Communiqué du Groupe Antifasciste Lyon et Environs sur l’acte XIII gilets jaunes

Journée gilet jaune du samedi 9 février : du monde et l’autodéfense populaire !

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs était présent comme les samedis précédents à la manifestation des gilets jaunes lors de l’acte XIII de ce samedi.

Nous avions présenté à l’assemblée générale des gilets jaunes notre volonté de créer un cortège inclusif « gilets jaunes antiracistes ».
En effet, depuis plusieurs semaines des mouvements d’extrême-droite gangrènent les manifestations, attaquent ceux et celles qui ne leur plaisent pas et tentent de détourner la colère des gilets jaunes.
Ce cortège se voulait être un cadre sécurisé pour toutes les personnes qui sont les cibles de choix des néo-fascistes : personnes racisées, LGBTQI++, syndicalistes, militant-e-s de gauche, antiracistes etc…

Alors que le cortège s’engageait dans le boulevard Lafayette après le pont, une soixantaine de néo-nazis principalement lyonnais mais aussi d’autres régions attaquèrent violemment ce cortège par derrière.
Les fascistes lyonnais ont pu gonfler leurs rangs car un concert néo-nazi se tenait le soir même en région.
Ils attaquèrent en nombre, par surprise et armés.
Ils furent repoussés avec détermination par le cortège antiraciste après une petite dizaine de minutes de combat.
L’extrême-droite a prouvé qu’elle n’en n’avait rien à faire des revendications des gilets jaunes et qu’elle ne venait que pour agresser comme à chaque manifestation !

Nous pouvons signaler de nombreux témoignages concordants sur le rôle de la police qui les a sciemment laissé entrer dans la manifestation, s’armer sous leurs yeux et protéger leur repli à la fin de la confrontation. Nous sommes convaincu-e-s que les autorités laissent faire pour décrédibiliser le mouvement gilet jaune.

Globalement le traitement médiatique a été déplorable, profitant de l’agression pour renvoyer dos à dos des éléments extérieurs aux gilets jaunes faisant du hooliganisme.
Le fameux couplet des deux extrêmes que les autorités et les médias veulent nous vendre pour masquer les enjeux politiques et nier le caractère antifasciste de ce combat.
Toutes les vidéos le prouvent, nous avons répondu à un assaut violent de militants d’extrême-droite !
La seule chose qui soit vraie, c’est que c’est bien la gauche révolutionnaire qui prend au sérieux la menace fasciste et s’organise pour y faire face !

Cette victoire momentanée n’est pas due au hasard. Elle est le fruit d’une organisation rigoureuse dans laquelle le GALE a largement pris part.
Nous ne cessons de le clamer, poursuivons l’organisation de l’autodéfense populaire !
Si vous ne voulez pas rester seul-e-s face à l’extrême-droite, organisez-vous, rejoignez-nous, rejoignez les organisations de lutte !

 

Vive la lutte des gilets jaunes – Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs

 

Appel à soutien pour les antifascistes lyonnais⋅es

 

Vu l’ampleur des dégâts et du préjudice financier suite à l’action de la police et de la justice, le Groupe Antifasciste Lyon et Environs fait appel à votre solidarité en passant par un pot commun.

Cher-e-s ami-e-s, camarades, sympathisant-e-s, que vous soyez contre l’extrême-droite ou attaché-e-s aux libertés publiques ; nous nous adressons à vous car nous avons besoin de votre soutien financier.Retour ligne automatique
Des camarades antifascistes ont subi des perquisitions ce mardi 13 Novembre 2018, à 6h00 du matin, à leur domicile ou celui de leurs parents. Ils-elles ont été mis-e-s en garde à vue pendant 24h et ont été présenté-e-s devant un juge d’instruction le lendemain en fin de journée.Retour ligne automatique
Ces garde à vue ont été prononcées pour suspicions de :

- dégradation : comprendre ériger un mur devant la devanture d’un local néo-nazi « le pavillon noir », déclinaison locale du Bastion Social, organisation d’extrême-droite violente dont les agissements font régulièrement l’objet d’articles dans la presse. Retour ligne manuel
- outrage : un tag critiquant la police quelques mètres en face de ce local. Retour ligne manuel
- association de malfaiteurs : entendre que ces dégradations ont été faites avec préparation, à plusieurs.

Et un de nos camarades sera jugé pour refus de donner ces codes de cryptage et code PIN des téléphones et ordinateur.

Lors de ces perquisitions, les policiers se sont permis de prendre tout notre matériel militant. Ce sont des milliers d’autocollants, 600 badges, des centaines d’affiches, 4 drapeaux de notre organisation qui ont été pris et envoyés à la destruction.

Ils se sont permis de prendre tous nos vêtements qui pouvaient avoir de près ou de loin une connotation politique. Des t-shirts estampillés « antifa », avec un poing levé, nos t-shirts et sweat de soutien au comité Adama « vérité et justice pour Adama », ceux-ci envoyé aussi à la destruction.Retour ligne automatique
Enfin, encore plus choquant, ils nous ont pris beaucoup de livres. Il est difficile pour nous d’établir une liste exhaustive. Des listes d’objets ont été soumises à la signature de nos camarades mais elles ne nous ont pas été communiqués par la suite.

