Il y a 5 ans, Clément était tué par l’extrême droite. Retour sur nos 5 dernières années sur Lyon.

Nous sommes La GALE pour Groupe Antifascistes Lyon et Environs et notre création s’est concrétiser à la suite du meurtre de Clément.

Nous nous sommes créés en 2013. Nous faisons partis des fondateurs et fondatrices du groupe. Déjà, il y a 5 ans les violences fascistes à Lyon n’étaient pas nouvelles pour nous. Bien au contraire.
Lyon, par son histoire, à toujours été une ville où les réactionnaires ont été très bien implanté. Malgré son nom de « capitale de la Résistance », elle n’en est pas moins un épicentre de la présence fasciste en France. Il y a toujours eu des affrontements avec les fascistes. Mais ils ont changé de nature avec le temps, passant d’affrontements ritualisés, tels que ceux qui pouvaient exister dans les années 80, a des attaques ayant vocation à tuer.En janvier 2011, l’extrême-droite à franchi une étape dans la violence. Une attaque a eu lieu contre un couple à la sortie d’un concert, à Villeurbanne, en banlieue Lyonnaise. Les agresseurs voulaient attenter à la vie des deux victimes. Dans le même intervale de temps, des centaines d’histoires d’agressions contre des personnes racisées ont été menées et il n’est pas toujours possible d’en faire l’inventaire.

Lyon est un pandémonium de l’extrême-droite. En 2013, au moment du meurtre de Clément, Lyon héberge sur son sol plusieurs groupes d’extrême-droite très actifs et agressifs.
Les Jeunesses Nationalistes, dirigés par Gabriac et Benedetti.
La toute récente reformation du GUD Lyon en septembre 2011 avec Steven Bissuel.
Les identitaires très proche du stade de foot avaient déjà leur lot de fachos fan de ratonade.

A cette époque nous étions plusieurs groupes antifascistes affinitaires sans nom, ni réelle organisation, nous faisions des actions antifascistes dans l’ombre et sans les exposer ou les revendiquer. L’activité était cependant réelle.
Un mois avant la mort de Clément, 25 d’entre nous avaient été arrêtés en tentant d’empêcher un rassemblement d’Oeuvre française et des Jeunesses Nationaliste à la mémoire d’un natio­na­liste décédé en 1994 .

Cette opération marqua une vraie rupture dans le fonctionnement de l’antifascisme à Lyon, notamment parce qu’il s’agit du moment où la légitimité du CV69 ( collectif de vigilance 69 contre l’extrême droite ) était remise en cause, et elle a entraîné également l’émergence d’une nouvelle génération de militants et militantes antifascistes.

Le soir du meurtre de Clément avec d’autres camarades antifa nous avons discuté toute la nuit en attendant la triste nouvelle au téléphone par les camarades de l’AFA Paris-Banlieue.
Le lendemain encore choqués, le cœur lourd et voyant les médias et certains partis politiques récupérer la lutte antifasciste ou au contraire à nous mettre au même rang que les fascistes nous décidions que la lutte antifa qui s’intensifiait sur Lyon ne devait plus rester dans l’ombre ne devait plus rester inaccessible.

Partant de ce constat, nous avons décidé de fonder la GALE, et dans le même temps, d’initier un festival antifasciste qui connaîtra cette année sa 6ème édition, le Lyon Antifa Fest. Ce festival s’est forgé en mémoire de Clément et pour soutenir les 25 antifascistes arrêtés sur la contre-manifestation face aux jeunesses nationalistes.

Lyon, grossièrement depuis la révolution industrielle est une ville qui a des spécificités sociales. C’est l’archétype de la ville bourgeoise « modérée ». Modérée dans le sens où la mairie se partage entre une droite catholique réactionnaire ( elle est la capitale de l’Eglise Catholique en France ) et une « gauche » issue du Parti Radical, très droitière et très attachée aux interêts de la bourgeoisie commerçante et industrielle. Au final, les maires gouvernent en flattant l’un et l’autre. Le traitement réservé aux canuts illustre un peu la manière dont le « dialogue social » s’opère. La ville ne doit son nom de « capitale de la résistance » que par le fait qu’elle a servi de point de ralliement aux groupes et réseaux, non par l’activité de sa population et certainement pas de ses élites.

Il existe donc une véritable tradition de soutien à l’extrême-droite, car elle est principalement issue de la bourgeoisie réactionnaire. L’ex-maire de Lyon, Gérard Collomb, ne fait pas exception à la règle. L’activité de Gérard Collomb au ministère de l’intérieur est un bis repetita en plus grand de celle qu’il a eu à Lyon : dorloter tout ce qui est réactionnaire ou capitaliste, et frapper sur tout ce qui peut nuire à l’exploitation « pacifique ». Le traitement médiatique, policier, politique et judiciaire des fascistes, comparé à celui dont nous avons bénéficié ne laisse pas de doute.

Chacune de nos activités fait l’objet d’un contrôle très étroit, chaque rassemblement ou chaque manifestation se fait sous la menace constante de l’interdiction, de la nasse, des arrestations ; même des tractages. Chaque conférence se heurte à des difficultés croissantes. Lorsque des arrestations ont lieu, la police ne se prive pas d’exercer des violences. Lorsque nous sommes déférés devant la justice, les sanctions sont impitoyables. A l’inverse, nous n’assistons qu’a des douceurs, des tendresses, des regards énamourés entre l’Etat et les fascistes. Ce n’est pas un hasard, il s’agit d’une volonté politique.

Certains, certaines, ont cru « naïvement » à la possibilité de pouvoir être, même aux yeux de l’Etat bourgeois, les « gentils de l’histoire », en considérant que le fait de ne pas créer de trouble à l’ordre public et d’être sage tournerait la répression contre les fascistes et ferait que les institutions feraient le ménage par elles-même. Dans les faits, ce fut un pacte avec le diable, nous privant de toute activité tandis que les fascistes continuaient la leur. Cette erreur s’est payée chèrement et continue de se payer, encore aujourd’hui.

Car de fait, Gérard Collomb, la Préfecture et la Justice ont laissé se développer et ont encouragé l’expansion du petit royaume que se sont construit les fascistes. La Horde a, par ailleurs, produit un document sur les amitiés qui unissent notre cher ex-maire aux groupuscules réactionnaires et fascistes.

Les résultats sont là.
Les dissolutions n’ont fondamentalement rien changé (nous pensons qu’ils ont été juste KO quelque temps). Les fascistes ont simplement changé d’enseigne, ont pleurniché pour se faire plaindre, et se sont remis au travail.

Leurs locaux ont continué à tourner. Ainsi, le local des identitaires, qui avait ouvert en 2011  » la Traboule  » a servi de base d’opération pour plusieurs agressions. A peine un an après la mort de clément, en 2014, ce sont deux jeunes qui se sont faits poignarder dans le quartier du Vieux-Lyon, pas très loin du local des identitaires. Poignardés car suspectés par leurs agresseurs d’être des militants de gauche, les agresseurs , quant à eux, étaient sans surprise des militants d’extrême-droite. Les deux jeunes sont sortis quelques jours plus tard de l’hôpital, malgré des blessures sévères. Le procès des agresseurs est d’ailleurs ce mercredi 5 septembre 2018.

Plusieurs membres avaient déja été condamnés pour violences, mais à des peines symboliques. Ce local est aujourd’hui toujours ouvert malgré plusieurs manifestations pour exiger sa fermeture. Il s’est même agrandit avec une salle de boxe, l’Agogé, la plus grande salle de boxe identitaire de France.
La Traboule n’a jamais donc été inquiétée par une fermeture. A ces premiers locaux se sont joints d’autres. L’Action Française, qui en possède un dans le Centre de Lyon, puis le GUD, qui est parvenu, lui aussi à ouvrir le sien.

Les fascistes se sont aussi progressivement dotés de locaux commerciaux. Salon de tatouage, boutique de vêtements. Il est cependant difficile à croire que cela soit des affaires rentables, et il n’est pas impossible que des activités illicites et des tours de magie comptables s’y déroulent.
En 2017, le GUD a ouvert un premier Bastion Social sous forme de squat, qui a pu être fermé par la mobilisation populaire, puis un deuxième, qui, lui, continue d’opérer et sert à lancer des attaques contre divers lieux. Comme en avril dernier, ou 5 militant-e-s antifascistes de Lyon se sont fait agresser par une trentaine de membre du Bastion Social. Ce succès a fait que le GUD opère désormais sous le nom de Bastion Social, leur nouvelle identité.

Et malgré le nombre d’agressions à caractères racistes, homophobes ou contre des militant-e-s de gauche faites par cette organisation les pouvoirs politiques de la ville disent ne rien pouvoir faire tant qu’ils n’enfreignent pas la loi.
Le message est clair par les amis politiques de Collomb, tant qu’il y a pas de mort, ils ne peuvent rien faire.
[Il y aurait par ailleurs matière à se poser des question sur les liens entre police et groupes fascistes, et quant à savoir jusqu’à quel point les fascistes sont des indics]

En cinq ans, la situation s’est dégradée, tout comme la situation partout dans l’hexagone. Cette dégradation est autant le fait de conditions objectives, approfondissement de la crise, effondrement de la sociale-démocratie… que de conditions subjectives. Parmi celles-ci se trouvent la naïveté effarante avec laquelle la situation est analysée. Que certains essaient de faire de l’antifascisme pour dorer ou redorer leur image et rameuter des votants, cela de nous surprends pas. Mais ce qui est grave, c’est que malgré les discours radicaux, une grande partie de la « gauche » et de la « gauche de la gauche » persistent à croire dans les promesses des institutions et à marcher main dans la main avec les charognards qui voulaient utiliser Clément Méric comme symbole à leur profit.

