiste et ségrégationniste.

Ces organisations fascistes, qui s’implantent toujours plus dans Lyon, se sont fait connaître à plusieurs reprises par leurs actions brutales et violentes. La dernière en date étant l’attaque menée la librairie anarchiste la Plume noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchiste, occasionnant plusieurs blessé.es légers et de lourds dégâts matériels.

Nous nous devons de riposter, nous nous devons d’être uni.es car cette situation est l’affaire de toutes et tous !

Nous ne pouvons pas compter sur l’action des pouvoirs publics ou de l’État, qui non content de les laisser ouvrir leur locaux, autorise et protège les rassemblement et manifestations de l’extrême droite.

Fortes de cette impunité, les organisations fascistes et racistes telles que le GUD, les Jeunesses Identitaires, les Jeunesses Nationalistes n’ont eu de cesse de tenter de s’implanter et de commettre des violences et des agressions envers les personnes racisées, les immigrées, les personnes de la communauté LGBT+ et les militants et militantes progressistes et antifascistes.

Le GUD a annoncé avec fierté l’ouverture de leur dernier bar « le Pavillon noir ». Il vient s’ajouter à la liste des 6 locaux fascistes lyonnais et autres boutiques et salon de tatouage où ils propagent leur discours haineux.

Le 4 février, le Front National souhaite lancer officiellement, depuis Lyon, sa campagne présidentielle. Cela, non plus, nous ne pouvons l’accepter ! Pas un pouce de notre ville ne doit appartenir aux fascistes !

Nous lançons cet appel à nous organiser en commun, de manière indépendante des institutions.

Nous appelons toutes les organisations et individu.es qui pensent que ces locaux et ces discours n’ont pas leur place à Lyon, à nous rejoindre pour constituer ce front uni contre l’extrême droite

L’antifascisme est l’affaire de toutes et tous !

Rassemblement le 7 janvier à partir de 15h place Raspail

Réunion publique le mardi 13 décembre à 19 h à la librairie La Gryffe, 5 rue Sebastien Gryffe, Lyon 7e, pour organiser la riposte au meeting de Marine Le Pen du 4 février 2016.

Premiers signataires : Alternative Libertaire ; Groupe Antifasciste de Lyon et Environs ; Jeunes Communistes de Lyon ; Unité Communiste – Lyon ; des individu.es…antifa-logo1-4-300x300

Ouverture d’un bar à fascistes à Lyon

Le Groupe Union Défense, ou GUD, organisation réactionnaire née en 1968, est bien loin d’une sympathique association culturelle. Elle se revendique des idées fascistes, d’une certaine nostalgie du régime de Vichy, mais également d’un discours discriminatoire, raciste, antisémite et islamophobe, LGBT+phobes ; défendant une société sexiste et ségrégationniste.
Or, ces individus, aujourd’hui, se paient le luxe d’ouvrir un bar au sein même de Lyon, nommé « Le Pavillon Noir. »

Cette organisation, qui tente de s’implanter dans Lyon, s’est faite connaître à plusieurs reprises par ses actions brutales et violentes, la dernière en date consistant à agresser un enseignant de Lyon III qui aurait eu l’audace de ne pas apprécier leur présence et leur propagande fasciste.

Or, ces individus, aujourd’hui, se paient le luxe d’ouvrir un bar au sein même de Lyon, nommé « Le Pavillon Noir. »

Ils veulent faire de ce lieu un endroit de propagande.

Ce bar doit, pour eux, devenir le nouveau cœur de la « reconquête » de Lyon.

Le climat actuel leur permet de se sentir pousser des ailes. Surfant sur les propos réactionnaires, racistes, islamophobes et sexistes qui fleurissent dans les discours des futures candidats et candidates aux élections présidentielles – qu’ils et elles fussent de gauche ou de droite, par ailleurs – ces apprentis-Mussolini se permettent toutes les provocations.

Depuis des années, sur Lyon, elle s’est tout permis, et sans jamais rencontrer de suites judiciaires, autre qu’une clémence et une bienveillance de la part de la police et de la justice.

Fortes de cette impunité, les organisations fascistes et racistes telles que le GUD, les Jeunesses Identitaires, les Jeunesses nationalistes n’ont eu de cesse de tenter de s’implanter et de commettre des violences et des agressions envers les personnes racisées, les immigrés, les personnes de la communauté LGBT+ et les militants et militantes progressistes et antifascistes.

A Lille, ces mêmes fascistes ont ouvert un bar qui a été vivement contesté, grâce à l’action réactive de l’Action Antifasciste Nord Pas De Calais. Ce bar « réservé aux blancs » est devenu l’enjeu d’un combat pour le respect des droits démocratiques.

A Lyon, nous ne voulons pas non plus de ce genre de repaire.

Nous ne voulons pas de la peste fasciste et de leurs discours racistes et haineux.
Chassons les vermines fascistes de Lyon.

Pas de Fascistes dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fascistes.antifa-lyon-ter

LA RESISTANCE EST EN MARCHE !

Cela fait quelques temps déjà que la mobilisation contre le projet de loi travail a commencé et la rage gronde dans les lycées, les facs, les entreprises mais aussi pour les chômeur.ses et les sans papiers.

Le mouvement prend de l’ampleur : manifestations massives, blocages de lycées et facs, interventions dans les centres commerciaux, tractages, actions de désobéissance civile, grève etc.. Seulement, partout la répression fasciste est la seule réponse donnée par le gouvernement. Arrestations violentes, intimidations, gazages, matraquages ne se comptent même plus. Tout cela est bien sur maintenu grâce aux chiens de garde que sont la police complice !

Nous ne pouvons pas oublier non plus les dérives sécuritaires, islamophobes, racistes et antisociales que nous impose cet Etat. Que ce soit l’état d’urgence qui chaque jour justifie l’arrestation, l’assignation à résidence, la mise sur écoute, la perquisition de logement de plusieurs personnes. Ou encore de la « justice française » qui condamne des salarié.e.s, des militant.e.s qui défendent leurs droits. Mais aussi des propos islamophobes et négrophobes de la ministre de la famille, des propositions de lois ouvertement racistes.

L’extrême droite profite de ce terreau et sa parole se libère de manière fulgurante. Les attaques fascistes font nombres mais la riposte est imminente !

Plus que jamais, la résistance est nécessaire pour éradiquer toutes les menaces, qu’elles viennent du gouvernement ou des groupuscules/partis d’extrême droite !

En ce jour du 1er Mai et pour la suite,

l’Antifascisme doit redevenir populaire !