Vu qu’il existe des personnes qui doutent de notre bonne foi tant ceci parait outrancier, voici les titres dont nous sommes sûrs qu’ils ont été pris et détruits, puisqu’ils étaient sur la liste des destructions et non sur celle des scellés. Veuillez noter qu’il peut y avoir jusqu’à 10 exemplaires de ces titres :

  • Le théorème de la Hoggra de Mathieu Rigouste
  • La domination policière de Mathieu Rigouste
  • Permis de tuer du collectif Angles morts
  • Comment la non-violence protège l’Etat de Peter Gelderloos
  • La galaxie Dieudonné
  • Aube Dorée le livre noir du parti nazi grec de Dimitri Psarras
  • La commune du Rojava L’alternative kurde à l’État-nation par Collectif
  • Le guide d’autodéfense numérique Edition Tahin Party
  • Vengeance d’Etat – Villiers-le-Bel, des révoltes aux procès par Collectif Angles morts
  • Pourquoi faut-il punir ? Par Catherine Baker
  • L’homme et la terre de Elisée Reclus
  • Pirhanas de Roberto Saviano . (Un roman qui n’a rien à voir avec tout ça, mais chose insolite il se trouve que l’auteur est très engagé contre le ministre de l’intérieur Matéo Salvini).

Entre le matériel militant, les vêtements et les livres, le préjudice financier se situe sans doute à plusieurs milliers d’euros. A ceci devront s’ajouter les frais de justice : plusieurs avocats nous ont défendus et poursuivront le suivi judiciaire jusqu’à un hypothétique procès. Nous tenons à préciser que la justice ne dispose d’aucune preuve qu’un quelconque délit ait été commis par nos camarades. Toutes ces raisons nous obligent à ouvrir un pot commun pour faire face à cette répression.

Nous avons eu énormément de messages de soutien partout en France et en Europe de la part d’individu-e-s, groupes politiques ou associations. Nous vous en remercions, ceci est très important pour nous, la solidarité est notre force et elle est une arme pour résister. Leurs tentatives d’intimidations ne nous impressionnent pas, le combat du Groupe Antifasciste Lyon et Environs continue !

Nous continuerons de lutter contre l’extrême-droite, contre le recul de nos libertés, pour un monde sans frontières et pour plus de solidarité entre tous et toutes.

- Voici le lien du pot commun : https://www.lepotcommun.fr/pot/9svw75wb

 

 

Texte de revendication de l’attaque du local identitaire « La Traboule » paru sur rebellyon, écrit par la cellule DALI

 

Le 23 octobre, le local des militants néo-fascistes « Génération Identitaire » a été attaqué par des militant-e-s antifascistes lyonnais-e-s.Retour ligne automatique
Voici le texte de revendication, les images et la vidéo de l’attaque.

Nous, la cellule DALI pour Defense Antifasciste Lyon Intramuros, revendiquons l’attaque artistique hier soir du local de Génération Identitaire Lyon,  » La TRABOULE « .

En effet, bien que cachés dans une ruelle du quartier Saint Jean à Lyon, leur idéologie fasciste pollue notre quotidien. Ils font des actions coup de poings qui ravissent les médias, mais leur laisse du sang sur les mains.Retour ligne automatique
Leur actions Defend Europe sont criminelles. Ils chassent les exilé-e-s qui souhaitent traverser la mer méditerranée ou les Alpes en étant subventionnés par des bienfaiteurs racistes.

Les identitaires sont une milice néo-fasciste qui sert de think-thank d’extrême-droite pour politiciens populistes. La pensée anti-immigration qu’ils sème contamine toute la classe politique du RN (feu FN) à la gauche vallsiste ou social-chauvine (on se souvient de la sortie de Melanchon sur les travailleurs détachés ou encore des saillis de son lieutenant Djordje Kuzmanovic).Retour ligne automatique
Cette pensée identitaire nourrit les politiques européennes de fermeture des frontières et contribue à pousser l’Europe à sous-traiter la gestion de ses frontières. Ainsi l’Europe finance l’autocrate Erdogan pour gérer les flux migratoires ou encore des milices libyennes qui torturent et font commerce des migrants.

Ils ont donc doublement du sang sur les mains.

Les murs que dressent l’Europe tuent. L’idéologie identitaire est une idéologie mortifère.Retour ligne automatique
Il est facile de se pavaner en doudoune bleue, tout droit sorties des grandes écoles quand on a été biberonnés par des parents issus de la bourgeoisie et qu’on a manqué de rien. Tout ça pour vomir son dégueulis idéologique devant les médias avides de renforcer le buzz médiatique.

Maintenant le sang est devant vos yeux. C’est le sang que fait couler la France, l’Europe mais c’est aussi le sang que fait couler la milice identitaire.

Nous venons vous mettre le nez dans votre politique sanguinaire

Il est d’autant plus facile de déverser autant de haine quand on a Collomb comme parrain dans la vie, dans la ville et dans la pensée.

Après le béton autogéré du commando AFARGE, en passant par l’attaque des auto proclamé-e-s jardiniers du commando post situationniste du Muguet, nous la cellule DALI proposons nos pinceaux sur les autres structures fascistes implantées à Lyon.

Nous agissons avant qu’il ne soit trop tard pour ne pas chanter un jour à nouveau :

O partigiano portami viaRetour ligne automatique
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciaoRetour ligne automatique
O partigiano portami viaRetour ligne automatique
Ché mi sento di morir

Nous terminerons sur ces quelques phrases pour que notre action politique résonne en lyrics.

Musulmane de ton voile, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Banlieusard de ta ville, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Mon slogan, ma devise, c’est le Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Prolétaire de ta classe, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Africain de ta peau, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Musulman de ta foi, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Mon slogan, ma devise, c’est le Don’t Panik !!