Nous avons fait le choix de ne plus collaborer à ce jeu de dupe, où on nous demande de tout sacrifier pour des promesses. Ceux qui le font seront perdants. Mais surtout, et c’est là le plus grave, leur attitude reflète leur absence de confiance dans les classes populaires de Lyon, dans leur rejet du fascisme, dans le fait qu’elles haïssent la clique de bandits et d’agresseurs, et qu’elles sont ceux et celles qui feront pencher la balance en faveur de la victoire, tant contre les réactionnaires, tant contre les fascistes, que contre les exploiteurs en général.

L’antifascisme est l’affaire de tous et toutes. 

L’antifascisme n’est pas un fond de commerce, c’est le bouclier qui nous protège tous et toutes des réactionnaires, des néo-nazis, des obscurantistes, de tout ce que l’agonie du capitalisme peut vomir de pire. 

Notre lutte continue. Solidarité avec toutes les victimes du racisme, du fascisme et des violences et crimes policiers.

LA GALE

 

 

 

 

Article de La Horde sur Collomb:    http://lahorde.samizdat.net/2018/05/03/col-de-lechelle-le-porte-parole-des-identitaires-est-le-fils-dun-ami-de-collomb/

Notre communiqué sur l’agression par le bastion social en avril dernier:

Retour sur une soirée attaquée par l’extrême-droite : appel à soutien pour notre camarade qui passera en justice

Du 19 au 23 Septembre 2018: 5 jours de lutte contre les frontières

L’expérience du camp itinérant « passamontagna », qui a eu lieu en juin et qui a vu, pendant trois jours, des centaines de personnes marcher ensemble pour abattre cette ligne imaginaire appelée frontière, a permis de se confronter a de nouvelles réalités, connaitre les diverses pratiques de lutte et renforcer le réseau de solidarité qui commence a se créer autour de ces montagnes.

A travers les débats et discussions nées spontanément durant toute la durée du camp, est émergée la volonté de la part de tou.te.s, de vouloir répéter l’expérience.Retour ligne automatique
Part front à l’augmentation de la militarisation de ce territoire, aux contrôles systématiques de la police, à la présence des néo-fascistes qui n’ont en réalité jamais oser venir sur notre lieux et aussi par front aux contradictions présentes dans notre zone, qui d’une part voit des touristes traverser cette frontières sans être dérangés et de l’autre laisser ceux et celles sans les « bon papiers » mourir sur ces même montagnes pour échapper à la police,Retour ligne automatique
nous décidons ainsi de reprendre notre espace dans ces territoires transfrontalier.

Nous avons donc décider de se rencontrer avec tous les groupes et les individu.e.s qui veulent participer à cette lutte. De cette rencontre a pris vie un nouveau camp « passamontagna », entièrement auto-organisé et auto-géré, qui durera 5 jours, du 19 aux 23 septembre.Retour ligne automatique
Nous nous retrouverons de nouveau ensemble pour lutter, discuter et analyser la nature des dispositifs à la frontières ainsi que les politiques et les intérêts de ces nations qui les ont crées.

Un camp qui né d’une confrontation horizontale et qui veut porter la conflictualité et la critique ici, à la frontière, où comme toujours circules grandes industries et touristes librement, pendant que ceux/celles qui n’ont pas les papiers se voient rejeté.e.s et réprimé.e.s.Retour ligne automatique
Réprimé.e.s, c’est aussi le cas des nombreux/ses solidaires qui dans cette vallée, luttent tous les jours.

Contre les états et les frontières, nous vous attendons au Col Montgenèvre pour 5 journées de lutte, échanges et réflexions

P.-S.

Traduction de l’italien de la publication du compte facebook : Chez Jesus – Rifugio Autogestito

Lien

https://www.facebook.com/Chez-Jesus-Rifugio-Autogestito-362786637540072/?hc_ref=ARR102jpT8gKf0llB7DdhyoMS515fVi8k1PeX3KnMvowJ9atne5ct1fwd7B_TVGKVZ0&fref=nf&__xts__[0]=68.ARCriJ8WoKXNopXa4CgQOb3_bRlccauqsyOSMv2AlvgIYjo0XEBAPpr6W-CNZyrpv4b2It4wztWedwwOl9oNXG_5Kuc_KtPShHKjlt4aGs9_vHDbDE7XphgvCkGEgiWZE4ww_LhSKYwk&__tn__=kCH-R-R

Le G.A.L.E. est allé « Chez Jesus », squat autogéré à la frontière franco-italienne

Retour sur le week-end passé au refuge « Chez Jesus » à l’invitation du collectif d’animation du lieu et invitation au camping de lutte sur la frontière du 19 au 23 septembre au col de Montgenèvre.

Le week-end du 20, 21 et 22 juillet, nous nous sommes rendus à la frontière entre l’Italie et la France, au refuge «chez Jesus» dans le col du Montgenèvre situé entre la vallée de la Clarée et le Val de Suse.

cof

Chez Jesus

Le refuge «chez Jesus» est un lieu occupé par des militant-e-s et des personnes souhaitant passer la frontière et pénétrer sur le territoire français. Il se situe non loin du col de l’échelle, rendu tristement célèbre par la mort de nombreux-ses migrant-e-s cet hiver.
«Chez Jesus» est un squat situé au sous-sol de l’église de la commune touristique de Clavière en Italie.
Le curé de la paroisse, surnommé «Don Mussolini» par les habitants du lieu, est hostile à cet accueil organisé par les camarades sur place.
Il refuse d’ailleurs que les personnes migrantes participent à la messe. Ainsi, un dimanche matin une femme Érythréenne s’est vu refuser l’accès à la messe par l’homme d’Église.
Ce même curé demande l’expulsion du lieu mais son supérieur, archevêque de la région, s’y refuse.
En Italie, une expulsion ne passe pas par un juge, ainsi la police peut vider un lieu sur simple demande du propriétaire. Ce lieu appartient au Vatican et le pape a appelé les catholiques à la solidarité avec les migrant-e-s, ce qui explique ce choix.
Ce lieu est occupé depuis trois mois mais les autorités locales font pression sur l’Église pour le vider. Des discussions seraient en cours pour ouvrir un centre à Oulx, ville située à une vingtaine de kilomètres de la frontière. Ceci compliquerait largement le passage pour les migrant-e-s.
En effet, vu qu’ils-elles sont ramené-e-s à la frontière, ils devront faire vingt kilomètres pour retourner au camp et vingt autres pour retenter un passage.
Ce sous-sol est constitué d’une cuisine, d’une salle où dorment de nombreux-ses migrant-e-s et d’un espace d’hygiène.

Chez Jesus ce sont des hommes, des couples avec enfants, des couples sans enfants, des femmes seules avec enfants et enfin des mineurs qui attendent pour tenter leur chance.
Ce qui frappe c’est l’espace temporel dans lequel sont ces personnes. Chez Jesus n’est qu’une parenthèse, un trait d’union entre la France et l’Italie.
Et lorsqu’ils sont ramené-e-s à la frontière on a l’impression de vivre le film «un jour sans fin». Ils-elles revivent la même journée dans l’attente de pouvoir passer.
Ils-elles sont dans un moment interminable ou leur vie est suspendue avec l’espoir de vivre leur vie.
Les militant-e-s qui l’occupent accueillent quotidiennement des migrant-e-s afin qu’ils puissent se reposer, dormir, se nourrir, souffler et enfin tenter de traverser la frontière à travers les chemins escarpés.
Concernant la vie avec les habitant-e-s du village, on ne peut pas dire que ce squat soit bien vu. Il perturbe l’économie locale, Clavière étant une station de montagne pour riches.
Le squat s’est fait attaquer plusieurs fois par des habitant-e-s se réclamant ouvertement du fascisme.
Enfin, pour finir de dresser le tableau. Il y a dans la région le groupe Génération Identitaire qui continue ses méfaits, intimide les militants, intimide les migrants, tracte sur les marchés sa propagande et sous le regard bienveillant des autorités et de notre ministre de l’intérieur.

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Traverser la frontière

Chaque jour et chaque nuit des dizaines de personnes empruntent le chemin qui permet de traverser la frontière sans passer devant le poste de police aux frontières. Le trajet peut durer à minima 4 heures pour quelqu’un en forme, sans bagages et surtout quelqu’un qui le connaît déjà.
Il est très facile de s’y perdre et certain-e-s y ont déjà perdu la vie cet hiver. Certaines personnes peuvent passer plusieurs jours dans la montagne avant de se faire ramener à la frontière.
Le voyage se fait généralement de nuit afin d’optimiser ses chances, ce qui complique le passage. A chaque voyage les migrant-e-s risquent de se faire attraper et ramener à la frontière en Italie. Ainsi tous les matins, celles et ceux qui se sont fait attraper reviennent «Chez Jesus».

