Remerciements de la part de notre camarade Tête 2 Pioche, prisonnier du mouvement anti g20 et libéré après trois mois d’incarcération

Interpelé lors de la manifestation contre le g20″ Welcome to hell » puis placé en détention pendant 3 mois à la prison JVA Bilwerder de Hambourg, cela fait un mois que j’ai retrouvé la liberté.
Il est grand temps de remercier toutes les personnes et organisations ayant participé de près ou de loin a améliorer la vie en détention et œuvré pour ma libération.

 

Merci à mes amis présent lors de l’interpellation et à toutes les personnes venues demander nom prénom et dates de naissance pour transmettre a la légal team
Merci a la légal team hambourgeoise
Merci a rote hilfe qui nous a fait parvenir à tous les prisonniers du g20 des lettres de soutien venant de toute l’Europe

Merci au collectif « United we stand » pour l’organisation chaque premier dimanche du mois (sans faute) de manifs de soutien devant la prison avec musique et prises de parole en plusieurs langues pour que tous toutes les inculpésé-e-s) puissent comprendre.

Merci au PGR crew d’avoir pris soin de mon clébard pendant 3 moi et d’avoir soutenu ma mère et ma copine.
Énorme merci a ma famille et mes amis pour les mandats et pour les lettres reçues en détention. Recevoir des nouvelles de l’extérieur (et des blagues à la con) aide beaucoup a supporter l’enfermement.

Un grand merci au Groupe Antifasciste Lyon et Environs pour le soutien moral et financier offert a moi et ma famille.
Merci au groupe Moscow Death Brigade pour le concert de soutien et au rafiot de l’avoir accueilli.
Merci aux codétenus de JVA bilwerder (du G20 ou non) pour leur solidarité et leur humour entre les murs.
Merci à la famille, aux amis et militants de Hambourg pour leur présence au procès.
Merci à l’essaim de Julie, au piraillons/annonéens; aux groupes et intervenants de la soirée de soutien ardéchoise.
Merci a toutes les personnes ayant aidé les détenu-e-s du G20, a tous ceux que j’ai pu oublier et a tous ceux qui continue de lutter.

Et bien sur un merci tout spécial a l’officier Kupey et à ses 10 copains robocops sans qui rien de tous cela n’aurai été possible

Merci a toutes et à tous

Tête 2 pioche.

Qu’est-ce que c’est que d’être antifasciste dans une prison fédérale aux Etats-Unis

Eric G. King est un militant anarchiste, vegan, antifasciste qui a pris dix ans de prison après avoir été accusé d’avoir lancé deux cocktails molotov dans un bureau gouvernemental à Kansas City.Retour ligne automatique
Arrêté en 2014 il est libérable en 2023.

Dans ce site : https://supportericking.org/Retour ligne automatique
Eric nous livre un témoignage de ce que c’est d’être antifasciste dans une prison américaine dans un système de séparation raciale et où est exercé une grande violence sur les prisonniers.Retour ligne automatique
En outre, il est régulièrement la cible des gardiens qui le harcèlent pour ses idées politiques. Il subit régulièrement des enfermements au mitards et multiples vexations.Retour ligne automatique
Voici la lettre qu’il a écrit traduite par nos soins.Retour ligne automatique

A quoi ressemble l’antifascisme dans une prison fédérale en 2017 ? Ce n’est peut-être pas ce que vous pensez.

Ne pensez surtout pas que vous allez balancer des coups de poings à tous les racistes, les porteurs de croix-gammée que vous croiserez, ce n’est pas la réalité.Retour ligne automatique
Cette façon de penser ne vous mènera nulle part. Le racisme au niveau fédéral est très prégnant et appliqué de manière très archaïque. A la prison de Leavenworth je me suis imaginé foncer et attaquer tous les bigots. Dans cette prison c’était quelque part envisageable, même a Englewood (prison de basse sécurité) c’était un peu une réalité, vous pouviez les tromper.Retour ligne automatique
La réalité est que plus vous allez haut dans le mode de sécurité de la détention et plus vous allez à l’ouest dans le « game » plus ce sera difficile d’exprimer vos idées antifascistes sans en payer le prix.

Tout est racialement divisé ici. Où tu manges, où tu t’entraines, où tu t’assieds, qui te coupe les cheveux, avec qui tu vis, avec qui tu joues. Retour ligne automatique
Ça a été très difficile pour moi au début car c’était un peu comme me trahir moi-même. Il n’y a pas moyen d’y résister, c’est TRES sérieux.Retour ligne automatique
Personne ne va faire une exception et perturber l’ordre de la prison pour l’antiraciste. Avoir une bonne pensée politique ne fait pas de vous quelqu’un d’exceptionnel ni de supérieur aux autres prisonniers. Être antifasciste ne fait pas de vous un enseignant, un prédicateur, un sauveur, ce système horrible ne fera pas de place à nos différentes croyances. Vous entendrez toute la journée des gens dénigrer chaque race, genre, ethnie, sexualité et nationalité, tout ce qui n’est pas blanc-américain-hétérosexuel.

J’ai dû apprendre très vite à mordre ma langue. Interpeller les gens ne vous mènera nulle part et finirez blessé. Si vos croyances et vos opinions sont connues, cela fournit plus d’armes aux autres qui voudraient les utiliser contre vous, et certains les utiliseront sans aucune hésitation ni doute. J’ai été interpellé pour ça de NOMBREUSES fois. J’ai le mot ANTIFA tatoué sur le visage. J’ai dû apprendre à ne JAMAIS prendre la perche qu’on vous tend, de garder vos idées pour vous-même et ceux qui vous sont proches. EN fin de compte copiner fait moins que de prendre des mesures conscientes. J’ai eu beaucoup de chance car des anciens ont vite aimé ma tête.