Commencez à paniquer bande de nazis.

Présentation des livres de Jann-Marc Rouillan et Aurélien Dubuisson sur Action Directe le Vendredi 12 Octobre à librairie la Gryffe

Action Directe, groupe autonome révolutionnaire, a fait le choix des armes pour la révolution de 1977 à 1987. Jann-Marc Rouillan, membre fondateur d’A.D. en a payé le prix et a passé plus de 25 années en prison dans des conditions qualifiées d’inhumaines par le syndicat de la magistrature. Interdit d’évoquer son engagement auprès d’Action Directe pendant des années, il nous livre aujourd’hui un témoignage précieux sur un des derniers groupes de guérilla d’inspiration anarchiste et communiste en France. Aurélien Dubuisson viendra quant à lui nous présenter la genèse du groupe Action Directe grâce aux nombreux témoignages qu’il a recueilli.

- Jann-Marc Rouillan, « DIx ans d’Action Directe. Un témoignage 1977-1987 »

« Le nom “Action directe” a surgi lors d’une réunion dans un tout petit appart donnant sur le cimetière de Montmartre. Il avait été avancé par un camarade italien. Savait-il que la puissante organisation du syndicalisme révolutionnaire italien au début du XXe siècle était Azione Diretta ? Lorsque ce nom est apparu officiellement, nombreux furent les censeurs : ils n’y voyaient que référence au militarisme ou à l’anarchisme de la propagande par le fait. C’était oublier combien ce terme appartient au patrimoine de toute la classe prolétarienne, qu’on le retrouve dans les premiers congrès de la CGT et dans les luttes de libération nationale. »

Du choix de la lutte armée à l’emprisonnement de 1980 et l’amnistie de 1981, de l’investissement avec les sans-papiers du quartier de la Goutte d’or au retour à la clandestinité en 1982 puis à l’arrestation de 1987 avec Nathalie Ménigon, Joëlle Aubron et Georges Cipriani en passant par les liens avec la Fraction armée rouge et les Brigades rouges, Jann Marc Rouillan raconte pour la première fois l’histoire interne d’Action directe. Analyse critique par l’un de ses protagonistes, ce livre est une pièce indispensable d’un fragment de l’histoire politique française et européenne. Si cette histoire attend ses historiens, elle ne se fera pas sans ses témoins.


- Aurélien Dubuisson. « Action Directe. Les premières années (1977-1982). »

« À chaque fois que je sautais un comptoir de banque, j’avais un air de rock’n’roll dans la tête. »

Lorsqu’on évoque Action directe, on se limite généralement aux exécutions de René Audran et de Georges Besse en 1985 et 1986, ainsi qu’aux arrestations et longues détentions qui s’ensuivirent. Pourtant, on ne peut réduire cette coordination polymorphe de quelques dizaines de militant·e·s à son dernier noyau.Retour ligne automatique
Action directe prend naissance dix ans plus tôt, dans un contexte imprégné des souvenirs tumultueux de Mai 68, bercée par l’antifranquisme, les luttes anticarcérales, l’anti-impérialisme et une nouvelle expérience politique : l’autonomie ouvrière.Retour ligne automatique
Grâce à de nombreuses sources, dont une série de témoignages inédits reproduits dans le présent ouvrage, l’auteur tente de saisir l’émergence d’une organisation armée, de sa genèse aux scissions qui marquèrent l’année 1982.

Présentation de la campagne #NicoLibero, antifasciste turinois en détention préventive depuis 6 mois, le mercredi 19 septembre

 

 

Tour de présentation de la campagne #NicoLibero, pour la libertaion de Nicolo, jeune antifasciste turinois en détention préventive depuis 6 mois et discussion sur la situation politique en Italie.Rendez-vous à Lyon le mercredi 19 septembre, à 18h30 à la maison de la Mésopotamie, 11 rue Mazagran Lyon 7eme.

Pendant plus de trois mois, Nicolò a été enfermé dans la prison de Le Vallette à Turin pour avoir participé à une manifestation antifasciste contre Casapound le 22 février passé. A cette occasion, pendant des heures, des centaines de manifestantEs avaient assiégé le meeting électoral du parti fasciste en s’affrontant avec la police qui défendait l’hôtel 4 étoiles où les fascistes étaient réunis.Retour ligne automatique
Après plusieurs demandes de remise en liberté, le juge a finalement assigné Nicolò à résidence avec un bracelet électronique. Pourtant, étant donné qu’il n’y avait pas de dispositif disponible à ce moment, Nico est resté en taule. Une situation assez commune en Italie, où les juges octroient souvent la détention avec bracelet, tout en sachant qu’il y une pénurie chronique et organisée, ainsi beaucoup de détenuEs se trouvent dans cette situation absurde. Il est finalement sorti de prison et se trouve actuellement en arrêt domiciliaire avec un bracelet électronique.

Nicolò est accusé essentiellement de “concours moral”, un dispositif juridique qui vient tout droit du Codice Rocco, le code pénal fasciste. On ne lui reproche aucune conduite criminelle, si ce n’est d’avoir été présent au cortège antifasciste. Toute cette opération judiciaire, orchestrée par le Parquet de Turin et réclamée à cor et à cri par tous les partis politiques, a investi de nombreux antifascistes de Turin avec obligation de pointer, assignation à residence et interdiction de territoire. Il s’agit d’un procès monté à la hâte sous pression médiatique, à caractère de toute évidence punitif et fortement politique, avec l’objectif de punir des camarades connuEs par la police politique turinoise pour les luttes contre les expulsions locatives, le soutien aux piquets de grève et les manifs contre le train à grande vitesse Lyon-Turin (NO TAV).