Les camarades présent-e-s relatent de nombreux cas de violences policières subies par les personnes traversant la frontière, ils relatent aussi des faits de racket. Lors d’un récent passage, une personne faisant la traversée se serait fait voler 300 euros par des policiers.

Voici un extrait d’une lettre d’un militant sur place qui s’adresse à l’autorité judiciaire et relate les exactions policières :
«La violation quotidienne du droit des étrangers à la frontière, c’est vous.
Les arrestations et les refoulements sans ménagement des demandeurs d’asile, c’est vous.
Le non-respect du droit des mineurs que la France se doit de protéger, c’est vous.
Les refus d’entrée pré-remplis et la falsification des informations, c’est vous.
Le délaissement des exilés malades ou blessés qui ont besoin de soins ou d’une hospitalisation, c’est vous.
Les chasses à l’homme noir, c’est vous.
Les guets-apens, les pièges tendus, les planques avec jumelles à vision nocturne et caméra thermique, c’est vous.
La mise en danger des exilés, poursuivis dans la nuit, et la négation de leur vulnérabilité, c’est vous.
La collusion avec les militants de Génération Identitaire, que vous remerciez pour le bon boulot qu’ils ont fait lorsqu’ils vous remettent des exilés, c’est vous.
Le dépouillement des exilés interpellés, c’est vous.
L’interpellation de femmes, accompagnées d’enfants qu’elles portent dans leurs bras, et sommées de se coucher à terre, c’est vous.
Ces coups qui pleuvent parfois sur ceux qui demandent juste une protection et qui sont en quête d’un bout de terre habitable alors même qu’ils vous supplient à genou de ne pas les renvoyer en Italie, c’est vous.
Les menaces faîtes armes à la main << arrête toi où on tire >>, c’est vous.
Les violences verbales faîtes à des femmes sur le point d’accoucher “ ma mère à moi a bien accouché dans la neige, tu peux le faire aussi et si c’est ici devant la Paf ça ne me dérange pas >>, c’est vous.
Les paroles abjectes << Vous êtes trop nombreux, Macron ne veut plus de vous, retournez en Italie >>, c’est vous.
Les réflexions odieuses, lorsqu’un exilé qui sent que ses droits sont bafoués vous rappelle que la France est le pays des droits de l’homme, et que l’un de vous lui rétorque <>, c’est vous.
Les exilés reconduits en Italie à pied et poussés par une voiture des forces de l’ordre, comme du bétail, c’est vous.
Les faux randonneurs qui font mine d’indiquer le chemin à des exilés égarés qui quelques minutes plus tard tombent entre les mains de vos collègues qui les ramènent en Italie, c’est vous.
La répression et le découragement des solidarités et des idéaux de fraternité, jetés par-dessus bord, c’est vous.
L’intimidation et le harcèlement des solidaires et de leurs familles, c’est vous.»

Texte à retrouver dans son intégralité ici

Il existe donc, en plus du danger que constitue une marche de nuit en haute montagne, en plus des agissements de l’extrême-droite, en plus de l’hostilité des habitants, une autre menace, celle des agissements des gendarmes chargés de la surveillance de ce passage frontalier.
Danger d’autant plus important qu’il est impossible pour les camarades de pouvoir observer ces rencontres avec la gendarmerie.
Accompagner les migrants lors de ces passages constitue «l’aide au franchissement de frontière», la peine maximale étant de dix ans d’emprisonnement, 750 000 euros d’amende et l’interdiction du territoire français pour ces faits.

Les 3 + 4 de Briançon : besoin de solidarité

C’est ce pourquoi sont poursuivi-e-s «les 3 de Briançon», qui ont été incarcéré-e-s lors d’une marche qui traversait la frontière, alors qu’au même moment les néo-fascistes de Génération identitaire organisaient une manifestation. Pendant des semaines, ces militant-e-s d’extrême-droite ont tenté d’empêcher des migrant-e-s de passer, disposant d’un blanc-seing de la part des services de police et de l’État. .
Il faut rappeler que le mois précédent cette marche, trois migrant-e-s avaient perdu la vie sur le chemin à cause de la persécution policière et des conditions de circulation de ces personnes.

Une date de procès a été annoncée pour les trois de Briançon et il semblerait que des militant-e-s solidaires, ayant eu affaire à la police après cette marche, seront jugés aussi ce même jour, le 8 Novembre 2018. En effet, quatre personnes supplémentaires ont été mises en garde à vue en Juillet, poursuivies pour les mêmes motifs «d’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français en bande organisée» suite à la marche du 22 avril dernier

Nous ne manquerons pas d’afficher notre solidarité pour elles et eux, et organiserons un événement à ce moment-là.

Le week-end «passamontagna»

Du 8 au 10 Juin, des camarades se sont rendus à un week-end nommé «passamontagna».
Ce week-end a rassemblé plus de deux cents personnes lors de trois jours de marche autour de la frontière franco-italienne, des débats et des rencontres ont eu lieu avec des habitant-e-s, les migrant-e-s et les bénévoles qui soutiennent les réfugié-e-s.
Ces deux cents personnes ont accompagné les migrant-e-s et traversé la frontière jusqu’à Briançon sous une surveillance massive de la police (camions de CRS, hélicoptère, prise de vidéos et de photos).
Une nouvelle marche devait avoir lieu le week-end où nous sommes venus mais n’a pas pu se tenir.

Lutter contre les frontières

Pour conclure nous nous sommes engagé-e-s à faire le relais entre les mobilisations à la frontière et Lyon et à organiser la solidarité.
Nous le ferons bien sûr avec tous ceux et celles qui le souhaitent, militant-e-s ou non de la GALE.
Et surtout nous nous sommes rendus chez Jesus à l’appel du collectif d’animation afin d’organiser cinq jours de camping dans le but de sensibiliser et d’organiser la lutte sur la frontière.
Il sera donc organisé un camping solidaire en septembre et nous vous donnerons plus d’informations le moment venu.

Invitation au camping de lutte du 19 au 23 Septembre au col du Montgenèvre

Nous vous convions au cinq jours pour partager, réfléchir, et pratiquer la lutte contre les frontières et les Etats qui les utilisent.
Voici le tract en Italien, nous vous tiendrons informé du contenu car le programme est en cours de construction.

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La GALE souhaite réaffirmer à travers son engagement la nécessité de briser les frontières qui tuent tous les jours que cela soit en montagne, en Méditerranée, ou ailleurs.
L’État français se permet d’engager des guerres impérialistes dans le monde. Il affame les peuples à travers l’asservissement des populations dans une démarches néo-colonialiste. Les entreprises françaises sont présentes dans le monde entier. Les marchandises traversent quotidiennement toutes les frontières mais les hommes, les femmes et les enfants qui fuient la misère et les guerres ne le peuvent pas, au mépris même de la législation.
L’État français et l’Europe ferment leurs portes aux migrant-e-s, ferment leurs ports, criminalisent celles et ceux qui leur viennent en aide, financent l’autocrate Erdogan pour les retenir ou encore les milices libyennes qui les maltraitent.
Ce traitement est une honte qui contamine toute l’Europe où les mouvements xénophobes grandissent, quand ils ne sont pas déjà au pouvoir comme en Hongrie ou en Pologne.
Nous sommes contre toutes les frontières et militons pour la libre circulation des personnes et la liberté d’installation.

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NO BORDER NO NATION STOP DEPORTATION

Retour sur une soirée attaquée par l’extrême-droite : appel à soutien pour notre camarade qui passera en justice

Retour sur la soirée du le 11 avril 2018 attaquée par les membres du Pavillon Noir organisation néo-fasciste appartenant au mouvement Bastion Social et appel à soutien face à la justice pour notre camarade qui passera en cours d’appel dans les prochaines semaines

Après le temps du récit policier et celui des médias vient celui de la vérité.

Nous avons verrouillé notre communication afin d’éviter d’exposer notre camarade à plus d’acharnement judiciaire et médiatique.Retour ligne automatique
En effet, bien que faisant partie de ceux et celles qui ont subi l’assaut des néonazis du Bastion Social, notre camarade est celui qui est passé le plus près de la prison. Il risque d’y passer six à neuf mois.

Nous reviendrons plus tard sur l’action judiciaire.

Le mercredi 11 avril 2018, une association promouvant la scène hardcore sur Lyon organisait un concert dans le bar « RocknEat » situé au 32 quai Arloing dans le 9 ème arrondissement de Lyon.Retour ligne automatique
L’organisation de l’événement, indépendante du bar, souhaite démontrer que la scène hardcore partage des valeurs opposées à celles de l’extrême-droite.Retour ligne automatique
C’est pourquoi ses membres ont fait le choix d’apposer un petit logo où il est écrit « no racism, no sexism, no fascism » :

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Ce choix assumé leur avait déjà créé des soucis avec des militants fascistes de Lyon lors d’un concert organisé quelques semaines auparavant dans ce même bar. En effet, ces derniers s’étaient déjà amusés à venir molester une partie du public.Retour ligne automatique
Il est d’ors et déjà important de noter que le « RockNEat » se situe à quelques centaines de mètres du local néonazi « Pavillon Noir », bar du groupe fasciste Bastion Social, nouvelle organisation du Groupe Union Défense.Retour ligne automatique
Pour approfondir sur ce qu’est le Bastion Social et les agissements de leurs militants, nous vous laissons le soin d’aller regarder ce qui a été écrit par le site d’information local rue89Lyon : (https://www.rue89lyon.fr/2018/01/11/bastion-social-gud-change-de-costume-inaugure-nouveau-local-vieux-lyon/).