Il y a une tout petite frontière entre être toléré et être tabassé. Crier « tuez le blanco », éteindre la télé quand trump parle, vous exprimer, ces petites et grandes choses vont vous faire attirer les épaves, ce qui veut dire que ces bigots vont vous frapper dans la cour. Les autres Blancs non racistes ne vont PAS risquer de vous aider, les autres personnes racisées ne voudront pas déclencher une guerre qui fera des centaines de blessés pour une SEULE personne. Ensuite les personnes qui sont blessés sont celles que vous essayer de soutenir. Retour ligne automatique
Il y a eu des moments où mes idées m’ont causé beaucoup de problèmes ; très nombreuses confrontations et disciplines. Nous devons apprendre à marcher sur cette ligne d’être fidèle à vous-même sans vous mettre vous-même ou d’autres dans une situation où vous êtes transféré, mis à l’hôpital, mis dans l’unité de logement sécurisé, ou USD. Nous ne mettrons jamais fin au fascisme et à l’intérieur des murs et du système de la prison sans danser sur les cendres des prisons. Vous devez rester en vie et en sécurité, il est crucial de retourner à vos proches et à votre communauté.

Avec tout cela, il y a toujours des façons d’être vous-même, quand bien même si c’est de manière plus discrète que vous l’entendez. Parfois, ne pas rire de conneries racistes ou accepter un commentaire horrible peut en dire plus que n’importe quel argument ou poing. Au fil du temps, j’ai trouvé ma propre façon de lutter contre le système PSYOP raciste orchestré par la prison elle-même. J’ai trouvé qu’il est important d’être constamment conscient et de considérer les conséquences pour les autres de chacune de mes actions.Retour ligne automatique
EN prison un rien peut déclencher une guerre des races. Alors vos actions blessent les gens que vous essayez de soutenir. Être anti-fasciste pour moi ressemble souvent à me retirer respectueusement de toute conversation politique. Socialiser et prendre des cours enseignés par des gens d’autres races et permettre que ce soit un moment pour se connecter et s’engager dans le dialogue.

Pour moi rester debout peut se concrétiser en enseignant le yoga à tout le monde. Parfois, offrir une veste ou un chandail ou donner de l’argent pour quelqu’un qui est ouvertement gay et qui est harcelé est une position qui affecte la dynamique de l’ensemble de l’unité. Parfois, cela signifie avoir la capacité de donner des fournitures de base à des Blancs non racistes pour qu’ils n’aient pas à les prendre aux suprématistes blancs. Parfois, c’est jouer à des jeux avec d’autres races. Ou mettre mon ego et la politique à l’écart et laisser les gens des autres races se défouler autour de moi sans essayer d’expliquer leur colère ou leurs émotions. Être politisé et antifa ne me donne pas le droit d’être leur professeur. Je m’assois avec les musulmans dans la bibliothèque et j’y ai des conversations politiques (beaucoup de blancs n’aiment pas ça). Mon partenaire dirige des rencontres avec des gens de différentes races. Je reconnais que beaucoup de ces choses ne peuvent même pas être autorisées à d’autres endroits, ou peuvent vite être un gros problème, mais ici, elles me permettent de prendre position contre la politique de la race blanche.Retour ligne automatique
Je lis toujours des livres radicaux et des zines, mais je le fais dans ma chambre, où je fais MON temps, loin des gens qui sont accros aux embrouilles.

Si vous vous exprimez verbalement, préparez-vous à vous à vous battre parce que vous serez mis au défi et si vous aurez de la chance si c’est à un contre un. Les petites choses qui arrivent instinctivement peuvent vous mettre dans la panade, il est donc intelligent de toujours être alerte. J’ai été dans des embrouilles pour avoir ri au naufrage de bateaux de la marine, pour avoir regardé du foot avec des mexicains, pour avoir laissé un chat gay black dans mon cours de yoga.

Les problèmes auxquels la société est confrontée sont amplifiés en prison. Le racisme, l’homophobie, la violence sont tous très acceptés et normalisés. Être antifasciste en prison, c’est se mettre dans une position perturbatrice. Cela peut signifier des moments solitaires, des amitiés limitées, être isolé et se voir manquer de respect. La façon dont vous le portez dépend de chaque personne et de chaque situation. Se préserver est la priorité numéro un. Faire votre temps et restez fidèle à vous-même.

Eric aimerait avoir de vos nouvelles ! Écrivez-le à :

Eric King 27090045Retour ligne automatique
FCI FLORENCERetour ligne automatique
INSTITUTION CORRECTIONNELLE FÉDÉRALERetour ligne automatique
PO BOX 6000Retour ligne automatique
FLORENCE, CO 81226

 

 

Les fascistes n’ont pas pris la rue : retour sur la journée de mobilisation antifasciste du 7 Octobre

En cette belle journée du 7 octobre 2017 les fascistes de Lyon et leur nouveau mouvement baptisé « Bastion Social » rêvaient d’une manifestation à grande échelle avec même l’invitation de plusieurs groupes fascistes d’Italie.