L’incarcération de Nicolò se fait, bien entendu, dans le silence absolu de toute la gauche italienne, ce qui témoigne encore une fois de plus l’hypocrisie patente de ceux qui jusqu’à hier réclamaient des peines exemplaires contre les antifascistes et qui aujourd’hui se scandalisent contre le gouvernement “populiste” de Ligue et Mouvement 5 étoiles.

Nous avons lancé une campagne de soutien pour Nicolò et les autres antifas frappéEs par la répression #NicoLibero. Pour alimenter cette campagne, nous voulons organiser un petit tour, également à l’étranger, pour parler de l’histoire de Nico et renforcer les liens internationaux de solidarité. La rencontre sera structurée avec une petite présentation, la projection d’une video (vostfr) et une discussion sur la situation politique en Italie.

« Les camarades de Nicolo »

- 19/09 Lyon 18h30 à la Maison de la Mésopotamie, 11 rue Mazagran Lyon 7eme Retour ligne manuel
- 20/09 Marseille 19h à la Salle Gueule, 8 rue d’Italie, 13006 Marseille Retour ligne manuel
- 21/09 Genève 19h – Le Silure, 3 sentier des Saules, 1205 Genève Retour ligne manuel
- 22/09 Paris – info à venir

Rencontres avec des camarades libertaires d’Exarcheia le vendredi 7 septembre

 

Le vendredi 7 Septembre aura lieu une rencontre avec des révolutionnaires Grecs-ques à la librairire la Gryffe. Retour ligne automatique
Le film de Youlountas « L’amour et la Revolution » sera diffusé et nous nous retrouverons autour d’un apéritif de rentrée militante.

Projections, rencontres, débats et repas partagés en présence de camarades libertaires et antifascistes venus d’Exarcheia qui ont participé au film L’Amour et la Révolution.

Seront présent-e-s :

- GIORGOS DU GROUPE ANARCHISTE ROUVIKONASRetour ligne automatique
Basé au cœur d’Exarcheia et très célèbre en Grèce, ce groupe anarchiste multiplie les actions coup de poing contre tous les pouvoirs depuis plusieurs années et fait souvent la une des journaux télévisés. Malgré la propagande inquiétante contre lui, il bénéficie d’une grande popularité parmi les opprimés et donne une image courageuse et solidaire de l’Anarchisme. Beaucoup de ses membres sont également impliqués dans la lutte contre Aube Dorée au centre d’Athènes et dans des initiatives solidaires autogérées.

- MIMI DU SQUAT DE MIGRANTS NOTARA 26Retour ligne automatique
Premier squat historique de la crise des réfugiés en 2015 au centre d’Athènes, le Notara 26 occupe un immeuble appartenant au ministère du travail dans le nord-ouest du quartier. En 2016, il a été victime d’une attaque incendiaire fasciste, mais a rapidement été reconstruit. Au total, il a accueilli plus de 6000 migrants de 15 nationalités différentes, dont beaucoup d’enfants, dans l’autogestion, la solidarité et la démocratie directe.

- PERSEUS ET KINIMATINI DU CONTRE-MÉDIA PERSEUS 999Retour ligne automatique
Contre-média réputé en Grèce et au-delà, Perseus 999 est une chaîne youtube qui propose un autre regard sur les résistances libertaires et antiautoritaires à Athènes : vidéos au cœur des émeutes, actions antifascistes, musiques rebelles, comptes-rendus d’événements politiques et preuves irréfutables de la répression.

- LE RÉALISATEUR YANNIS YOULOUNTASRetour ligne automatique
Militant libertaire et antifasciste proche des trois collectifs ci-dessus, initiateur d’actions solidaires et de convois vers Exarcheia, Yannis est aussi l’auteur d’un livre sur le quartier (Exarcheia la noire aux Éditions Libertaires) et le réalisateur de la trilogie Ne vivons plus comme des esclaves, Je lutte donc je suis et L’Amour et la Révolution. Il diffusera des extraits du troisième film montrant Rouvikonas, Notara 26 et Perseus 999 en actions et aidera à la traduction durant les échanges.

Organisé par La Gryffe, le Groupe Antifasciste Lyon et Environs, l’équipe du film l’Amour et la Révolution et ELAFF du Tarn (écolos libertaires antifascistes et féministes).

Il y a 5 ans, Clément était tué par l’extrême droite. Retour sur nos 5 dernières années sur Lyon.

Nous sommes La GALE pour Groupe Antifascistes Lyon et Environs et notre création s’est concrétiser à la suite du meurtre de Clément.

Nous nous sommes créés en 2013. Nous faisons partis des fondateurs et fondatrices du groupe. Déjà, il y a 5 ans les violences fascistes à Lyon n’étaient pas nouvelles pour nous. Bien au contraire.
Lyon, par son histoire, à toujours été une ville où les réactionnaires ont été très bien implanté. Malgré son nom de « capitale de la Résistance », elle n’en est pas moins un épicentre de la présence fasciste en France. Il y a toujours eu des affrontements avec les fascistes. Mais ils ont changé de nature avec le temps, passant d’affrontements ritualisés, tels que ceux qui pouvaient exister dans les années 80, a des attaques ayant vocation à tuer.En janvier 2011, l’extrême-droite à franchi une étape dans la violence. Une attaque a eu lieu contre un couple à la sortie d’un concert, à Villeurbanne, en banlieue Lyonnaise. Les agresseurs voulaient attenter à la vie des deux victimes. Dans le même intervale de temps, des centaines d’histoires d’agressions contre des personnes racisées ont été menées et il n’est pas toujours possible d’en faire l’inventaire.

