Retour sur le rassemblement Antifasciste et appel à un nouveau rassemblement vendredi 9 Juin à 18h00 Place des Jacobins

     Pas de bastion nazi dans Lyon !

Hier, vendredi 2 juin, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, L’Unité Communiste de Lyon ainsi que des individus ont appelé a un rassemblement pour dénoncer l’instrumentalisation de la misère par les fascistes du GUD. Ceux-ci ont en effet ouvert, le 23 juin, un « bastion social » destiné à accueillir des sans-domiciles fixes « français. » L’idée d’accueillir des individus souffrant de l’exclusion sociale pourrait passer pour louable, pour une sincère solidarité vis-à-vis des plus démunis. Or, il n’en est rien. Le GUD surfe, avec un cynisme éhonté, sur le mal logement, la misère, la détresse sociale, pour avancer ses thèses racistes, fascistes et réactionnaires.

Le GUD a beau tenter de se camoufler derrière des discours populaires, derrière des lâchers de ballons de baudruche bleu-blanc-rouge, il a beau tenter de se dire du côté du peuple, cela demeure un mensonge intégral. Le fait que, le 1 juin, deux de ses militants passaient en procès pour l’agression d’un professeur de mathématique, n’est qu’une illustration parmi d’autres du comportement haineux de cette clique.

Le GUD se nourrit de la misère, s’en sert pour monter les travailleurs et les exploités les uns et les unes contre les autres, sans jamais dire que la misère vient d’un patronat bien « de souche. »

Le GUD se moque que des SDF meurent dans les rues, se moque bien de la souffrance des travailleurs. Elle n’est qu’un marchepied pour légitimer leurs thèses racistes.

Le vendredi 2 juin, nous étions 250 à dénoncer ce discours sans vergogne. A affirmer notre solidarité avec l’ensemble des mal logés, l’ensemble des victimes de la précarité, de l’exploitation et de la misère. La pour affirmer que la lutte contre le capitalisme n’a pas de frontières, pas de patrie, qu’elle est internationale.

La police, en surnombre, une nouvelle fois, ne s’est pas contentée d’être une spectatrice neutre : elle a entravé l’action de contestation, en saisissant nos tracts, notre mégaphone -empêchant toute prise de parole et toute information vis-à-vis des habitants et des passants. Deux camarades ont, ainsi, été emmenés au commissariat et placés en garde à vue, pour des motifs futiles. Fouilles, intimidations, contrôles, encerclements… les méthodes de la police restent marquées par le deux poids, deux mesures. Pressions envers les antifascistes, tolérance sans limites pour les fascistes. Qu’attendre d’autre de la part d’un ministre de l’intérieur qui, lorsqu’on lui parle de nazis, répond Brigades Rouges et Bande à Baader ?

Le rassemblement s’est terminé dans une manifestation sauvage, offensive, scandant des chants antifascistes au travers des rues de Lyon.

Nous ne laisserons pas les fascistes former un bastion dans la presqu’île. Ce rassemblement ne forme qu’une première étape dans une lutte longue pour juguler la progression de l’extrême-droite à Lyon, pour la contrer et finalement la repousser. Nous appelons à nous rassembler de nouveau pour dénoncer la présence des fascistes, pour dénoncer leur discours menteur et opportuniste, pour rappeler leur vraie nature : des ennemis des exploités, des ennemis des classes populaires, des serviteurs zélés du patronat et des exploiteurs.

Rendez-vous le vendredi 09 juin 18h00 – Place des Jacobins.

Le droit au logement n’a pas de frontières !

La place des fascistes est au cimetière !

Appel à rassemblement antifasciste contre l’instrumentalisation à des fins racistes de la pauvreté

Appel à rassemblement antifasciste contre l’initiative raciste du GUD qui compte instrumentaliser le mal-logement au profit d’une logique d’exclusion.