En parallèle la préfecture et le nouveau maire de Lyon rêvaient d’une ville paisible ou le capitalisme y est roi et où les policiers ont tous les pouvoirs. La préfecture use de toutes les facettes possible de l’état d’urgence comme une expérimentation de la nouvelle loi sur la sécurité entrain d’être votée et imaginée par notre ancien guignol et nouveau ministre de l’intérieur Collomb. Oui, la préfecture à d’ors et déjà donné des interdictions de manifester à nos militants sans aucune décision de justice. Des policiers sont venus chercher notre camarade sur son lieu de travail ! : https://rebellyon.info/Convocation-de-police-sur-le-lieu-de-18242

Tout ce joli monde n’est pas très loin d’avoir à peu de chose près les même idées : régression sociale, rêve d’une absence d’opposition politique, fermeture des frontières, criminalisation du mouvement social, violence, lois liberticides.. C’était oublier la détermination des militants et militantes antifascistes Lyonnais-e-s. Retour ligne automatique
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On ne touche pas à l’image de la ville

Après l’attaque du magasin de l’horloger de Lyon par les fachos de st Jean : http://www.rue89lyon.fr/2017/09/22/impacts-dans-la-vitrine-de-lhorloger-de-saint-paul-la-ville-de-lyon-accuse-lextreme-droite/, nous avons eu l’impression que les politiques de la ville découvraient le fascisme dans les rues lyonnaises. Même Collomb s’est senti obligé d’appeler en personne l’horloger agressé pour lui dire son indignation face à cet acte misérable qui touche le patrimoine de sa ville adorée. Mais pas un mots sur l’agression d’un prof de Lyon 3 par le GUD ( http://www.rue89lyon.fr/2017/06/02/deux-militants-du-gud-condamnes-pour-avoir-agresse-un-prof-proximite-lyon-3/ ), pas un mot sur l’agression d’un couple dans un bar du Vieux Lyon au mois d’Août, pas un mot sur l’attaque d’une librairie libertaire à la croix rousse (http://lahorde.samizdat.net/2016/11/21/lyon-le-rassemblement-des-cathos-integristes-a-la-croix-rousse-cachait-une-attaque-violente-contre-une-librairie/) pas un mot sur ce groupe de jeunes qui s’est fait agresser à proximité du bar du GUD le pavillon noir en rentrant d’un entraînement de foot et encore pas un mot sur le tabassage d’habitants de la Guillotière Place Mazagran le soir du 1er tour des élections présidentielles (http://www.rue89lyon.fr/2017/04/25/soiree-electorale-lyon-militants-de-gauche-attaques-gud/). Non Collomb ne réagit pas quand les personnes agressées sont trop à gauche pour lui ou bien pas de la même classe sociale. Ne parlons même pas de Jean Yves Sécheresse, l’adjoint à la sécurité de la ville de Lyon spécialiste de l’arrestation et de la criminalisation de plusieurs camarades antifa qui se donne un air outré face aux groupuscule fascistes. Il est clair que tout ce beau monde se fait passer depuis quelques semaines dans la presse local comme les Jean Moulin de 2017. Ils en oublient que leur idées de répression et leurs immobilisme sur les fascistes à Lyon depuis plusieurs années aurait sûrement fait vomir Lucie Aubrac et rassuré Klauss Barbie.

Nous le répétons, nous avions décidé de ne pas traiter avec la préfecture et sa police et il en sera toujours ainsi

Que peut-on attendre de ces politiques qui enferment nos camarades en prison, qui envoient les CRS frapper des syndicalistes dans les manifestations, qui font la chasse aux sans papiers, qui défendent une police raciste et violente, qui tolèrent l’implantation des fascistes dans le Vieux Lyon. Pour rappel ceux qui avaient la même vision politique que ces braves gens dans les années 40 sur Lyon ont laissé les clefs de la ville au gouvernement de Vichy.

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Les autorités lyonnaises arbitre du match extrême-gauche, extrême-droite ?

Alors ce samedi 7 Octobre environs 150 antifascistes ont bravé l’interdiction de manifester afin d’alerter la population sur ce que la ville de Lyon veut absolument cacher depuis toujours. Mais nous subissons de plus en plus de répression et les nasses policières sont systématiques ainsi que le fichage des militant-e-s politiques. Nous nous remémorons comment a été utilisé le fichage dans des temps plus anciens !

Ce jour n’a pas fait exception à la règle. Retour ligne automatique
Nous étions rassemblé-e-s place Bellecour au début de la rue Victor Hugo, nous avons déployé une banderoles où était inscrit « y’a déjà Macron et Collomb pas besoin de nazillons » et diffusé des tracts.Retour ligne automatique
Notre présence sur l’espace public a bien été accueilli par la population qui s’arrêtait et discutait avec nous. Ce n’était pas du goût de nos apprentis résistants de la préfecture qui préférèrent envoyer sa milice de la BAC, des CRS et des gendarmes mobiles afin de nasser (dispositif policer qui consiste à entourer des manifestants pendant des heures) ceux et celles qui tractaient pacifiquement. Cette nasse a été déplacée dans un coin tranquille afin de pouvoir exercer leur répression loin des regards des passants.

Une cinquantaine de militant-e-s resté-e-s à l’extérieur de la nasse exigèrent la libération de nos camarades et bloquèrent la route. L’ambiance était malgré tout super positive et dynamique à coup de champs « siamo tutti antifascisti » « état d’urgence, état policier, on ne nous enlevera pas le droit de manifester ». D’un coup une première charge de CRS fait reculer les soutiens sur la place Bellecour et quelques minutes après des grenades lacrymogènes sont tirées, les enfants qui jouaient dans le parc à proximité on pu apprécier leur premier gazage policier, formation militante précoce en direct des bacs à sable.