Lyon est un pandémonium de l’extrême-droite. En 2013, au moment du meurtre de Clément, Lyon héberge sur son sol plusieurs groupes d’extrême-droite très actifs et agressifs.
Les Jeunesses Nationalistes, dirigés par Gabriac et Benedetti.
La toute récente reformation du GUD Lyon en septembre 2011 avec Steven Bissuel.
Les identitaires très proche du stade de foot avaient déjà leur lot de fachos fan de ratonade.

A cette époque nous étions plusieurs groupes antifascistes affinitaires sans nom, ni réelle organisation, nous faisions des actions antifascistes dans l’ombre et sans les exposer ou les revendiquer. L’activité était cependant réelle.
Un mois avant la mort de Clément, 25 d’entre nous avaient été arrêtés en tentant d’empêcher un rassemblement d’Oeuvre française et des Jeunesses Nationaliste à la mémoire d’un natio­na­liste décédé en 1994 .

Cette opération marqua une vraie rupture dans le fonctionnement de l’antifascisme à Lyon, notamment parce qu’il s’agit du moment où la légitimité du CV69 ( collectif de vigilance 69 contre l’extrême droite ) était remise en cause, et elle a entraîné également l’émergence d’une nouvelle génération de militants et militantes antifascistes.

Le soir du meurtre de Clément avec d’autres camarades antifa nous avons discuté toute la nuit en attendant la triste nouvelle au téléphone par les camarades de l’AFA Paris-Banlieue.
Le lendemain encore choqués, le cœur lourd et voyant les médias et certains partis politiques récupérer la lutte antifasciste ou au contraire à nous mettre au même rang que les fascistes nous décidions que la lutte antifa qui s’intensifiait sur Lyon ne devait plus rester dans l’ombre ne devait plus rester inaccessible.

Partant de ce constat, nous avons décidé de fonder la GALE, et dans le même temps, d’initier un festival antifasciste qui connaîtra cette année sa 6ème édition, le Lyon Antifa Fest. Ce festival s’est forgé en mémoire de Clément et pour soutenir les 25 antifascistes arrêtés sur la contre-manifestation face aux jeunesses nationalistes.

Lyon, grossièrement depuis la révolution industrielle est une ville qui a des spécificités sociales. C’est l’archétype de la ville bourgeoise « modérée ». Modérée dans le sens où la mairie se partage entre une droite catholique réactionnaire ( elle est la capitale de l’Eglise Catholique en France ) et une « gauche » issue du Parti Radical, très droitière et très attachée aux interêts de la bourgeoisie commerçante et industrielle. Au final, les maires gouvernent en flattant l’un et l’autre. Le traitement réservé aux canuts illustre un peu la manière dont le « dialogue social » s’opère. La ville ne doit son nom de « capitale de la résistance » que par le fait qu’elle a servi de point de ralliement aux groupes et réseaux, non par l’activité de sa population et certainement pas de ses élites.

Il existe donc une véritable tradition de soutien à l’extrême-droite, car elle est principalement issue de la bourgeoisie réactionnaire. L’ex-maire de Lyon, Gérard Collomb, ne fait pas exception à la règle. L’activité de Gérard Collomb au ministère de l’intérieur est un bis repetita en plus grand de celle qu’il a eu à Lyon : dorloter tout ce qui est réactionnaire ou capitaliste, et frapper sur tout ce qui peut nuire à l’exploitation « pacifique ». Le traitement médiatique, policier, politique et judiciaire des fascistes, comparé à celui dont nous avons bénéficié ne laisse pas de doute.

Chacune de nos activités fait l’objet d’un contrôle très étroit, chaque rassemblement ou chaque manifestation se fait sous la menace constante de l’interdiction, de la nasse, des arrestations ; même des tractages. Chaque conférence se heurte à des difficultés croissantes. Lorsque des arrestations ont lieu, la police ne se prive pas d’exercer des violences. Lorsque nous sommes déférés devant la justice, les sanctions sont impitoyables. A l’inverse, nous n’assistons qu’a des douceurs, des tendresses, des regards énamourés entre l’Etat et les fascistes. Ce n’est pas un hasard, il s’agit d’une volonté politique.

Certains, certaines, ont cru « naïvement » à la possibilité de pouvoir être, même aux yeux de l’Etat bourgeois, les « gentils de l’histoire », en considérant que le fait de ne pas créer de trouble à l’ordre public et d’être sage tournerait la répression contre les fascistes et ferait que les institutions feraient le ménage par elles-même. Dans les faits, ce fut un pacte avec le diable, nous privant de toute activité tandis que les fascistes continuaient la leur. Cette erreur s’est payée chèrement et continue de se payer, encore aujourd’hui.

Car de fait, Gérard Collomb, la Préfecture et la Justice ont laissé se développer et ont encouragé l’expansion du petit royaume que se sont construit les fascistes. La Horde a, par ailleurs, produit un document sur les amitiés qui unissent notre cher ex-maire aux groupuscules réactionnaires et fascistes.