Depuis plusieurs années la parole fasciste se libère partout en France et en Europe. Dans un contexte de crise et d’instabilité permanente, l’état ainsi que toutes les forces politiques se dirigent vers des positions, toujours, de plus en plus fascisantes. Ce terreau fertile permet alors un déferlement de discours de haine anti-migrant.e.s, raciste et islamophobe.

Alors l’extrême-droite prend ses aises, s’installe et étend son emprise jusqu’au centre des villes, se taille des royaumes dans les campagnes. Retour ligne automatique
A Lyon, elle se dote d’un vrai réseau de magasins, de salons de tatouages, de bars. Elle ne se cache pas de vouloir créer un véritable quartier nationaliste à St Jean. Là-bas, les groupes identitaires ne cessent de multiplier les provocations ainsi que les agressions.

Le GUD Lyon à récemment ouvert un squat ( 18 rue du port du temple Lyon 2) pour héberger les « français » ( comprendre les SDF blancs). La où se prolifère la misère, l’extrême droite en profite pour étendre son champs d’action. Ceci fait écho à la distribution de « soupe au cochons » réservée là aussi aux « français ».Retour ligne automatique
Les laisser s’installer reviendrait à cautionner ses discriminations ! Nous ne pouvons laisser ce groupe instrumentaliser la détresse sociale et la misère au profit du racisme.

Nous sommes pour le droit effectif à l’hébergement pour tous et toutes sans distinctions !

C’est d’ailleurs là des pratiques courants dans les différents squats de Lyon, qui eux, ne cherchent pas le coup de comm’.

Nous invitons toutes les forces progressistes à nous rejoindre ce vendredi 2 Juin à 18h30 place des Jacobins pour affirmer que le tout le monde a le droit à un hébergement sans distinction de race, de genre, d’origine ou d’orientation sexuelle ! Et affirmer que nous voulons nous débarrasser des fascistes sur Lyon.

P.-S.

Premiers signataires : Groupe Antifasciste Lyon et Environs, Unité-Communiste, individu-e-s…

Communiqué suite aux élections présidentielles et remarques sur les fascistes sur Lyon

 

L’extrême-droite est un des grands gagnant de ces élections.

Pas uniquement du fait de son score, terrible, mais bien car ce sont ses idées qui ont été le centre de gravité de la campagne.

Ses thèses : celles d’une France écrasée, envahie, balayée, soumise. Celle d’un état de siège permanent, d’une apocalypse imminente. Ces mensonges, rabâchés sans cesse, au mépris de la réalité.

Celle d’un anéantissement des droits sociaux et syndicaux, des libertés publiques, de l’égalité hommes-femmes, de l’accès au mariage pour tous, à la contraception, à l’IVG.

Certains, certaines, ont cru voir dans Macron, à l’opposé, le chevalier de la lumière, le sauveur, celui qui écartera la menace frontiste.

Il n’en est rien. Les deux finalistes ont été en accord complet sur quatre choses :

les travailleurs et les travailleuses vont devoir se sacrifier pour leurs patrons.

Les immigrés seront toujours pourchassés.

La police bénéficiera de plus de libertés pour traquer, mutiler, tuer.

L’Etat français portera toujours la guerre, la mort, le chaos, pour les bénéfices de ses grands groupes industriels.

Nous ne voulons pas de cette exploitation sans limites, sans bornes. Un torrent de misère se déversera, dès les premières réformes.

Déjà les grèves naissent, à GM&S ; à la raffinerie de Feyzin.

Mais ce gouvernement, comme les précédents, compte sur deux alliés pour briser la constatation sociale, pour maintenir l’exploitation par la peur et la brutalité.

Une police qui n’a cessé de discriminer, de blesser, de mutiler, de violer et de tuer. Hier, Curtis à Antony. Encore avant, Medhi, à Vénissieux. Théo à Aulnay-sous-Bois; Wissam à Clermont-Ferrant ; Adama, dont on emprisonne la famille pour qu’elle ne gêne plus.