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Lamentable échec des fascistes

Pendant ce temps l’action française essaye plusieurs fois de partir de leur local dans le quartier de Perrache et rejoindre la place Carnot mais après échec sur échec il se résignent à rester dans leur trou à rats du quartier d’Ainay. Retour ligne automatique
Le GUD et le Bastion social tape des selfies devant leur bar à st Just, eux aussi restent dans leurs trou à rats. Nous apprenons aussi que des italiens de Casapound apparemment trop cons pour savoir lire un plan de la ville se font choper place des Terreaux par les flics (surement porteurs d’armes). Le PNF et quelques ultras footix de Lyon s’amusent à se faire des frayeurs dans le quartier populaire de la Guillotière avant de se faire gicler du quartier par des antifascistes et des habitant-e-s de la Guillotière.

Pour finir, c’est une ultime charge des baltringues de la BAC ( la bande à Castor ) qui tentent d’interpeller plusieurs militant-e-s en attaquant dans le dos et par surprise les soutiens aux camarades nassé-e-s.Retour ligne automatique
BAC et gudards : mêmes méthodes de lâche.

Une mobilisation réussie

Nous avons montré une fois de plus que nous étions de plus en plus nombreux et nombreuses et toujours plus solidaires entre nous : groupes autonomes, antifascistes et révolutionnaires sur Lyon.Retour ligne automatique
La tentative d’interdiction et le coup de pression sur certains de nos militant-e-s par la préfecture ne nous a pas arrêté, bien au contraire, et surtout nous avons empêché que les fascistes paradent comme il le souhaitaient dans la ville de Lyon.

Mais le combat continue, plusieurs camarades ont été interpellé-e-s, il faudra les soutenir, et le combat contre l’implantation des fascistes sur Lyon n’est pas encore gagné, d’autres actions sont à prévoir, d’autres initiatives à créer.

Nous ne lâcherons pas l’affaire, le combat face aux fascistes va s’intensifier. Mais il faut aussi continuer notre combat contre les violences policières, le fichage systématique, l’instauration d’un ’état d’urgence permanent : la nouvelle loi sur la sécurité. Les dérives de l’État sécuritaire deviennent de plus en plus grave, il est temps de réagir.

Merci à toutes celles et ceux qui étaient présent-e-s aujourd’hui.

La Lutte Antifasciste continue,

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs.

Convocation de police sur le lieu de travail d’un camarade et interdiction de manifester

La mise en place permanente de l’État d’urgence et de ses abus fait déjà des ravages.
Si nous ne nous faisions aucune illusion sur la neutralité de la justice et de ceux qu’elle protège ; il est désormais officiel que la police et les autorités n’ont même plus besoin d’elle pour agir.

Ce matin des policiers sont venus sur le lieu de travail d’un de nos camarades sommer sa hiérarchie de l’envoyer au commissariat sans délais.

Sur place, notre camarade s’est vu interdire sa présence lors de notre contre-rassemblement organisé ce samedi 7 Octobre sans aucune décision de justice.

Les autorités et les services de police peuvent désormais venir vous chercher sur votre lieu de travail avec toutes les conséquences que cela comporte en terme d’image, de sanction, de présomption, librement sans aucune autorisation particulière.

La police peut vous interdire de joindre un rassemblement contre des militants néo-nazis.
Être militant-e-s de gauche, engagé-e-s contre l’extrême-droite, constitue un prétexte au harcèlement policier.

La liberté se meure en silence, l’arbitraire devient total et nous, militant-e-s engagé-e-s sommes à la merci de l’État et des autorités locales.
Ces dispositions de l’État d’urgence sont appliquées avec zèle par le pouvoir en place, nous n’imaginons même pas ce qu’il en sera avec un parti comme le FN au pouvoir.


Notre liberté se meurt dans un silence assourdissant.

Il faut être sacrément ignorant du passé et égoïste pour ne pas se sentir touché par la manière dont se comporte le pouvoir et dont nos libertés s’amenuisent.

Ce qui se passe pour notre camarade est gravissime. Il est victime d’un harcèlement totale de la part des autorités, de la police et nous craignons pour la suite des événements.

Nous ne cesserons jamais de lutter, de militer pour un monde meilleur, même face aux pires intimidations.
Nous ne plierons jamais, face à personne.
Que les services de police l’entendent, notre haine de l’injustice est viscérale, notre engagement révolutionnaire est total, vous ne nous arrêterez jamais.

Nous vous invitons ce samedi à 14h00 place Bellecour, à l’entrée de la rue Victor Hugo pour réaffirmer que non, des néo-nazis ne doivent pas prendre la rue !

Non à l’occupation de l’espace public par des militants néo-nazis: Appel à contre rassemblement!

Le 7 Octobre est le jour qu’ont choisi les militants du GUD (Groupe Union Défense) pour parader sur la place Carnot dans Lyon.
Nous appelons à un contre rassemblement à l’entrée de la rue Victor-Hugo sur la place Bellecour afin de contrer cette initiative honteuse.
Car non, ce n’est pas banal que des militants se réclamant ouvertement du fascisme souhaitent afficher ouvertement leurs idées puantes.

En effet, le GUD est directement responsable de plusieurs dizaines d’agressions en bande armée sur Lyon. Ils attaquent généralement en surnombre et par surprise tous ceux et celles qu’ils estiment mériter de se faire tabasser : noirs, arabes, asiatiques, couples métisses, syndicalistes, personnes considérées comme gauchistes etc…

Nous ne pouvons tolérer que cette bande puisse occuper l’espace public sans réponse de notre part. Comme nous l’avons toujours fait nous continuerons à nous opposer à l’extrême-droite peu importe la forme d’expression qu’elle prenne. L’aisance avec laquelle le GUD s’affiche n’est que la conséquence directe de la prolifération des politiques racistes, des discours discriminants qui s’affichent jusqu’au plus haut niveau de l’Etat : propos sur l’arrivée des réfugié-e-s de guerre, chasse aux Rroms, lois islamophobes, (non) affaire du burkini, impérialisme français, colonialisme etc, etc…

Nous vous donnons donc rendez-vous le samedi 7 Octobre au début de la rue Victor-Hugo Place Bellecour à 14h00

Il n’est pas normal que des néo-nazis prennent la rue !
Nous serons toujours présents pour leur barrer la route !