Les résultats sont là.
Les dissolutions n’ont fondamentalement rien changé (nous pensons qu’ils ont été juste KO quelque temps). Les fascistes ont simplement changé d’enseigne, ont pleurniché pour se faire plaindre, et se sont remis au travail.

Leurs locaux ont continué à tourner. Ainsi, le local des identitaires, qui avait ouvert en 2011  » la Traboule  » a servi de base d’opération pour plusieurs agressions. A peine un an après la mort de clément, en 2014, ce sont deux jeunes qui se sont faits poignarder dans le quartier du Vieux-Lyon, pas très loin du local des identitaires. Poignardés car suspectés par leurs agresseurs d’être des militants de gauche, les agresseurs , quant à eux, étaient sans surprise des militants d’extrême-droite. Les deux jeunes sont sortis quelques jours plus tard de l’hôpital, malgré des blessures sévères. Le procès des agresseurs est d’ailleurs ce mercredi 5 septembre 2018.

Plusieurs membres avaient déja été condamnés pour violences, mais à des peines symboliques. Ce local est aujourd’hui toujours ouvert malgré plusieurs manifestations pour exiger sa fermeture. Il s’est même agrandit avec une salle de boxe, l’Agogé, la plus grande salle de boxe identitaire de France.
La Traboule n’a jamais donc été inquiétée par une fermeture. A ces premiers locaux se sont joints d’autres. L’Action Française, qui en possède un dans le Centre de Lyon, puis le GUD, qui est parvenu, lui aussi à ouvrir le sien.

Les fascistes se sont aussi progressivement dotés de locaux commerciaux. Salon de tatouage, boutique de vêtements. Il est cependant difficile à croire que cela soit des affaires rentables, et il n’est pas impossible que des activités illicites et des tours de magie comptables s’y déroulent.
En 2017, le GUD a ouvert un premier Bastion Social sous forme de squat, qui a pu être fermé par la mobilisation populaire, puis un deuxième, qui, lui, continue d’opérer et sert à lancer des attaques contre divers lieux. Comme en avril dernier, ou 5 militant-e-s antifascistes de Lyon se sont fait agresser par une trentaine de membre du Bastion Social. Ce succès a fait que le GUD opère désormais sous le nom de Bastion Social, leur nouvelle identité.

Et malgré le nombre d’agressions à caractères racistes, homophobes ou contre des militant-e-s de gauche faites par cette organisation les pouvoirs politiques de la ville disent ne rien pouvoir faire tant qu’ils n’enfreignent pas la loi.
Le message est clair par les amis politiques de Collomb, tant qu’il y a pas de mort, ils ne peuvent rien faire.
[Il y aurait par ailleurs matière à se poser des question sur les liens entre police et groupes fascistes, et quant à savoir jusqu’à quel point les fascistes sont des indics]

En cinq ans, la situation s’est dégradée, tout comme la situation partout dans l’hexagone. Cette dégradation est autant le fait de conditions objectives, approfondissement de la crise, effondrement de la sociale-démocratie… que de conditions subjectives. Parmi celles-ci se trouvent la naïveté effarante avec laquelle la situation est analysée. Que certains essaient de faire de l’antifascisme pour dorer ou redorer leur image et rameuter des votants, cela de nous surprends pas. Mais ce qui est grave, c’est que malgré les discours radicaux, une grande partie de la « gauche » et de la « gauche de la gauche » persistent à croire dans les promesses des institutions et à marcher main dans la main avec les charognards qui voulaient utiliser Clément Méric comme symbole à leur profit.

Nous avons fait le choix de ne plus collaborer à ce jeu de dupe, où on nous demande de tout sacrifier pour des promesses. Ceux qui le font seront perdants. Mais surtout, et c’est là le plus grave, leur attitude reflète leur absence de confiance dans les classes populaires de Lyon, dans leur rejet du fascisme, dans le fait qu’elles haïssent la clique de bandits et d’agresseurs, et qu’elles sont ceux et celles qui feront pencher la balance en faveur de la victoire, tant contre les réactionnaires, tant contre les fascistes, que contre les exploiteurs en général.

L’antifascisme est l’affaire de tous et toutes. 

L’antifascisme n’est pas un fond de commerce, c’est le bouclier qui nous protège tous et toutes des réactionnaires, des néo-nazis, des obscurantistes, de tout ce que l’agonie du capitalisme peut vomir de pire. 

Notre lutte continue. Solidarité avec toutes les victimes du racisme, du fascisme et des violences et crimes policiers.

LA GALE

 

 

 

 

Article de La Horde sur Collomb:    http://lahorde.samizdat.net/2018/05/03/col-de-lechelle-le-porte-parole-des-identitaires-est-le-fils-dun-ami-de-collomb/

Notre communiqué sur l’agression par le bastion social en avril dernier:

Retour sur une soirée attaquée par l’extrême-droite : appel à soutien pour notre camarade qui passera en justice

Du 19 au 23 Septembre 2018: 5 jours de lutte contre les frontières

L’expérience du camp itinérant « passamontagna », qui a eu lieu en juin et qui a vu, pendant trois jours, des centaines de personnes marcher ensemble pour abattre cette ligne imaginaire appelée frontière, a permis de se confronter a de nouvelles réalités, connaitre les diverses pratiques de lutte et renforcer le réseau de solidarité qui commence a se créer autour de ces montagnes.