A la tête de celle-ci, Emmanuel Macron a placé l’inénarrable Gérard Collomb. Ami de policiers, des patrons, grand mégalomane, cumulard et, surtout, opportuniste sans vergogne. Après avoir trahi, après avoir manigancé -interdisant la conférence de Médiapart, retirant l’accès aux salles publiques à Mme. Taubira, le voilà arrivé à ce qu’il désirait : ministre.

Les second rang sont ceux des fascistes : La présence de l’extrême-droite, à Lyon, est un phénomène récurent. Enfants désœuvrés de la bourgeoisie des monts du lyonnais, jeunesse dorée réactionnaire, étudiants fascistes, elle est implanté depuis un certain temps dans le Vieux-Lyon. L’origine sociale de ses militants les protègent. Réseau d’entraide, avocats, soutien et lobby de parents, de proches influents…tout ceci contribue à leur accorder une certaine impunité, à leur permettre de jouer aux petits soldats de la réaction, à faire d’eux des champions du royalisme, de la vertu putréfiée, d’un passéisme ignare et fantasmé.

Lorsque ces champions de la lutte des races accueillent dans leur rang des représentants du bas peuple, ce n’est que pour leur servir de gros bras, d’exécutant, de larbins. Leur élitisme se double d’un mépris pour tout ce qui n’est pas de leur monde.

La tolérance de la Police, de la Justice, de la Préfecture à leur égard est bien connue : tandis que nos camarades subissent des gardes à vue, tandis que les amendes, le sursis, la prison frappent nos camarades et les classes populaires, eux bénéficient de la complaisance.

Pourquoi ? Parce que tout rebelles qu’ils puissent se dire, ils sont les apprentis garde du corps du système capitaliste, de la bourgeoisie, de l’exploitation.

Parce que la misère que va installer ce nouveau gouvernement, dont la première mesure annoncée sera le gel des salaires, va faire grandir la misère, va faire grandir la masse des travailleurs et des travailleuses pauvres, va augmenter l’exploitation.

Le fascisme sert à détourner la colère légitime, à l’orienter vers d’autres que les premiers responsables : les capitalistes ; les patrons ; les banquiers « bien de chez nous. »

Haïr les immigrés ; les étrangers ; les autres nations, tandis que l’exploitation devient plus forte : voilà leur programme.

Nous devons également nous défendre, être vigilant, solidaires, tant contre les forces de terreur de l’Etat que contre ses agents serviles, les fascistes. Pour organiser notre défense, nous ne pouvons compter que sur nos propres forces. Ni l’Etat, ni la Justice, ni la Préfecture, ni les partis bourgeois.

La GALE exprime sa solidarité avec les personnes agressées, et appelle les habitants des quartiers à la vigilance. Nous appelons à renforcer, à soutenir, les organisations antifascistes, les organisations de lutte, les inter-orgas de vigilance.

Nous chasserons les fascistes de nos rues, nous les chasserons de leurs tanières.

No Pasaran !

Communiqué du Groupe Antifasciste de Lyon et Environ concernant le meeting contre le racisme et les violences policières.

 

Le dimanche 26 février devait se tenir, à la Maison des Passages, un meeting contre les violences policières,la hogra et la chasse aux migrant.es.