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ACTE I : l’attaque des militants néofascistes du Bastion Social

Ce mercredi 11 avril avait lieu un concert qui représentait une scène ouverte à tous et toutes dans un quartier qui subit la tentative d’une sanctuarisation par l’extrême-droite.Retour ligne automatique
C’est d’ailleurs pour cette même raison que nous venons régulièrement diffuser des tracts d’information aux habitants/es de ce quartier pour les informer et leur montrer qu’ils et elles ne sont pas seuls.Retour ligne automatique
Nous sommes un certain nombre à apprécier le style musical, et nous nous réjouissons que des organisations de culture mettent en avant des valeurs qui nous ressemble (antiracisme, anti-sexisme, défense des droits des personnes LGBTQIA++ etc…)..Retour ligne automatique
Nous sommes donc venus à cinq à ce concert soutenir cette initiative et passer un bon moment autour d’un verre, entre amis/es.Retour ligne automatique
La soirée se déroulait sans encombre, lorsque nous avons repéré une petite équipe de nazillons. Retour ligne automatique
Nous avons alors pris le soin d’en avertir l’organisation afin d’éviter tout désordre.Retour ligne automatique
Nous avions tout le loisir à ce moment de déclencher les hostilités, c’est pourquoi la rhétorique exécrable des journalistes réduisant ce qui s’est passé ce soir là à une simple rixe est hors de propos.Retour ligne automatique
Nous avons donc averti dans un premier temps les organisateurs de ce concert.Retour ligne automatique
L’organisation a fait savoir à l’agent de sécurité que ces personnes n’avaient rien à faire dans ce concert et représentaient un risque de désordre public plus que probable.Retour ligne automatique
Après les avoir mis dehors, l’agent de sécurité et le patron les ont refais entrer arguant que c’étaient des clients/es comme les autres et que le bar était neutre sur ce point de vu. On passera sur la neutralité face au nazisme.Retour ligne automatique
Nous avons donc fait savoir, de manière solennelle, notre indignation et notre désir de quitter les lieux dans ces conditions.Retour ligne automatique
Il était impossible, pour nous, de faire la fête à côté de personnes qui, nous le savons, passent leur temps à agresser des militant/es, pratique des ratonnades de personnes de couleurs, vandalisent des lieus de lutte comme la permanence de la CNT, la librairie la Plume Noire et la permanence PCF des pentes de la Croix-Rousse etc, etc..Retour ligne automatique
A peine avions nous passé la porte du bar pour sortir qu’environ une vingtaine de personnes nous attaquèrent de manière coordonnée et de front, pendant que les cinq nazillons restés à l’intérieur le firent dans notre dos.Retour ligne automatique
Dans la précipitation nous n’avons pas vu tout l’arsenal dont ils disposaient mais nous avons pu voir des barres, ceintures, bombes lacrymogène et tazers.Retour ligne automatique
Ce n’est pas un miracle mais bien grâce à l’entraînement dont nous disposons que nous avons pu repousser cette attaque lâche et en surnombre. Retour ligne automatique
Nous avons tout fait pour nous défendre vigoureusement et certains d’entre-eux doivent regretter leur attitude.Retour ligne automatique
Lors de ce déferlement de violence notre petit groupe s’est scindé en deux, certains/es partis/es chercher la voiture avec laquelle nous nous étions rendus/es au concert.Retour ligne automatique
Si nous nous en sommes sortis/es avec seulement quelques égratignures et bosses c’est aussi grâce à l’intervention de notre camarade qui, inquiet de l’issu de leur attaque, est venu tenter de nous récupérer.Retour ligne automatique
En effet, au milieu de la mêlée, il a pu approcher son véhicule de nous mais il y avait trop de monde autour de celui-ci pour que nous puissions y pénétrer. Retour ligne automatique
Son intervention et son sang-froid ont sauvé bon nombre de personnes venues assister à ce concert.

Si nous n’avions pas pris l’initiative de nous défendre et par là même de défendre le concert, de protéger les personnes à l’intérieur du bar et de repousser la milice d’extrême-droite, l’issue aurait pu être extrêmement grave !Retour ligne automatique
Et non, messieurs et mesdames les journalistes, ce n’était pas une rixe entre extrémistes mais une action d’autodéfense face à des militants-es néofascistes venus-es agresser des amateurs-rices de musique.Retour ligne automatique
C’est bien le Bastion Social accompagné par son leader, le « charismatique » Steven Bissuel et son trésorier Tristan Conchon , qui a effectué ce raid. Retour ligne automatique
On ne sait pas si ce type d’activité est inscrit sur les statuts de leur association, on laissera à la mairie le soin de vérifier vu que visiblement, il n’y a rien à signaler de leur côté. Leur trésorier avait l’air de prendre son rôle très au sérieux.Retour ligne automatique
Quoiqu’il en soit, la police venue par la suite nous a signalé la présence de caméras qui auraient tout filmé. Retour ligne automatique
C’est une chance, d’habitude elles ne fonctionnent pas pour eux. Nous sommes convaincus que les images viendront étayer notre propos.

ACTE 2 : violences policières et emballement judiciaire

Lorsque la police est arrivée, nous avons de notre côté signalé que nous n’avions rien à dire.Retour ligne automatique
Nous venions de subir une attaque, de protéger un lieu et il y avait assez de témoins de ce qui s’était passé.Retour ligne automatique
Après quelques embrassades entre les propriétaires du bar et des discussions informelles avec les personnes présentes, les forces de police vinrent à la rencontre de notre camarade G. pour lui proposer de s’entretenir avec eux : « ou vous venez, ou on vous embarque ».Retour ligne automatique
De fait ils l’ont embarqué et nous le reverrons « libre » que deux jours plus tard.Retour ligne automatique
Après avoir prévenu une avocate nous nous sommes rendus-es le soir même devant l’hôtel de Police Marius Berliet.Retour ligne automatique
En attendant cette dernière, les pompiers sont arrivés sur place et sont venus emmener notre camarade le visage tuméfié et ensanglanté. Il a juste eu le temps de nous dire qu’il venait de subir un tabassage en règle dans les locaux de la police.

Nous avons donc un camarade qui est entré en bonne santé, qui avait eu le temps de se débarbouiller le visage et qui est sorti du commissariat la tête méconnaissable.

L’officier de police judiciaire qui a commencé à l’interroger lui a cassé le nez à coup de poing et ses collègues sont venus-es le finir à coup de pied devant d’autres policiers qui eux ont détourné le regard (vous savez ceux qu’on nomme communément « les bons flics »).Retour ligne automatique
Malgré tout il a pu continuer ses deux jours de garde à vue avec un nez cassé, sans que personne n’y trouve à redire.Retour ligne automatique
Au bout de deux jours il a été présenté devant un juge d’instruction. Ce dernier et le procureur de la république ont tous les deux réclamés sa mise en détention en attendant le procès et ce bien qu’il présentait toutes les garanties prévues pour s’en passer !Retour ligne automatique
Le procureur aurait déclaré en off, « les 8 (les fachos ndlr) vont sortir, celui-là je le garde ». Retour ligne automatique
En effet, 8 fascistes ont été arrêté ce soir-là dont Bissuel et Conchon. Deux d’entre eux sont sortis du tribunal avec le statut de témoins assistés alors qu’ils avaient été placés en garde à vue pour violence en réunion.Retour ligne automatique
C’est le juge des libertés qui, après une heure trente de délibéré, a décidé de faire sortir notre camarade. Retour ligne automatique
Il est important de savoir qu’aucun témoignage de personnes présentes ce soir là n’ont été retenus (sans parler des vidéos montrant les nazillons-es se rassembler devant leur local et se diriger en groupe vers le RocknEat peu de temps avant l’attaque).

Notre camarade est mis en examen pour violence avec une arme par destination (il s’est défendu), outrage et rébellion (la police veut pouvoir justifier son nez cassé), et dégradation.Retour ligne automatique
Tant qu’à faire, pourquoi pas le charger pour l’emmurage du pavillon noir, lieu de rencontre néonazi de Lyon.Retour ligne automatique
En effet, deux jours avant, une équipe se faisant appeler la section AFArge a tout simplement muré le local néo-nazi. Vous trouverez leur communiqué ici : https://rebellyon.info/Lyon-nous-avons-ferme-le-Bastion-18981Retour ligne automatique
Le procureur ayant fait appel de la décision de la juge des libertés et de la détention, notre camarade repassera devant un juge à la cours d’appel pour savoir si il devra passer plusieurs mois en prison en attendant le procès final.Retour ligne automatique
Conclusion et invitation à la presseRetour ligne automatique
Pour conclure, nous pouvons affirmer que nous sommes fiers-es de ce que nous avons fait. Retour ligne automatique
Lorsque nous disons nous opposer à l’extrême-droite partout où elle se trouve, ce ne sont pas que des bons mots. Retour ligne automatique
Les beaux slogans « le fascisme c’est la gangrène on l’élimine ou on en crève » ne sont pas justes des paroles en l’air et nous avons à cœur de tout faire pour dégager ces raclures de nos vies.Retour ligne automatique
Nous ne nous sommes jamais cachés-es de promouvoir une pratique de l’auto-défense populaire face aux milices d’extrême-droite. Maintenant, si la justice vient s’immiscer, nous en répondrons volontiers car nous étions en état de légitime défense.Retour ligne automatique
C’est bien une trentaine de membres d’une organisation d’extrême-droite qui est partie du local « le pavillon noir » pour en découdre avec le public d’un concert.Retour ligne automatique
Des habitants-es du quartier nous ont procuré des écrits témoignant de cela.