A travers les débats et discussions nées spontanément durant toute la durée du camp, est émergée la volonté de la part de tou.te.s, de vouloir répéter l’expérience.Retour ligne automatique
Part front à l’augmentation de la militarisation de ce territoire, aux contrôles systématiques de la police, à la présence des néo-fascistes qui n’ont en réalité jamais oser venir sur notre lieux et aussi par front aux contradictions présentes dans notre zone, qui d’une part voit des touristes traverser cette frontières sans être dérangés et de l’autre laisser ceux et celles sans les « bon papiers » mourir sur ces même montagnes pour échapper à la police,Retour ligne automatique
nous décidons ainsi de reprendre notre espace dans ces territoires transfrontalier.

Nous avons donc décider de se rencontrer avec tous les groupes et les individu.e.s qui veulent participer à cette lutte. De cette rencontre a pris vie un nouveau camp « passamontagna », entièrement auto-organisé et auto-géré, qui durera 5 jours, du 19 aux 23 septembre.Retour ligne automatique
Nous nous retrouverons de nouveau ensemble pour lutter, discuter et analyser la nature des dispositifs à la frontières ainsi que les politiques et les intérêts de ces nations qui les ont crées.

Un camp qui né d’une confrontation horizontale et qui veut porter la conflictualité et la critique ici, à la frontière, où comme toujours circules grandes industries et touristes librement, pendant que ceux/celles qui n’ont pas les papiers se voient rejeté.e.s et réprimé.e.s.Retour ligne automatique
Réprimé.e.s, c’est aussi le cas des nombreux/ses solidaires qui dans cette vallée, luttent tous les jours.

Contre les états et les frontières, nous vous attendons au Col Montgenèvre pour 5 journées de lutte, échanges et réflexions

P.-S.

Traduction de l’italien de la publication du compte facebook : Chez Jesus – Rifugio Autogestito

Lien

https://www.facebook.com/Chez-Jesus-Rifugio-Autogestito-362786637540072/?hc_ref=ARR102jpT8gKf0llB7DdhyoMS515fVi8k1PeX3KnMvowJ9atne5ct1fwd7B_TVGKVZ0&fref=nf&__xts__[0]=68.ARCriJ8WoKXNopXa4CgQOb3_bRlccauqsyOSMv2AlvgIYjo0XEBAPpr6W-CNZyrpv4b2It4wztWedwwOl9oNXG_5Kuc_KtPShHKjlt4aGs9_vHDbDE7XphgvCkGEgiWZE4ww_LhSKYwk&__tn__=kCH-R-R

Le G.A.L.E. est allé « Chez Jesus », squat autogéré à la frontière franco-italienne

Retour sur le week-end passé au refuge « Chez Jesus » à l’invitation du collectif d’animation du lieu et invitation au camping de lutte sur la frontière du 19 au 23 septembre au col de Montgenèvre.

Le week-end du 20, 21 et 22 juillet, nous nous sommes rendus à la frontière entre l’Italie et la France, au refuge «chez Jesus» dans le col du Montgenèvre situé entre la vallée de la Clarée et le Val de Suse.

cof

Chez Jesus

Le refuge «chez Jesus» est un lieu occupé par des militant-e-s et des personnes souhaitant passer la frontière et pénétrer sur le territoire français. Il se situe non loin du col de l’échelle, rendu tristement célèbre par la mort de nombreux-ses migrant-e-s cet hiver.
«Chez Jesus» est un squat situé au sous-sol de l’église de la commune touristique de Clavière en Italie.
Le curé de la paroisse, surnommé «Don Mussolini» par les habitants du lieu, est hostile à cet accueil organisé par les camarades sur place.
Il refuse d’ailleurs que les personnes migrantes participent à la messe. Ainsi, un dimanche matin une femme Érythréenne s’est vu refuser l’accès à la messe par l’homme d’Église.
Ce même curé demande l’expulsion du lieu mais son supérieur, archevêque de la région, s’y refuse.
En Italie, une expulsion ne passe pas par un juge, ainsi la police peut vider un lieu sur simple demande du propriétaire. Ce lieu appartient au Vatican et le pape a appelé les catholiques à la solidarité avec les migrant-e-s, ce qui explique ce choix.
Ce lieu est occupé depuis trois mois mais les autorités locales font pression sur l’Église pour le vider. Des discussions seraient en cours pour ouvrir un centre à Oulx, ville située à une vingtaine de kilomètres de la frontière. Ceci compliquerait largement le passage pour les migrant-e-s.
En effet, vu qu’ils-elles sont ramené-e-s à la frontière, ils devront faire vingt kilomètres pour retourner au camp et vingt autres pour retenter un passage.
Ce sous-sol est constitué d’une cuisine, d’une salle où dorment de nombreux-ses migrant-e-s et d’un espace d’hygiène.

Chez Jesus ce sont des hommes, des couples avec enfants, des couples sans enfants, des femmes seules avec enfants et enfin des mineurs qui attendent pour tenter leur chance.
Ce qui frappe c’est l’espace temporel dans lequel sont ces personnes. Chez Jesus n’est qu’une parenthèse, un trait d’union entre la France et l’Italie.
Et lorsqu’ils sont ramené-e-s à la frontière on a l’impression de vivre le film «un jour sans fin». Ils-elles revivent la même journée dans l’attente de pouvoir passer.
Ils-elles sont dans un moment interminable ou leur vie est suspendue avec l’espoir de vivre leur vie.
Les militant-e-s qui l’occupent accueillent quotidiennement des migrant-e-s afin qu’ils puissent se reposer, dormir, se nourrir, souffler et enfin tenter de traverser la frontière à travers les chemins escarpés.
Concernant la vie avec les habitant-e-s du village, on ne peut pas dire que ce squat soit bien vu. Il perturbe l’économie locale, Clavière étant une station de montagne pour riches.
Le squat s’est fait attaquer plusieurs fois par des habitant-e-s se réclamant ouvertement du fascisme.
Enfin, pour finir de dresser le tableau. Il y a dans la région le groupe Génération Identitaire qui continue ses méfaits, intimide les militants, intimide les migrants, tracte sur les marchés sa propagande et sous le regard bienveillant des autorités et de notre ministre de l’intérieur.