Concert de soutien aux prisonnier-e-s du G20 avec Moscow Death Brigade le 20 septembre

Concert de soutien, prix libre, le Mercredi 20 Septembre dans un Squat aux bas-fonds de Gerland avec les groupe Moscow Death Brigade et Dodge This. Les bénéfices seront reversés pour nos camarades emprisonné-e-s à Hamburg.

Le jeudi 6 juillet à Hambourg, lors de la mobilisation contre le sommet du G20, un camarade proche de notre Groupe Antifasciste Lyon et Environs a été interpellé par les groupes anti-émeutes Allemands sans raisons apparentes.

Après plus de 48 heures de garde à vue abusives, car illégales, il a été incarcéré en attente de son passage devant le juge qui sera normalement fin Aout.

Depuis le 6 juillet il dors en prison à Hamburg.

Pour celles et ceux qui ont vécus le contre sommet à Hambourg, la violence policière fut extrême. Face aux critiques de la presse et des citoyens allemands sur la mauvaise gestion du contre sommet de la part des forces de police, ainsi que les nombreuses violences commises envers des journalistes, des médics et même des avocats par ces mêmes forces répressives, l’état Allemand compte bien continuer sa violence dans la répression de tout.es celles et ceux arrêté.es au cours de celui-ci en promettant déjà dans les médias des peines de prisons exemplaires afin de justifier son échec.

En France, en Italie, en Allemagne ou ailleurs une chose est claire, il y a une volonté de faire taire et de faire peur aux militant.es d’extrême gauche.

De plus en plus nos états n’hésitent pas à être hors la lois afin d’être sûr de briser moralement et physiquement tout.es celles et ceux qui luttent pour un monde plus égalitaire.

Nous en appelons donc à la solidarité afin de ne pas laisser nos ami.es seul.es face à cette machine à détruire qu’est la prison.

C’est pour cela que nous lançons l’ouverture d’un pot commun dans le but de couvrir les nombreux frais pouvant être engagés, les frais d’avocats sont exorbitant, les amendes risquent d’être disproportionnées et en attendant son jugement nous essayons de soutenir notre camarade afin qu’il puisse cantiner .

Notre camarade n’étant bien sûr pas le seul à se trouver en détention suite au G20
à Hambourg, d’autres militant.es ont aussi besoin de notre aide.

Pour cela nous organisons un concert de soutien à prix libre le mercredi 20 septembre avec le groupe de Rap Hardcore Antifa Russe « Moscow Death Brigade » et la première partie assurée par le groupe de Voyou Hardcore Lyonnais « Dodge This ».

Clip Moscow Death Brigade : https://www.youtube.com/watch?v=d4eqettF5qI

Clip Dodge This : https://www.youtube.com/watch?v=KG2y8F6r-bI

La totalité des bénéfices de la soirée sera pour soutenir nos camarades en prison alors n’hésitez sur le prix libre si vous voulez nous aider pour le bon déroulement de cette soirée et pour rendre moins difficile la détention de nos camarades.

Leur répression ne nous fera pas plier, notre solidarité est une arme.

La GALE ( groupe antifasciste Lyon et environs )

Appel à une manifestation antifasciste et anticapitaliste internationale à Lyon, le 17 décembre 2017.

Partout dans le monde, les fascistes gagnent du terrain. Partout dans le monde, les militants fascistes et leurs organisations multiplient les actions, les démonstrations de force et les crimes.

A Charlottesville, le suprématisme blanc, premier vecteur d’attentats aux USA, a tué de nouveau.

En Méditerranée, le sinistre C-STAR mène (menait ?) la chasse aux navires portant assistance à ceux et celles qui cherchent à fuir la misère et la guerre.
A Waza, au Cameroun, à Barcelone, l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh poursuit sa campagne de terrorisme.

Au Kurdistan et dans l’Etat turc, le régime fasciste d’Erdogan poursuit sa traque aux opposants, emprisonnant celles et ceux qui luttent pour la liberté.
Nulle région du globe n’est épargnée.

Elles tirent profit de l’aggravation de la misère sociale grandissante, des tensions internationales comme de répugnants charognards.

Partout, elles avancent masquées, se clamant défenseuses du peuple, des opprimés, des exploités. Partout, déversent leurs torrents de discours répugnants, xénophobes, réactionnaires, obscurantistes et racistes. Elles gagnent en influence, deviennent des forces politiques puissantes et incontournables.

Partout elles incitent à la division entre les opprimés, les exploités, pour les dresser les uns contre les autres, en fonction de leurs origines, de leurs religions, de leurs genres, de leurs sexualités.

Les fascistes ne sont nullement les amis des exploités. Ils sont les servants des exploiteurs. Leurs commanditaires les utilisent pour semer le chaos réactionnaire, pour instiller la haine. Leur espoir est d’accéder au pouvoir pour établir un Ordre au service des exploiteurs, des profiteurs.

Suprématistes blancs, Identitaires, Néo-nazis, Fascistes, obscurantistes, tous marchent main dans la main pour écraser les exploités et les opprimés. Ils ne sont aucunement des libérateurs, mais sont les ennemis du peuple, des peuples, des travailleurs et travailleuses.
Ils marchent dans nos rues, se croyant les maîtres.