A l’appel d’un collectif varié d’organisations, dont la GALE, il avait pour ambition de dénoncer les crimes policiers, leur caractère raciste ainsi que le silence judiciaire et médiatique autour de ceux-ci. Ce meeting était initialement prévu une semaine plus tôt.
C’était sans compter l’attitude de la mairie Parti Socialiste de Vaux-en-Velin, qui a finalement retiré l’accès à la salle en dernière minute. Ce coup porté à la mobilisation contre les violences policières ne sera pas oublié et doit être dénoncé.
Dans la nuit du 25 février au 26 février, un petit groupe non identifié de militants d’extrême-droite, a forcé l’entrée du lieu et cassé quelques vitres. Cela dans le but de faire pression sur les propriétaires pour forcer à l’annulation du meeting.
Fascinante alliance objective, de circonstance, entre une mairie PS et des militants d’extrême-droite.
Nous ne pouvons analyser cette méthode que comme un terrible aveu de faiblesse de la part de l’extrême-droite lyonnaise. Aveux de faiblesse par deux aspects:
D’une part cette méthode d’apprenti commando n’est qu’une manière de masquer l’impossibilité, pour les nervis, de s’opposer frontalement au meeting, de le perturber.
D’autre part la faiblesse idéologique d’un conglomérat d’organisations, qui, taisant leur pseudo-rébellion contre l’Etat, ce sont démasqués par leur absence totale de cohérence idéologique. Passant d’ « ACAB » [All Cops Are Bastards] clamés, pour séduire le milieu hooligan, à des déclarations d’amour à la police, les fascistes montrent le vide de leurs conceptions théoriques.
Ils se sont révélés également incapables de porter la moindre contradiction, et se sont donc ravalés à leur rôle de base : des auxiliaires de police et des gardes corps de l’Etat bourgeois.

Sous la pression, les gestionnaires de la maison des passages ont souhaité annuler le meeting dans leurs locaux et des camarades nous ont proposé leur salle.
Nous ne pouvons que trouver regrettable le recul quant à la tenue de ce meeting en place et lieu prévu. Ceci a été exploité par une extrême-droite toujours avide de publicité.
En revanche nous ne pouvons que saluer nos camarades de la Maison de la Mésopotamie pour l’accueil qu’ils ont offert au meeting, illustrant une solidarité exemplaire.

Différents thèmes ont été évoqué lors de ce meeting allant de la gestion coloniale des populations d’origine post-coloniale, l’islamophobie, la répression des mouvements sociaux, l’impérialisme à la lutte des quartiers populaires etc, etc…
Vous pourrez trouvez ici le programme du meeting: https://www.facebook.com/events/373815863002010/

Durant la matinée et jusqu’au départ en cortège pour la Maison de la Mésopotamie, la GALE, ainsi que des militant-e-s issu-e-s d’autres organisations, ont assuré la sécurité de la maison des passages. Malgré quelques provocations de la part de fascistes en mal de sensations, aucun incident ne fut à déplorer.

Malgré le fait que le Parti Nationaliste Français se soit empressé de communiquer sur le fait que le meeting soit déplacé, plusieurs choses sont à noter.
D’une part, ce déplacement n’était absolument pas révélateur d’une impossibilité imposée par le rapport de force des fascistes. Il était un choix de la part des propriétaires du lieu.
D’autre part, nos militants et militantes ont organisé un cordon de sécurité devant l’Eglise la plus intégriste de Lyon. A aucun moment, les fiers militants du P.N.F. n’ont été en mesure de pouvoir ne serait-ce que faire pression sur eux et elles. Il n’a pas été une difficulté particulière de faire cela, tandis que nous doutons de la capacité même de ces groupes de pouvoir agir, à drapeau déployé, dans le moindre quartier populaire de Lyon.
La guerre des images, assez puérile, menée sur les réseaux sociaux, est à l’image de l’idéologie de ces groupes : faite de mensonges, de déformations et de fantasmes. Leur rêve de quartier d’apartheid reste du domaine du rêve, non de la réalité.

La GALE ne leur laissera pas ce loisir. Le slogan « pas de fachos dans nos quartiers, pas de quartiers pour les fachos » n’est pas une phrase creuse. Ils seront chassés de nos rues, de nos quartiers.
Nous promouvons un antifascisme indépendant des institutions, de la police, de l’Etat et des partis bourgeois. Ce n’est ni la préfecture, ni la police, ni les élections qui balaierons les fascistes et leurs idées, mais bien l’autodéfense populaire et l’organisation collective.
Militants, militantes de la GALE, nous voulons construire cette organisation.
Faisons vivre et renforçons la lutte antifasciste !