Nous invitons les journalistes qui nous ont contacté à le refaire. Nous sommes désormais disposés-es à leur parler, nous ne doutons pas que loin du buzz, ils-elles ont eux-elles aussi à cœur de dire la vérité. Retour ligne automatique
Nous sommes en train de discuter de l’éventualité de faire une conférence de presse.

Nous allons nous battre pour que notre camarade ne fasse pas les frais de l’acharnement policier et judiciaire à son encontre.Retour ligne automatique
Il passera en cour d’appel de Lyon car le ministère public souhaite l’emprisonner en attendant son procès.Retour ligne automatique
Nous remercions toutes les personnes qui sont venues nous soutenir, qui nous ont envoyé des messages, il existe une réelle solidarité qu’il faut entretenir.Retour ligne automatique
Cela donne de la force pour la suite !Retour ligne automatique
Lyon est, et restera antifasciste !

Non, se défendre face aux agissements des fascistes n’est pas un crime !

Sur l’implication de Steven Bissuel :

https://www.20minutes.fr/justice/2255375-20180415-lyon-president-bastion-social-place-sous-controle-judiciaire-apres-violente-bagarre

Sur le Pavillon noir :

-https://contrelepavillonnoir.wordpress.com/le-pavillon-noir/

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environ

NB: nous tenons à remercier les personnes du public qui sont intervenues pour les repousser dont une particulièrement qui s’est fait ouvrir le crâne et qui a fini sa soirée à l’hôpital. Sa soirée a été gâchée par ces néo-nazis, mais il a su réagir dignement face à cette attaque. Ce genre de réaction est remarquable et nous lui souhaitons un bon rétablissement.

Repas de soutien à l’occupation de l’Amphi Z le vendredi 27 avril

 

Nous vous invitons à partager un repas en soutien à l’occupation de l’Amphi Z ainsi qu’un dépôt de dons de matériels. Cette soirée se déroulera à l’Atelier des Canulars le vendredi 27 Avril à partir de 19H30.

Solidarité avec les réfugié-e-s !

Ces dernières semaines, la métropole de Lyon, épaulée par les services de l’État, s’est lancée dans une véritable chasse aux réfugié.e.s et à ceux et celles qui les soutiennent.Retour ligne automatique
A Lyon, fin novembre, une cinquantaine de migrant.e.s a occupé avec les étudiant.e.s de Lyon 2 un amphithéâtre du campus de Bron, le temps de trouver un logement.Retour ligne automatique
Cette occupation a pris fin avec l’installation de ces dernier.e.s dans une ancienne caserne de pompiers inoccupée à Villeurbanne, désormais appelé « Amphi Z ». Depuis, d’autres lieux vides ont été ouverts afin de loger un nombre toujours plus grand de migrant-e-s à la rue.Retour ligne automatique
Dans la métropole de Lyon, ce n’est pas moins de 20 000 logements vacants qui pourraient être mis à la disposition de ceux et celles qui sont dans le besoin. Une grande partie appartient à la Métropole qui préfère investir 1,8 millions d’euros dans la surveillance de ces bâtiments vides. Des moyens colossaux qui pourraient être utilisés pour le relogement des personnes sans toit.

Le Bastion social (ex-GUD, groupuscule fasciste) profite de la question du mal logement et de la misère pour promouvoir leurs idées xénophobes et racistes.Retour ligne automatique
S’inspirant du mouvement néo-fasciste italien Casapound, qui depuis 2003 se sert des problèmes de précarité et de mal logement à des fins populistes, ils promeuvent « la priorité nationale » et se servent de cette récupération intéressée pour favoriser leur politique fasciste.Retour ligne automatique
La solidarité n’a pas de classes ni de frontières.

A la différence de ces nazillons à la fibre sociale, des associations de parents d’élèves, du droit au logement et des anonymes se battent à l’ombre des projecteurs pour reloger dans des conditions dignes tous ceux et celles qui le requièrent. Cependant l’État traque et condamne à des peines de prisons ces bénévoles. Ainsi Cédric Herrou, agriculteur dans les Alpes maritimes, fut condamné à de la prison avec sursis et à des amendes pour avoir recueilli, hébergé et nourris des migrant-e-s traversant la frontière alpine dans le froid et la neige.Retour ligne automatique
La criminalisation de la pauvreté et l’instauration d’un délit de solidarité prouve une fois de plus que l’État français préfère punir qu’agir face à la misère. Le récent projet de loi Collomb est un pavé de plus lancé par l’Etat dans sa gestion répressive et raciste des demandeurs d’asile et des sans-papiers.

Solidarité internationaliste.Retour ligne automatique
Régularisation de tous les sans-papiers.Retour ligne automatique
Un toit et un logement pour tous et toutes.

No borders – No nations – Refugees welcome

Collectif Amphi Z et Le groupe antifasciste Lyon et Environ

P.-S.

Voici une liste des besoins recensés par les habitants de l’Amphi Z :

- Shampoing, gel douche Retour ligne manuel
- Brosse à dent, dentifrice Retour ligne manuel
- Serviette hygiénique Retour ligne manuel
- Eponge, sac poubelle, liquide vaisselle ( et pleins d’autre produits pour le ménage) Retour ligne manuel
- De l’huile, du sucre, du sel et en général de la nourriture Retour ligne manuel
- Des habits d’homme, des chaussures, des serviettes de douche Retour ligne manuel
- Bidon essence sans plomb 95 pour groupe électrogène

cof

BATTEZ-VOUS ! Plaidoyer pour l’autodéfense populaire, l’autonomie politique et l’auto-organisation des dominé-e-s

Nous pouvons avancer sans se tromper qu’aujourd’hui, aucunes leçons n’ont été retenues de la crise financière de 2008. La bourgeoisie et les grands patrons font toujours plus de profits, le fonctionnement des marchés financiers continue à se complexifier et la machine est complètement hors de contrôle.
Dans le même temps jamais nous n’avons enregistré autant de reculs sociaux, les cures d’austérité (pour nous) continuent, les services publics sont démantelés, les riches récoltent toujours plus de cadeaux fiscaux et les entreprises sont gavées d’argent public qu’elles s’empressent de reverser en dividendes à leurs actionnaires.
L’extrême-droite n’est pas en reste et prend ses quartiers en France. Elle étend sa sphère d’influence largement aidée par cette même bourgeoisie. Toutes les grandes métropoles françaises ont droit à leur bande de fascistes qui agressent bien souvent dans la plus grande décontraction.
L’Europe ferme ses frontières, des guerres éclatent et avec elles leur lot de réfugié-e-s. L’Union Européenne préfère donner des millions à l’autocrate Erdogan pour contenir les millions de réfugié-e-s économiques, politiques qui aspirent à un avenir plus radieux.
La France malgré tout vend toujours plus d’armes et à n’importe qui. On arme la dictature égyptienne, on signe des contrats de milliards avec l’Arabie Saoudite, le complexe militaro-industriel bat son plein et les vendeurs de mort s’en mettent plein les poches.
A l’intérieur de nos frontières, la violence d’Etat continue de s’exercer dans les quartiers populaires, légitimée par le racisme d’Etat et dans le but de raffermir le contrôle de l’ennemi intérieur.
Ce sont désormais les acteurs du mouvement social qui font les frais des pratiques qui existent depuis des années sur les habitant-e-s des quartiers populaires.

Il est plus que jamais nécessaire de rappeler la nécessité pour les dominé-e-s de s’organiser entre eux et elles afin de promouvoir leur autonomie politique, notre autonomie politique et de s’entrainer, de se mobiliser pour l’autodéfense populaire.

Crise économique, crise sociale, tentation du fascisme

En Pologne, en Hongrie, en Turquie, les forces réactionnaires sont déjà au pouvoir, dans le reste de l’Europe de nombreux mouvements fascistes attaquent et conspirent pour une révolution sociale-nationaliste.
En France, l’extrême-droite joue son rôle de supplétif de la bourgeoisie, attaque les minorité-e-s qu’elles soient de race, de genre, de religion ou bien d’orientation sexuelle. Elle promeut un discours social sur fond de suprématie blanche. Elle effectue des raides dans les manifestations et plus récemment attaque des étudiant-e-s dans les universités et les lycées.
Ce cocktail qu’a déjà connu l’Europe semble se répéter.

A chaque crise de la social-démocratie, les forces de l’extrême-droite sont appelées à la rescousse. La bourgeoisie lorsqu’elle est acculée, fait appel aux fascistes quitte à laisser ce pouvoir lui échapper. L’important étant que ces derniers ne nuisent pas trop à leurs profits.