Mais ils se trompent, et nous le leur montrerons !

Nous appelons à cette manifestation car partout la menace se concrétise. Nous devons être nombreux et nombreuses à y répondre !

Nous voulons faire face, lutter pied à pied et chasser les fasciste de Lyon et d’ailleurs.

Nous voulons dénoncer le fait qu’ils sont des laquais des exploiteurs.

La Gale s’inscrit dans un antifascisme populaire et indépendant de l’Etat, des institutions, des partis électoralistes. Nous ne pouvons accorder le moindre crédit aux marchés de dupes proposés par celles et ceux qui n’ont d’autre désir que de prendre la place de nos bourreaux ou de faire rentrer sagement dans le rang ceux et celles qui luttent.

Nous ne pouvons séparer la lutte contre le fascisme de la lutte contre l’exploitation et le capitalisme. Notre tâche est de combattre l’un et l’autre.

Nombreux, nombreuses, unis et solidaire : tous contre le fascisme et le capitalisme le 17 décembre 2017 à Lyon, pour s’organiser, se rencontrer, pour lutter, départ de la manifestation 13h00, Le lieu de départ sera confirmé dès que possible.

Plus d’info sur notre blog gale.noblogs.org ou sur le Facebook du « groupe antifasciste lyon et environs » ou sur https://www.facebook.com/search/top/?q=manifestation%20internationale%20antifasciste%20et%20anticapitaliste

Tout les groupes, collectifs ou associations voulant être signataires de l’appel sont les bienvenus. Nous contacter sur gale@riseup.net

Les militants et militantes de La GALE.

Bilan pessimiste, espoirs optimistes de la lutte antifasciste sur Lyon.

Ces derniers mois sur Lyon il ne faut pas se le cacher, les fascistes ont pris confiance plus que avant, plus que dans d’autres villes de France, nous le constatons clairement avec quelques exemples :

En septembre 2016 au début de la rentrée scolaire,ce sont des membres du GUD qui agressaient un professeur de mathématique qui était entrain d’enlever des affiches d’extrême droite devant l’université Lyon 3.

Avant les élections plusieurs dizaines de fascistes s’étaient réunis place Colbert à la Croix-Rousse, lieu populaire et fréquenté par beaucoup de militant-e-s de gauches et antifascistes, suivie de l’attaque de la librairie libertaire la Plume Noir le même jour.

L’ouverture en début d’année de plusieurs lieux comme le Pavillon Noir ( bar du GUD, 43 rue des Farges Lyon ), le salon de tatouage « le Point d ‘Encrage » rue Lainerie Lyon 5, ouvert par Logan Djian ( GUD ) avec comme guest tatoueur Daniele Castellani dit « pasquino » membre de Casapound Rome d’Italie, la salle de boxe des identitaires  » l’Agogé  » dans la cave de leur local « La Traboule » Montée du Change Lyon 5, environ 180 m2 de local identitaire en plein Vieux Lyon, et le magasin de vêtements, rue Juiverie Lyon 5 « Made in England » ouvert par Steven Bissuel et Logan Djian.
Nous avons aussi le PNF qui squat souvent Rue Saint Georges Lyon 5 avec toujours l’adresse de leur leader Yvan Bennetti ( oeuvre française ) dans cette même rue.
Et nous avons aussi l’action Française qui à son local, 11 rue Adélaide Perrin Lyon 2.

Début 2017 une conférence devait avoir lieu à la Maison des Passages dans le Vieux-Lyon, mais encore là les fascistes, notamment ceux du PNF on mit la pression à la salle et aux organisateurs et organisatrices en cassant les vitres de la Maison des Passages le soir précédent la conférence puis en venant menacer le service d’ordre antifasciste le jour même, obligeant les organisateurs et organisatrices à délocaliser la conférence.
A noter la présence de Yvan benedetti venant provoquer le service d’ordre en passant devant eux plusieurs fois, rassuré qu’il ne puissent rien lui arrivé étant donné que les militaires de l’opération sentinelle patrouillaient à coté.

Pendant l’entre deux tour des élections plusieurs fascistes ont organisé des petites milices sur les abords des manifestations à la croix rousse le soir du deuxième tour et une grosse attaque du GUD le soir du premier tour place Mazagran au coeur du quartier populaire de la Guillotière avec là encore des blessés.

Ensuite est venue le gros coup de communication du GUD avec l’ouverture du bastion social en plein coeur de la presqu’il de Lyon, ainsi qu’un concert avec le groupe identitaire « in memoriam » en soutien à leurs actions.

A noter que plusieurs agressions ont eu lieu dans le Vieux Lyon et dans le quartier de Perrache où se trouve le local de l’Action Française.

En parallèle les identitaires de retour sur le devant de la communication fasciste 2.0 au niveau européen avec leur bateau « le C-STAR » et leur campagne anti migrants, après leur naufrage médiatique, c’est encore à Lyon qu’ils choisissent de faire leur conférence de presse le Samedi 19 Aout 2017 dans leur Local, La Traboule.

Plus loin à l’étranger c’est l’attaque à Charlottesville USA qui nous rappelle que le fascisme tue encore avec la mort de Heather Heyer.

Voilà un bilan plutôt pessimiste de la situation, quand nous entendons de la part de militant-e-s Lyonnais-e-s que la situation à Lyon n’est pas pire que ailleurs et qu’il y a pas autant de fascistes que ça ou que nous leur donnons trop d’importance.

Pourtant ce bilan démontre le contraire, le résultat des élections présidentielles en France ou aux USA le prouvent aussi.