Communiqué du Groupe Antifasciste Lyon et Environs à propos du weekend « Generation ingouvernable »

La GALE considère que le rassemblement anti-électoral, qui s’est tenu place Raspail, dans le 7ème arrondissement de Lyon, a été un succès. Nous revendiquons environ 450 personnes présentes sur l’événement. C’est une première pierre pour l’édification de l’opposition à cette mascarade répugnante que sont les élections.

Nous avons, à la suite de ce rassemblement, participé à une manifestation spontanée, laquelle a scandé, dans les rues de la Guillotière, des slogans hostiles au capitalisme, aux élections, à la police.

Le puissant dispositif policier déployé a manœuvré pour encercler une partie des manifestants et procéder à des contrôles d’identité. Certaines personnes ont été ainsi emmenées au poste de police pour des vérifications. La caisse de solidarité nous a communiqué les choses suivantes :  là, jusqu’en début d’après-midi, les manifestants ont été fouillé et contrôlé. Ceux qui n’avaient pas de papiers ont été embarqués pour vérification d’identité. La préfecture parle de 32 interpellations dont 9 gardes à vue. Sans compter les dizaines de contrôles d’identité dans la rue (pour certains en amont du rassemblement).
A noter qu’un petit groupe de personnes s’est fait arrêter juste après être sorti d’un lieu squatté à Gerland. Ce qui peut faire penser que le lieu était sous surveillance pour ce week-end de protestation. Une des personnes de ce groupe a un procès en septembre pour « participation à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou dégradations de biens ».

L’attitude brusque de la police n’est pas nouvelle. Vendredi 03 / 02, des militants et militantes, dont certains de la GALE, diffusaient à Saint-Jean un tract dénonçant la présence de locaux néo-nazis dans le quartier. La Police, là aussi, a encerclé les militants et militantes pour les contrôler. Un de nos camarades, filmant la scène, a été attaqué par la Police, frappé au sol. La police a également tenté de briser son téléphone portable. Quant aux rares fascistes, ils ont fuit la queue entre les jambes.

Si nous nous félicitons de l’affluence lors de l’assemblée organisée par nos amis lors de ce weekend, nous éprouvons néanmoins une sincère déception pour les actions que nous avions prévues et qui ont échoué. Comme nous l’a dit un camarde nantais, organiser des événements communs n’est pas chose évidente. Nous espérons cependant améliorer le travail entrepris en commun sur Lyon avec toutes les personnes qui sont venues contribuer à ce weekend et continuer à se retrouver afin de poursuivre notre lutte révolutionnaire. Nous ferons en sorte que les prochains événements seront une réussite.
Il n’est pas simple de réussir, en période électorale, à organiser un rassemblement qui rejette cette mascarade. Le climat de la période actuelle pousse chacun et chacune à accomplir l’acte considéré comme le plus sacré de la démocratie : mettre un bulletin dans l’urne. L’éventail des arguments exposés, du plus honnête à celui portant la plus grande part de mauvaise foi, ne nous fera aucunement changer d’avis.

Comment croire que les élections apporteront un changement positif quand le MEDEF impose son ordre du jour, quand les grand patrons et patronnes imposent leurs intérêts ?

Comment accepter de faire barrage au FN quand ses idées sont déjà appliquées au pouvoir ? Quand des pans entiers de son programme sont mis en œuvre ou quand les gouvernements en place légitiment et accompagnent les discours réactionnaires, xénophobes.

Comment croire dans l’humanisme des candidats de « gauche » quand leur programme conforte les projets de l’impérialisme français ? Lorsqu’il rejette la faute de la misère en France sur les impérialistes étrangers, sur les travailleurs détachés, alors que le premier bourreau des travailleurs de France est sa propre bourgeoisie.