Crise écologique

Toutes nos considérations d’ordre sociale risquent d’être balayées par une crise écologique de grande ampleur. Les prévisions les plus pessimistes prévoient un effondrement de notre société « thermo-industrielle » en 2020.
En Novembre 2017, 15 364 scientifiques de 184 pays déclaraient : « Nous mettons en péril notre avenir […]il sera bientôt trop tard pour dévier de notre trajectoire vouée à l’échec » dans la revue Bioscience.
D’ici peu de temps nous vivrons de nouvelles extinctions massives d’espèces animales, l’eau est de plus en plus rare, polluée et nous subissons déjà une augmentation permanente de la température terrestre qui conduira à des grandes catastrophes.
Nous sommes de plus en plus nombreux-euses sur Terre et faisons déjà face à l’épuisement des ressources comme le sable, le pétrole, les métaux rares et les forêts.
Les accidents nucléaires se multiplient et les pays déjà dotés de l’arme nucléaire augmentent leur nombre d’ogives.

Toutes ces crises successives sont soumises à une fuite en avant des gouvernements mondiaux.  Leur cynisme les pousse non pas à éviter cette catastrophe écologique mais plutôt à réfléchir et s’organiser comment ils gèreront les conséquences de celle-ci.
Les cop 21 et autres grenelles de l’environnement sont de la poudre aux yeux jetée par les gouvernements afin d’apaiser leurs populations.
Il n’est pas compliqué d’y voir un lien avec le recul de nos libertés fondamentales : fichages généralisés, état d’urgence permanent, course à l’armement, et surtout toujours plus de répression. Ces reculs des libertés se faisant bien-sûr au nom de la défense de la nation contre le terrorisme.
Quoiqu’il en soit nous pouvons légitimement penser que ces reculs sont prévus pour fliquer les mouvements sociaux grandissants.
C’est à l’image de ce que fût le prélèvement ADN : au départ il a été justifié afin de ficher les délinquants sexuels, il est désormais systématiquement demandé aux militant-e-s.

 

L’appel à l’aide aux autorités

Le mouvement social généralement prône un pacifisme naïf : « on est contre la violence, on ne veut pas de débordement, on a l’autorisation de la préfecture, voire même : on va faire un SO pour encadrer les manifestants et les comportements qui nous plaisent pas ».

Bien trop souvent, et spontanément, le citoyen lambda se retourne vers l’Etat, censé protéger la veuve et l’orphelin dans le roman étatique.
Dans le cadre de la lutte antifasciste, on réclame des moyens de police pour contrôler les agissements de l’extrême-droite, on demande aux mairies de faire fermer des locaux fascistes.
Quelle preuve de notre impuissance ! Quelle lâcheté !
Certains dénoncent à juste titre le racisme d’Etat, la répression sociale, les discriminations, les violences policières, la justice de classe, la perpétuation de l’ordre patriarcal, le renvoie à la frontière des migrant-e-s, l’emprisonnement.
Mais ce sont bien ces mêmes institutions qui exécutent ces tâches !

Cette politique en plus d’être méprisable, entretien dans l’esprit des gens l’illusion d’un Etat qui serait protecteur, d’un Etat neutre, d’un Etat qui serai l’arbitre en somme des antagonismes sociaux, que la police serait effectivement là pour nous protéger contre on ne sait qui.

Or, l’Etat et sa police ne sont que des outils des dominants, de l’oligarchie économique afin de réprimer, de maintenir son oppression sur les dominé-e-s : la classe ouvrière, les minorité-e-s raciales, religieuses, de genre ou d’orientation sexuelle.
Et surtout si l’Etat se sent en danger il n’hésitera pas à annihiler ce semblant de libertés démocratiques que nous octroi la démocratie bourgeoise. C’est bien d’ailleurs ce qui se passe comme nous l’avons dit plus haut, sur fond de guerre au terrorisme avec le passage de l’état d’urgence dans la législation.
La peur du terrorisme est un outil qui permet à l’Etat de rogner chaque jour un peu plus sur nos libertés individuelles.
Et si la suppression de nos libertés ne suffit pas, elle appellera l’extrême-droite en renfort soit par les urnes en préparant l’opinion publique (avec l’introduction comme on le voit actuellement de tous les thèmes de campagne du feu Front National et de groupes comme Génération identitaire dans le débat public), ou soit par la force.
Et ne nous trompons pas, les premières balles et mesures contre-révolutionnaires seront pour notre camp.

 

Autonomie politique, Autodéfense populaire et auto-organisation des opprimé-e-s

 

Il faut dès aujourd’hui se préparer au durcissement de la lutte révolutionnaire.
Face à l’Etat, aux flics, aux patrons, aux fachos, organisons l’autodéfense populaire, ne comptons que sur nous !
Apprenons à nous battre, à nous faire confiance, ne soyons plus jamais démuni-e-s.

Le camp de l’Etat est prêt, il s’est déjà doté de tout ce qu’il pouvait pour nous réprimer.
Les fascistes s’organisent, s’arment et s’entrainent (certes de manière bien souvent ridicule) et adorent la violence, elle est leur moyen et leur finalité pour imposer un régime totalitaire.
Il est plus que jamais important malgré tout de les prendre au sérieux. Ils appellent même sur des sites politiques publiques à s’armer militairement!
Le mouvement révolutionnaire doit se préparer à ces grands changements.
Le privilège dont nous jouissons de vivre en paix ne doit pas nous faire végéter. Ce privilège d’ailleurs, ce sont d’autres dominé-e-s qui le payent. Nous ne vivons en paix à l’intérieur des frontières de la métropole car la France fait la guerre en notre nom dans les quatre coins du monde.
C’est le résultat de la politique impérialiste et néo-colonialiste de la France qui vise à asservir bon nombre de pays et de populations au nom des intérêts des capitalistes français. Les attaques terroristes sur le territoire métropolitain sont bien souvent des réponses militaires à cette politique. Le luxe de faire la guerre et de tuer hors de nos frontières se paye lui aussi.

Une révolution est et ne sera possible que en imposant une plus grande violence encore que nos concurrents.
Mais pas n’importe-quelle violence. Une violence de vie, collective, massive, qui entrainera la paix, l’égalité sociale et économique.
Elle entrainera l’arrêt de la surexploitation de la planète, la libre circulation et installation de chacun-e-s, la liberté de nos choix de vie, de nos orientations sexuelles…
La révolution devra mettre fin au patriarcat, à la déconstruction de nos privilèges, de nos attitudes oppressives.

Nous détestons la violence, nous détestons les rapports de domination, mais c’est bien l’oppresseur qui choisit le degré de violence pour assoir son pouvoir.
Nous devons affirmer nos choix de vies, construire, à réinventer nos rapports comme cela se passe parfois sur les zads.
Nous devrons abolir la justice de classe/race/genre et repenser nos règles du jeu.
L’autonomie politique est un appel à ne plus dépendre de personne si ce n’est de nous-même, d’être les acteurs-trices de notre propre émancipation.
Ce texte n’est pas une ode au virilisme, attention, la révolution ne se passera pas de la déconstruction de nos rapports sociaux, la violence révolutionnaire doit être collective.
A l’heure où nous écrivons ce texte, il est temps pour le mouvement révolutionnaire de se préparer, de se donner des armes pour nos luttes car de grands bouleversements arriveront.
Ce rapport de force ne pourra se construire que dans l’unité des forces révolutionnaires.
Nous le répétons : nous n’avons pas besoin de leaders, de chefs, d’organisations avec à leurs têtes des individus qui finiront par se battre pour leurs places, leurs postes et non pour nos intérêts.
Nous n’avons pas besoin de ceux et celles qui « se posent en tampons entre le pouvoir et ses opposants, en amortis des colères, en modérateurs des révoltes, appelant inlassablement au calme et à la discipline, et condamnant perpétuellement les casseurs, zadistes, saboteurs, faucheurs, squatteurs, tagueurs, émeutiers, anarchistes et autres révolutionnaires. » comme l’écrit notre camarade Yannis Yolountas.

En cela ne nous laissons pas berner par les élections bourgeoises qui ne sont que des prétextes à l’illusion démocratique.
Nous devons nous donner les moyens de nous défendre et ce n’est pas la police qui viendra à votre secours. Elle ne vient déjà plus dans les quartiers populaires pour autre chose que réprimer.
Il sera même beaucoup plus probable que la police vienne vous chercher pour vous enfermer.
C’est ce qui se passe déjà pour nous, pour les révolutionnaires, pour les syndicalistes en lutte, pour tous ceux et celles qui font les choix d’une autre vie.
Le mouvement révolutionnaire doit s’unir dans les luttes et non derrière ses drapeaux identitaires.
Nous devons déborder le pouvoir et les cadres d’organisation qui nous maintiennent dans le pacifisme social.

Enfin, nous avons, aujourd’hui plus que jamais besoin de s’unir mais aussi de se soutenir !
La solidarité est le moteur de nos luttes, continuons à nous rassembler à chaque appel à mobilisation que cela soit pour éviter les expulsions de squat, à empêcher l’arrestation de personnes sans-papiers, à soutenir les initiatives comme la réquisition de logement, à soutenir nos proches qui passent en procès, à envoyer des mandats etc… etc..

Cette solidarité est notre arme !