Le soir des élections présidentielles en France tout le monde étaient soit disant antifascistes et les gens ont eu l’impression de faire un énorme geste militant en votant Macron, en votant capitaliste pour faire barrage à l’extrême droite.
Les jours qui ont suivie l’attaque de Charlottesville, nous avons pu voir des centaines de messages de soutien mais là aussi, un like ou un partage sur les réseau sociaux ne font pas de nous des résistants au fascisme qui ne fait que grandir.
Les idées contre le fascisme se combattent au quotidien et la rue est en ce moment le terrain de jeu des fascistes.

Combien étions nous à faire face à l’installation du bastion social ?
Très peu et la répression face à nous a été plus que disproportionnée.
A Lyon comme ailleurs la solidarité entre les groupes militant-e-s s’affaiblit, pour la plus part du temps des querelles de personnes, des batailles d’égo, logique partisanes ou avant-gardisme.
Mais aussi parce que certains et certaines ont peur des fascistes, de la répression ce qui est compréhensible, mais essayent par tout les moyens de décourager les uns et les autres à lutter pour moins se sentir seul-e-s dans leur impuissance.

Des tentatives de rassembler et d’inviter des associations, syndicats, orgas en début d’année 2017 ont échoué, beaucoup ne sont pas prêt-e-s à vraiment vouloir changer les choses, à affronter le fascisme et le capitalisme en face, ce genre d’organisation désertent la lutte antifasciste.

Chacun de nous, chaque personnes de syndicats ou d’organisations politiques portent une responsabilité face à l’avancée du fascisme, et comme dans le passé, les gens devront rendre des comptes face à l’histoire.

Malgré tout ça l’été va finir, les fascistes n’ont pas pris de vacances et la rentrée s’annonce chargée et difficile déjà.

Alors si vous vous sentez un minimum concerné-e-s par tout ça, venez lorsque des rassemblements ou manifestations sont proposés, quand des conférences publics sont ouvertes par les uns et les autres pour donner votre avis en publique au lieu de vous cacher derrières vos écrans. Donnez même seulement un euro symbolique quand des caisses de soutien sont lancées pour nos camarades en prison ou en attente de procès.
Au lieu de critiquer, proposez.
Les radicaux soutenez les pacifistes, les pacifistes soutenez les radicaux.
Faisons des choses ensemble et évitons de nous mettre des bâtons dans les roues en organisant des manifestations, rassemblements ou concerts similaires en même temps et pour la même chose pour éviter de diviser les forces.

Arrêtons de collaborer avec la préfecture, avec les RG, avec certains media pourris.
Prenons la têtes des manifestations, arrêtons de reculer face aux fascistes Lyonnais.
Arrêtons d’avoir peur d’organiser des choses ou de se promener dans certains quartiers de Lyon car soit disant appartenant aux fascistes.
Arrêtons de dire « je viens pas à ce rassemblement car il y aura personnes » ou « c’est trop risqué au niveau de la police ou des fascistes ».
Non, ce qui est dangereux se sont les individus ou orgas qui font ce genre de réflexion, c’est vous qui êtes dangereux pour les quelques personnes qui auront le courage de se bouger et ne pas attendre que ça passe.

Ne nous trompons pas, parfois le danger n’est pas que en face de nous mais il peut être aussi dans nos propres rangs, mais l’optimisme et la solidarité quand nous arrivons à le faire et à l’avoir est une force énorme, c’est justement notre force et c’est à ces moments là que nous sommes arrivé-e-s à avoir des victoires.

Voilà la rentrée arrive avec ces nombreuses initiatives à soutenir et à participer pour faire face aux fascistes et au capitalisme, alors prenez vos agendas :

Le 12 septembre, manifestation face aux attaques antisocial du gouvernement Macron et sa nouvelle loi Travail.

Le 20 septembre à Lyon, Concert de Moscow death Brigade et Dodge this, lieu du concert en Squat dans les bas-fonds de Gerland, organisé par le Groupe Antifascistes Lyon et Environs en soutien aux prisonnier-e-s du G20 à Hamburg. Pot commun mis en place : https://www.lepotcommun.fr/pot/g7ljoq0v

Le 7 octobre, les fascistes du Bastion social appel à une manifestation sur Lyon, soyons présent-e-s pour ne pas leurs laisser la rue.

En novembre le mois Libertaire, l’occasion de se rencontrer tous et toutes autour d’expositions, de discussions, de débats etc…

En décembre du 12 au 17 décembre, semaine Antifasciste et Anticapitaliste, au programme :
des conférences et débats.
Un festival de musique « LYON ANTIFA FEST » le jeudi 14, vendredi 15 et samedi 16 décembre.
Facebook : Lyon Antifa Fest et blog : https://lafprod.noblogs.org/
Et pour conclure la semaine, une grande Manifestation Internationale antifasciste et anticapitaliste à Lyon Le dimanche 17 décembre. « Facebook : Groupe Antifasciste Lyon et Environs »

Voilà c’était un petit message de remise en question pour nous tous et toutes, pour ceux et celles qui critiquent mais qui ne proposent rien, pour ceux et celles qui disent ce qui faut faire mais qu’on ne voit jamais.

Un gros merci à ceux et celles que nous voyons régulièrement ou ceux et celles qui on soutenu nos luttes plus discrètement, en espérant que cette année nous serons plus nombreux et nombreuses et plus solidaires les uns avec les autres.

Les militants et militantes du Groupe Antifasciste Lyon et Environs.

Retour sur le rassemblement Antifasciste et appel à un nouveau rassemblement vendredi 9 Juin à 18h00 Place des Jacobins

     Pas de bastion nazi dans Lyon !