Nous ne sommes pas naïfs, nous ne mordons pas dans ce jeu où nous sommes toujours perdants. Nous ne jouons pas ce jeu truqué. Nous le dénonçons.

La GALE appelle à participer aux débats, aux projets qui ont pour but de construire une force d’opposition à la tenue de ces élections.

Aujourd’hui comme demain, nous rejetterons les valets des exploiteurs !

Communiqué du Groupe antifasciste de Lyon et environs sur le procès des frères Traoré

A propos de l’acharnement judiciaire et policier contre la famille d’Adama Traoré et plus généralement contre ceux et celles qui dénoncent les crimes de la police.

Hier s’est tenu, au tribunal correctionnel de Pontoise, le procès des deux frères d’Adama Traoré, Bagui, 25 ans, et Youssouf, 22 ans. L’accusation ? Les faits reprochés sont « outrages » et « violences. Position que le ministère public s’est avèré bien en peine de tenir, tant leur réalité est ridicule. Un vigile mordu par son propre chien, contre lequel il a déposé plainte. Une policière faisant état d’un jour d’ITT, prétendant avoir été frappée par Bagui Traoré. Le rapport médical fera état d’une blessure liée au mauvais usage d’une bombe lacrymogène.

Pour autant, cela suffisait à placer en détention préventive les deux frères d’Adama. Le simple fait de vouloir intervenir au conseil municipal semble être un crime suffisant pour mériter un séjour en prison.

D’autant que la justice et la police n’aiment pas se renier : une peine de préventive entraîne quasi-automatiquement une peine de prison ferme par la suite. Les juges font preuve d’une certaine solidarité, et aucun de reniera la peine prononcée par un confrère expéditif.
Mais il n’y a pas que cela.

La mobilisation autour du meurtre d’Adama Traoré gêne beaucoup l’Etat. Elle est menée tambour battant, avec une grande efficacité et gagne chaque jour en influence. Autant, par le passé, les meurtres commis par la police faisaient naître une éruption en réponse, autant, aujourd’hui, c’est une lame de fond qui se soulève. Elle n’est pas prête de retomber.
Entre les communiquées, les meetings, les réunions, la lutte pour que justice soit rendue fait des émules.

D’autres familles de victimes s’associent pour être enfin reconnues et pour que les responsables soient condamnés.

Et c’est cela que l’Etat de tolère pas !
C’est pour cette raison qu’il essaie d’écraser ce mouvement.
Mais il n’est pas possible d’écraser la colère légitime !

Aujourd’hui encore, ce procès est une démonstration de la véritable nature de l’Etat, de la Justice, de la Police. L’inégalité flagrante des peines prononcés, des méthodes -Adama assassiné, ses frères en prison, mais Cahuzac toujours libre- démasquent une nouvelle fois ces institutions comme des outils de la répression des classes populaires, comme des outils conçus par les bourgeois et les bourgeoises pour leurs intérêts exclusifs.

A Lyon, nous avons vu de quelle candeur, quelle tolérance, ils font preuve avec les fascistes. Nous devons en tirer les conclusions. Ni les préfectures, ni les mairies, ni les commissariats et les tribunaux ne sont des agents neutres. Ils servent tous une même cause : nous écraser !

La lutte que mène la famille Traoré et leurs soutiens est une lutte exemplaire !

Nous voulons la justice véritable !
Soutien à la famille Traoré !
Justice et vérité pour Adama !

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Appel à une coordination et une mobilisation antifasciste unitaire : rassemblement et réunion publique

 

Agressions, multiplications des locaux d’extrême droite, et en février, lancement de la campagne du FN à Lyon. Face à la déferlante réactionnaire, appel de plusieurs organisations à constituer un front uni contre l’extrême droite : réunion publique le 13 décembre à La Gryffe, et rassemblement place Raspail le 7 janvier.