Pour aller plus loin :

Articles :

https://www.mediapart.fr/journal/france/090418/forces-de-l-ordre-liees-l-ultra-droite-violente-la-dgsi-s-inquiete

https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/011116/francois-burgat-la-violence-dite-islamique-ne-vient-pas-de-l-islam?onglet=full

https://www.letemps.ch/sciences/jamaisvu-15-000-scientifiques-sunissent-face-degradation-planete

http://blogyy.net/2018/04/09/non-violence-ou-violence-dans-la-lutte-2/

Livres :

Pablo Servigne : Comment tout peut s’effondrer. Petit manuel de collapsologie à l’usage des générations présentes. Editions du Seuil. Collection Anthropocène. 2015

Mathieu Rigouste : L’ennemi intérieur. La généalogie coloniale et militaire de l’ordre sécuritaire dans la France contemporaine. Edition La Découverte. 2009

Mathieu Rigouste : La domination policière. Edition La Fabrique. 2012

Vidéo :

Documentaire : Fascism Inc. Réalisé par Aris Chatzistefanou (2014)

Mairie de Lyon – Ne pas se positionner revient à prendre position.

Le conseil municipal de Lyon, qui s’est tenu lundi 26 au soir, s’est enfin exprimé sur la question de la présence des locaux fascistes à Lyon. La réponse de la mairie est celle de la non-intervention et, surtout, du refus de condamner fermement la présence et l’activité bouillonnante de l’extrême-droite à Lyon.

Rue 89 rapporte que le maire Georges Képénékian a déclaré un lapidaire “Nous sommes ici extrêmement attentifs à ce sujet. Je ne peux que réaffirmer la volonté de notre ville que le quartier classé, Vieux Lyon, ne devienne pas leur point de ralliement. Une fois que cette affirmation est reformulée ici vous imaginez bien que ça prend des temps, des tournures et des dispositifs multiples et différents mais croyez bien que nous avons cette détermination.”

Tandis que les mairies de Strasbourg et de Chambéry ont voté des motions symboliques, ici, à Lyon, la réaction est de prendre des pincettes et de ne pas se mouiller. Tandis que Gérard Collomb n’a pas de mots assez durs pour parler des groupes progressistes et révolutionnaires qui viennent en aide aux migrants et aux migrantes, il s’est toujours montré d’une prudence d’ange envers les fascistes.

Mairie du 1er arrondissement de Lyon, ou le drapeau noir flotta le 1er Mai 2017.

Collomb et son dauphin, Képénékian, illustrent la double face des dirigeant.e.s bourgeois.e.s. Lorsqu’il s’agit des masses populaires, des exploité.e.s, des opprimé.e.s, là, l’état ne connaît ni les limites, ni ses propres lois. En témoignent les exécutions extrajudiciaires que sont les bavures en bavures. Lorsqu’il s’agit des fils et filles de bonne famille, de la bonne bourgeoisie catholique et réactionnaire de Lyon et des alentours, là, immédiatement, les lois doivent être respectées le plus strictement possible.

Le refus d’une prise de position a un sens, il est celui de la protection envers les fascistes. Il est celui d’avouer que ceux-ci ont droit de cité dans la ville de Lyon. La bourgeoisie ne punira pas ses enfants, surtout qu’ils lui sont bien utile, en ces temps de lutte sociale, comme cela a pu être observé à Montpellier ou à Lille. Là, les fascistes ont agi en auxiliaire de police. Dès lors pourquoi les réprimer.Une des photos des deux ultra élus à la tête de Lyon qui avaient déclaré que nous étions dans le « temps de l’action ». RedKépénékian and Blacksecheresse

Mais naïfs et naïves sont celles et ceux qui espéraient autre chose !

La GALE a toujours défendu l’idée qu’il n’y avait rien à attendre des discussions de salon qu’entretiennent les bourgeois et les bourgeoises entre eux. Il n’y a de plus rien à attendre de la part des institutions autrement que des promesses en l’air, des pactes avec le diable, ou des trahisons. Tout ce que proposent les bourgeois.e.s, c’est de sacrifier la mobilisation antifasciste, de la détruire.
D’autant que l’application du programme des fascistes se fait déjà, économiquement par les Lois Travail, juridiquement par l’état d’urgence permanent, dans la répression des réfugiés par les circulaires Collomb. Et il faudrait compter sur ces individus, sur le PS, sur ceux qui appliquent ou ont appliqué la politique des fascistes pour gagner ?

La GALE défend une conception de l’antifascisme autre. Un antifascisme indépendant des institutions, basée sur l’autonomie de classe. La victoire contre le Bastion Social, l’an passé, fut la fruit d’une mobilisation qui a forcé les autorités à mettre fin à l’existence de cette verrue immonde sur la Presqu’île. C’est également par la mobilisation que le nouveau Bastion Social, tout comme les lieux fascistes en général, pourront être rendus intenables.

Les fascistes ont beau se voir en seigneurs des rues, ont beau parader lorsqu’ils sont en nombre, ils savent que la plus grande majorité des lyonnais et des lyonnaises les regardent comme des fanatiques, comme des racistes de bas étage, comme des illuminés. Seuls, ils se camouflent, cachent ce qu’ils et qu’elles pensent, de peur d’être démasqué.e.s. Lyon la bourgeoise peut les voir comme des auxiliaires de police comme une milice réactionnaire, mais Lyon la populaire les rejette !

La GALE continuera sa lutte pour démasquer ces fascistes aux yeux de tous et de toutes.

Pour que les fascistes n’aient plus de refuge. Pour que, partout où ils aillent, ils soient chassés comme les vermines qu’ils sont !

La Gale.

Bastion Social et Néo Nazis TRUE LOVE

La première manifestation que la GALE avait organisé en Juin 2017 face au début du Bastion Social, nous avions eu des critiques par rapport à notre banderole.
« Non à la récupération de la misère par ces nazis »Première manif contre le bastion social le 2 juin 2017.

On nous reprochait d’avoir fait un raccourcis trop simpliste en qualifiant les fachos du Bastion Social de nazis, et pourtant plus les mois passent plus les preuves s’accumulent sur l’amitié entre les différents groupes fascistes lyonnais ( GUD, PNF, Action Française, Génération identitaire) et la mouvance néo nazi française en générale.

Les dernières actualités Lyonnaise ne nous apprends rien de nouveau, à Lyon les fascistes et les néo nazis font du neuf avec des vieux.
Ces derniers mois les agressions de la part de ces groupuscules sont de plus en plus nombreuses, et quand nous grattons pas bien loin, nous nous apercevons que des visages et des noms reviennent.

Des visages que nous avions très peu vu depuis la fermeture du « Bunker Korp Lyon » et la dissolution des « Jeunesses Nationalistes ».
Derrière la belle image qu’essaye de donner Steven Bissuel avec la collecte alimentaire et la pseudo ouverture d’un squat en juin pour loger des SDF « blanc », le président du Bastion Social et ex-chef local du GUD Lyon arrive pas ou ne veut pas cacher sa proximité avec le milieu néo nazi français.

JM Lepen et Steven Bissuel en moins gras que maintenant

Un dossier sur le blog « contre le pavillon noir » pour la fermeture du local du Bastion Social de Lyon, avait déjà dénoncé ça il y a quelques semaines.
Et ce 19 Mars 2018 nous apprenons que Steven Bissuel était présent au procès de son ami Romain Blachon à la suite d’une interpellation pour avoir lancé des projectiles sur des policiers avant le match Lyon – CSKA Moscou, jeudi 15 Mars 2018.

Un match qui à fait parler de lui car comme écrit dans l’article de Rue89 lyon :

https://www.rue89lyon.fr/2018/03/19/incidents-avant-le-match-ol-cska-moscou-dix-huit-mois-de-prison-

pour-un-hooligan-lyonnais/

« En plus de ces graves incidents avant le match impliquant des militants d’extrême droite, d’autres faits ont émaillé la rencontre de Ligue Europa contre le CSKA Moscou. On a appris ce lundi 19 mars que l’UEFA a ouvert une enquête disciplinaire contre l’Olympique Lyonnais pour « lancement d’objets et le déclenchement de feux d’artifice, des troubles dans le stade, des escaliers bloqués et un comportement raciste ».

À ce sujet, l’organisation européenne du football indique qu’il s’agit « de symboles nazis dans le stade, de salutations nazies et de l’attaque d’un spectateur de couleur. »

Bref tout ça n’est pas très étonnant quand nous savons que Romain Blachon est membre du Blood and Honor Hexagone.

Quand on sait que Pierre Scarano et Renaud Mannheim ont été vu à plusieurs reprise au pavillon noir et que certains membres du Blood and Honour aide à la collecte alimentaire le mercredi soir devant le Carrefour Market au 63 avenue maréchal Foch Lyon 6.

Le mot fasciste et nazi sont parfaitement adapter au mouvement Bastion Social et les membres fréquentant leur bar le Pavillon Noir au 73 quai Pierre Scize Lyon 5, toujours ouvert actuellement.

Les petites alliances ( Blood and Honour, GUD, Action Française) au  » Pavillon Noir  » Local du Bastion Social Lyon.