Hier, vendredi 2 juin, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, L’Unité Communiste de Lyon ainsi que des individus ont appelé a un rassemblement pour dénoncer l’instrumentalisation de la misère par les fascistes du GUD. Ceux-ci ont en effet ouvert, le 23 juin, un « bastion social » destiné à accueillir des sans-domiciles fixes « français. » L’idée d’accueillir des individus souffrant de l’exclusion sociale pourrait passer pour louable, pour une sincère solidarité vis-à-vis des plus démunis. Or, il n’en est rien. Le GUD surfe, avec un cynisme éhonté, sur le mal logement, la misère, la détresse sociale, pour avancer ses thèses racistes, fascistes et réactionnaires.

Le GUD a beau tenter de se camoufler derrière des discours populaires, derrière des lâchers de ballons de baudruche bleu-blanc-rouge, il a beau tenter de se dire du côté du peuple, cela demeure un mensonge intégral. Le fait que, le 1 juin, deux de ses militants passaient en procès pour l’agression d’un professeur de mathématique, n’est qu’une illustration parmi d’autres du comportement haineux de cette clique.

Le GUD se nourrit de la misère, s’en sert pour monter les travailleurs et les exploités les uns et les unes contre les autres, sans jamais dire que la misère vient d’un patronat bien « de souche. »

Le GUD se moque que des SDF meurent dans les rues, se moque bien de la souffrance des travailleurs. Elle n’est qu’un marchepied pour légitimer leurs thèses racistes.

Le vendredi 2 juin, nous étions 250 à dénoncer ce discours sans vergogne. A affirmer notre solidarité avec l’ensemble des mal logés, l’ensemble des victimes de la précarité, de l’exploitation et de la misère. La pour affirmer que la lutte contre le capitalisme n’a pas de frontières, pas de patrie, qu’elle est internationale.

La police, en surnombre, une nouvelle fois, ne s’est pas contentée d’être une spectatrice neutre : elle a entravé l’action de contestation, en saisissant nos tracts, notre mégaphone -empêchant toute prise de parole et toute information vis-à-vis des habitants et des passants. Deux camarades ont, ainsi, été emmenés au commissariat et placés en garde à vue, pour des motifs futiles. Fouilles, intimidations, contrôles, encerclements… les méthodes de la police restent marquées par le deux poids, deux mesures. Pressions envers les antifascistes, tolérance sans limites pour les fascistes. Qu’attendre d’autre de la part d’un ministre de l’intérieur qui, lorsqu’on lui parle de nazis, répond Brigades Rouges et Bande à Baader ?

Le rassemblement s’est terminé dans une manifestation sauvage, offensive, scandant des chants antifascistes au travers des rues de Lyon.

Nous ne laisserons pas les fascistes former un bastion dans la presqu’île. Ce rassemblement ne forme qu’une première étape dans une lutte longue pour juguler la progression de l’extrême-droite à Lyon, pour la contrer et finalement la repousser. Nous appelons à nous rassembler de nouveau pour dénoncer la présence des fascistes, pour dénoncer leur discours menteur et opportuniste, pour rappeler leur vraie nature : des ennemis des exploités, des ennemis des classes populaires, des serviteurs zélés du patronat et des exploiteurs.

Rendez-vous le vendredi 09 juin 18h00 – Place des Jacobins.

Le droit au logement n’a pas de frontières !

La place des fascistes est au cimetière !

Appel à rassemblement antifasciste contre l’instrumentalisation à des fins racistes de la pauvreté

Appel à rassemblement antifasciste contre l’initiative raciste du GUD qui compte instrumentaliser le mal-logement au profit d’une logique d’exclusion.

Depuis plusieurs années la parole fasciste se libère partout en France et en Europe. Dans un contexte de crise et d’instabilité permanente, l’état ainsi que toutes les forces politiques se dirigent vers des positions, toujours, de plus en plus fascisantes. Ce terreau fertile permet alors un déferlement de discours de haine anti-migrant.e.s, raciste et islamophobe.

Alors l’extrême-droite prend ses aises, s’installe et étend son emprise jusqu’au centre des villes, se taille des royaumes dans les campagnes. Retour ligne automatique
A Lyon, elle se dote d’un vrai réseau de magasins, de salons de tatouages, de bars. Elle ne se cache pas de vouloir créer un véritable quartier nationaliste à St Jean. Là-bas, les groupes identitaires ne cessent de multiplier les provocations ainsi que les agressions.

Le GUD Lyon à récemment ouvert un squat ( 18 rue du port du temple Lyon 2) pour héberger les « français » ( comprendre les SDF blancs). La où se prolifère la misère, l’extrême droite en profite pour étendre son champs d’action. Ceci fait écho à la distribution de « soupe au cochons » réservée là aussi aux « français ».Retour ligne automatique
Les laisser s’installer reviendrait à cautionner ses discriminations ! Nous ne pouvons laisser ce groupe instrumentaliser la détresse sociale et la misère au profit du racisme.

Nous sommes pour le droit effectif à l’hébergement pour tous et toutes sans distinctions !

C’est d’ailleurs là des pratiques courants dans les différents squats de Lyon, qui eux, ne cherchent pas le coup de comm’.

Nous invitons toutes les forces progressistes à nous rejoindre ce vendredi 2 Juin à 18h30 place des Jacobins pour affirmer que le tout le monde a le droit à un hébergement sans distinction de race, de genre, d’origine ou d’orientation sexuelle ! Et affirmer que nous voulons nous débarrasser des fascistes sur Lyon.

P.-S.

Premiers signataires : Groupe Antifasciste Lyon et Environs, Unité-Communiste, individu-e-s…