Depuis plusieurs années, la présence de l’extrême droite à Lyon comme ailleurs s’est renforcée considérablement, n’échappant pas à la déferlante réactionnaire. Cette lame de fond trouve ses origines dans la crise économique, dans le climat guerrier qui règne actuellement sur la planète, ainsi que dans les politiques antisociales des gouvernements successifs.

Or ces organisations sont bien loin de sympathiques associations culturelles. Elles se revendiquent des idées fascistes, propagent un discours raciste, antisémite et islamophobe, LGBT+phobes et mysogine ; défendant une société sexiste et ségrégationniste.

Ces organisations fascistes, qui s’implantent toujours plus dans Lyon, se sont fait connaître à plusieurs reprises par leurs actions brutales et violentes. La dernière en date étant l’attaque menée la librairie anarchiste la Plume noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchiste, occasionnant plusieurs blessé.es légers et de lourds dégâts matériels.

Nous nous devons de riposter, nous nous devons d’être uni.es car cette situation est l’affaire de toutes et tous !

Nous ne pouvons pas compter sur l’action des pouvoirs publics ou de l’État, qui non content de les laisser ouvrir leur locaux, autorise et protège les rassemblement et manifestations de l’extrême droite.

Fortes de cette impunité, les organisations fascistes et racistes telles que le GUD, les Jeunesses Identitaires, les Jeunesses Nationalistes n’ont eu de cesse de tenter de s’implanter et de commettre des violences et des agressions envers les personnes racisées, les immigrées, les personnes de la communauté LGBT+ et les militants et militantes progressistes et antifascistes.

Le GUD a annoncé avec fierté l’ouverture de leur dernier bar « le Pavillon noir ». Il vient s’ajouter à la liste des 6 locaux fascistes lyonnais et autres boutiques et salon de tatouage où ils propagent leur discours haineux.

Le 4 février, le Front National souhaite lancer officiellement, depuis Lyon, sa campagne présidentielle. Cela, non plus, nous ne pouvons l’accepter ! Pas un pouce de notre ville ne doit appartenir aux fascistes !

Nous lançons cet appel à nous organiser en commun, de manière indépendante des institutions.

Nous appelons toutes les organisations et individu.es qui pensent que ces locaux et ces discours n’ont pas leur place à Lyon, à nous rejoindre pour constituer ce front uni contre l’extrême droite

L’antifascisme est l’affaire de toutes et tous !

Rassemblement le 7 janvier à partir de 15h place Raspail

Réunion publique le mardi 13 décembre à 19 h à la librairie La Gryffe, 5 rue Sebastien Gryffe, Lyon 7e, pour organiser la riposte au meeting de Marine Le Pen du 4 février 2016.

Premiers signataires : Alternative Libertaire ; Groupe Antifasciste de Lyon et Environs ; Jeunes Communistes de Lyon ; Unité Communiste – Lyon ; des individu.es…antifa-logo1-4-300x300

Projection et conférence dans le cadre du mois de Novembre libertaire sur le thème du fascisme

L’hydre fasciste, mosaïque de groupes, de chapelles, de partis, forme une nébuleuse intangible. Pourtant, malgré leurs contradictions de façade, ils partagent un socle idéologique commun, véritable trait d’union entre eux. Cette conférence a pour objectif de défricher les conceptions communes qui forment la base de la pensée fasciste, de fournir une cartographie de leur diversité, mais également, d’ouvrir un débat sur la possible menace de la part des fascistes et du fascisme à l’heure actuelle, et d’ouvrir une discussion sur les tâches les plus brûlantes du mouvement antifasciste au sein de l’État Français.

Le débat sera accompagné de la projection du documentaire Fascism inc., lequel retrace l’appui qu’a donné la haute-bourgeoisie au fascisme dans les années 20-30 et le retour d’un schéma similaire à l’heure actuelle.115761