Pour en savoir plus sur le Blood and Honour et le Bunker Korp Lyon ( local néo nazi de Gerland fermé depuis plusieurs année) voir article: https://fafwatchra.noblogs.org/files/2012/06/Bunker-Korps-Lyon.pdf

Pour en savoir plus sur les dernières accusations contre le Blood and Honour Hexagone et certains de ses mambres: http://lahorde.samizdat.net/2016/04/11/blood-honour-hexagone-du-bruit-des-coups-des-armes/ et https://www.laprovence.com/article/edition-marseille/3886978/neonazis-un-marseillais-dans-le- viseur.html

LA GALE

Lutte de genre, d’orientation sexuelle et antifascisme

 

L’Antifascisme en tant que force contre-réactionnaire et contre-oppressive se doit d’inclure les luttes des minorités de genres et d’orientations sexuelles. Trop longtemps dominée par une vison viriliste, l’Antifascisme a longtemps souffert du manque de représentation et d’inclusion de ces luttes. Aujourd’hui plus que jamais, ce travail de déconstruction est primordial.

En effet, la LGBTQIA+ phobie° s’articule comme une oppression de la libre compréhension de nos corps, une confiscation morale de nos sensibilités et enfin une imposition à répondre à des critères dictés par un soit disant « état de nature » de l’Homme.

C’est le dictat « du naturel, du non-pervertit ».

Cette imposition s’articule de différentes manières, qu’elle soit une assignation à vivre ses relations dans un rapport purement hétérosexuel ou dans l’obligation à répondre aux codes du genre qui nous sont assignés à la naissance.

En clair nous vivons dans un monde où le privilège appartient aux personnes Cis°° et hétérosexuel où sont bannit toutes possibilité de doutes ou fluidités.

 

Aujourd’hui la situation en Occident parait au premier abord (et par le biais des outils de nos sociétés spectacles) s’améliorer. La lutte pour le mariage pour tou.te.s ainsi que les différentes représentations dans le milieu culturel, donnent une place à certain.e.s concerné.e.s et permettent de moins se sentir seul.e dans un monde dominé par ce que nous ne sommes pas. Pourtant il faut comprendre que ces luttes bien que représentatives d’une partie de la communauté LGBTQIA+, sont des combats qui s’incluent dans la logique de normalisation. Ce n’est ni plus ni moins la mainmise de l’Etat sur ce qui nous a toujours été reproché. C’est la régularisation. Tout le contraire de ce que nous pouvons être en tant que concerné.e.s par cette oppression. Nous ne sommes pas ces règles, ces normes, ces schémas d’être. Nous sommes beaucoup plus volatiles, beaucoup plus divergent.e.s de toute forme d’institutionnalisation de ce que nous sommes.

C’est justement ça qui leur fait peur, que nous soyons solidaires, subversif.ve.s et imprévisibles.

 

Par ailleurs, les agressions sur les « déviant.e.s » se multiplient : que ce soit à Lyon où une femme Transgenre s’est faite agressée à la sortie d’une soirée du centre, les agressions fascistes des néo-nazis du GUD(Bastion Social) à la sortie des Prides, le massacre des LBGTQIA+ en Tchétchénie ou ceux perpétrés par Daesh, le retour des organisations catholiques d’extrême droite comme la « manif pour tous » ou encore « Civitas ».  La liste est longue et pourrait être interminable si l’objectif était de toutes les relater.

 

D’un autre côté, nous sommes utilisés par toutes les formes de récupérations possibles et imaginables. Notre flamboyance a même séduit les agents du capital, ils ont bien compris que nous pouvons être fort.e.s mais aussi manipulable. C’est alors la dérive de l’homo-nationalisme et l’homo-capitalisme.

Effectivement il est finit le temps des Prides de Stonewall ou PD, Gouines et Trans, de couleurs et de quartiers populaires se réunissaient ensemble dans les rues pour lancer des pavés et des cocktails enflammés sur les agents de l’état et de l’ordre puritain. Maintenant la marche des fierté.e.s n’est qu’un Salon de la boîte de nuit où défilent même des syndicats de policiers « LGBT ». A New York ou dans d’autres villes mondialisées, les hommes gays, blancs et bourgeois peuvent en effet tous se retrouver autour d’une grande piscine où fleurissent mojitos et champagnes (à l’inverse des migrant.e.s LGBTQIA+ sont raccompagné.e.s à la frontière en passant par un centre de rétention).

 

 Pourquoi est-ce négatif pour nos revendications ?

Car c’est justement l’archétype qui nous est donné en exemple par la société inégalitaire. En étant si integré.e.s dans la société de marché, nous ne sommes plus dangereu.ses.x, nous ne sommes plus intransigant.e.s , même mieux nous sommes utilisables.

Nous ne pouvons considérer comme une victoire, le fait de ressembler aux schémas normatifs Cis et hétérosexuel, nous ne pouvons-nous en contenter, A aucun moment la représentation de nos marginalités dans les milieux de pouvoirs comme le gouvernement, l’armée ou la police n’est une victoire. C’est de la collaboration, un crachat jeté dans la figure de tou.te.s ces militant.e.s qui se sont battu pendant des années contre nos gouvernement et leur chiens de gardes.

Ainsi notre cause est utilisée à des fins de racismes, d’islamophobies. Nous sommes le quota, l’excuse nécessaire pour pointer de nouveaux bouc-émissaires. Les exemples sont nombreux. Que ce soit la préférence des hommes blanc dans le milieux gay et le racisme évident de ces milieux bourgeois, l’utilisation de nos luttes par les politique comme Trump pour justifier son combat contre l’immigration ou encore de ces tendances dites « queer » ou « mixte » des grandes enseignes de vêtements. Voilà ce que nous devenons, un simple argument de vente ou de rejet de l’autre.

 

Ainsi seul un retour à une vision antifasciste de la lutte LGBTQIA+ permettra de nous libérer. Seule une optique de rejet total de toutes ces impositions, d’une compréhension intersectionelle°°° de nos combats, achèveront le joug des dominants sur tous les opprimé.e.s du monde. Seule une remise en question de nos propres privilèges même en tant que concerné.e.s permettra de se resituer dans nos luttes quotidiennes.

 

La lutte LGBTQIA+ doit être antifasciste et anticapitaliste, c’est pour cela que la GALE considère et appelle les différentes organisations/groupes antifascistes à fortement inclure ces luttes afin de permettre cette mutation de notre combat trop longtemps subtilisé par les régularisateurs de l’ordre moral. De manière individuel c’est un appel à tou.te.s les concerné.e.s à se réapproprier nos luttes et les radicaliser dans une logique globale de combat contre ce monde réactionnaire.

 

Morts aux machos, Mort aux fachos.

Vive l’antifascisme populaire et inclusif.

 

 

 

 

LGBTQIA+phobie° : oppression systémique et/ou structurelle sur les personnes considéré.e.s ou supposé.e.s comme gays, lesbiennes, transgenres, queers, intersex, asexué.e.s, aromantiques ou autres minorités de genre ou d’orientation sexuelle.

 

Cis°° : Personne correspondant aux critères du genre assigné à la naissance.

 

Intersectionnalité°°° : imbrications des différentes luttes en rapport à la situation des personnes subissant plusieurs formes de dominations cumulées.  

 

SOLIDARITE AVEC LES REFUGIE-E-S

Ce samedi 17 février nous avons déployé une banderole au dessus du quai Docteur Gailleton et diffuser le tract suivant:

 

Ces dernières semaines, la métropole de Lyon, épaulée par les services de l’État, s’est lancée dans une véritable chasse aux réfugié.e.s et à ceux et celles qui les soutiennent.

A Lyon, fin novembre, une cinquantaine de migrant.e.s ont occupé avec les étudiant.e.s de Lyon 2 un amphithéâtre du campus de Bron, le temps de trouver un logement.

Cette occupation a pris fin avec l’installation de ces dernier.e.s dans une ancienne caserne de pompiers inoccupée à Villeurbanne.

Dans la métropole de Lyon, c’est pas moins de 20 000 logements vacants qui pourraient être mis à la disposition de ceux et celles dans le besoin. Une grande partie appartient à la Métropole qui préfère investir 1,8 millions d’euros dans la surveillance de ces bâtiments vides.

Des moyens colossaux qui pourraient être utilisés pour le relogement des personnes sans toit.

Le Bastion social (ex-GUD, groupuscule fasciste) profite de la question du mal logement et de la misère pour promouvoir leurs idées xénophobes et racistes.

S’inspirant du mouvement néo-fasciste italien Casapound, qui depuis 2003 se sert des problèmes de précarité et de mal logement à des fins populistes, ils promeuvent « la priorité nationale » et se servent de cette récupération intéressée pour favoriser leur politique fasciste.

La solidarité n’a pas de classes ni de frontières.

cofA la différence de ces nazillons à la fibre sociale, des associations de parents d’élèves, du droit au logement et des anonymes se battent à l’ombre des projecteurs pour reloger dans des conditions dignes tous ceux et celles qui le requièrent. Cependant l’État traque et condamne à des peines de prisons ces bénévoles. Ainsi Cédric Herrou, agriculteur dans les Alpes maritimes, fut condamné à de la prison avec sursis et à des amendes pour recueilli, hébergé et nourri des migrants traversant la frontière alpine dans le froid et la neige.

La criminalisation de la pauvreté et l’instauration d’un délit de solidarité prouve une fois de plus que l’État français préfère punir qu’agir face à la misère.

Solidarité internationaliste.

NO BORDERS NO NATIONS REFUGEES WELCOME