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Traverser la frontière

Chaque jour et chaque nuit des dizaines de personnes empruntent le chemin qui permet de traverser la frontière sans passer devant le poste de police aux frontières. Le trajet peut durer à minima 4 heures pour quelqu’un en forme, sans bagages et surtout quelqu’un qui le connaît déjà.
Il est très facile de s’y perdre et certain-e-s y ont déjà perdu la vie cet hiver. Certaines personnes peuvent passer plusieurs jours dans la montagne avant de se faire ramener à la frontière.
Le voyage se fait généralement de nuit afin d’optimiser ses chances, ce qui complique le passage. A chaque voyage les migrant-e-s risquent de se faire attraper et ramener à la frontière en Italie. Ainsi tous les matins, celles et ceux qui se sont fait attraper reviennent «Chez Jesus».

Les camarades présent-e-s relatent de nombreux cas de violences policières subies par les personnes traversant la frontière, ils relatent aussi des faits de racket. Lors d’un récent passage, une personne faisant la traversée se serait fait voler 300 euros par des policiers.

Voici un extrait d’une lettre d’un militant sur place qui s’adresse à l’autorité judiciaire et relate les exactions policières :
«La violation quotidienne du droit des étrangers à la frontière, c’est vous.
Les arrestations et les refoulements sans ménagement des demandeurs d’asile, c’est vous.
Le non-respect du droit des mineurs que la France se doit de protéger, c’est vous.
Les refus d’entrée pré-remplis et la falsification des informations, c’est vous.
Le délaissement des exilés malades ou blessés qui ont besoin de soins ou d’une hospitalisation, c’est vous.
Les chasses à l’homme noir, c’est vous.
Les guets-apens, les pièges tendus, les planques avec jumelles à vision nocturne et caméra thermique, c’est vous.
La mise en danger des exilés, poursuivis dans la nuit, et la négation de leur vulnérabilité, c’est vous.
La collusion avec les militants de Génération Identitaire, que vous remerciez pour le bon boulot qu’ils ont fait lorsqu’ils vous remettent des exilés, c’est vous.
Le dépouillement des exilés interpellés, c’est vous.
L’interpellation de femmes, accompagnées d’enfants qu’elles portent dans leurs bras, et sommées de se coucher à terre, c’est vous.
Ces coups qui pleuvent parfois sur ceux qui demandent juste une protection et qui sont en quête d’un bout de terre habitable alors même qu’ils vous supplient à genou de ne pas les renvoyer en Italie, c’est vous.
Les menaces faîtes armes à la main << arrête toi où on tire >>, c’est vous.
Les violences verbales faîtes à des femmes sur le point d’accoucher “ ma mère à moi a bien accouché dans la neige, tu peux le faire aussi et si c’est ici devant la Paf ça ne me dérange pas >>, c’est vous.
Les paroles abjectes << Vous êtes trop nombreux, Macron ne veut plus de vous, retournez en Italie >>, c’est vous.
Les réflexions odieuses, lorsqu’un exilé qui sent que ses droits sont bafoués vous rappelle que la France est le pays des droits de l’homme, et que l’un de vous lui rétorque <>, c’est vous.
Les exilés reconduits en Italie à pied et poussés par une voiture des forces de l’ordre, comme du bétail, c’est vous.
Les faux randonneurs qui font mine d’indiquer le chemin à des exilés égarés qui quelques minutes plus tard tombent entre les mains de vos collègues qui les ramènent en Italie, c’est vous.
La répression et le découragement des solidarités et des idéaux de fraternité, jetés par-dessus bord, c’est vous.
L’intimidation et le harcèlement des solidaires et de leurs familles, c’est vous.»

Texte à retrouver dans son intégralité ici

Il existe donc, en plus du danger que constitue une marche de nuit en haute montagne, en plus des agissements de l’extrême-droite, en plus de l’hostilité des habitants, une autre menace, celle des agissements des gendarmes chargés de la surveillance de ce passage frontalier.
Danger d’autant plus important qu’il est impossible pour les camarades de pouvoir observer ces rencontres avec la gendarmerie.
Accompagner les migrants lors de ces passages constitue «l’aide au franchissement de frontière», la peine maximale étant de dix ans d’emprisonnement, 750 000 euros d’amende et l’interdiction du territoire français pour ces faits.

Les 3 + 4 de Briançon : besoin de solidarité

C’est ce pourquoi sont poursuivi-e-s «les 3 de Briançon», qui ont été incarcéré-e-s lors d’une marche qui traversait la frontière, alors qu’au même moment les néo-fascistes de Génération identitaire organisaient une manifestation. Pendant des semaines, ces militant-e-s d’extrême-droite ont tenté d’empêcher des migrant-e-s de passer, disposant d’un blanc-seing de la part des services de police et de l’État. .
Il faut rappeler que le mois précédent cette marche, trois migrant-e-s avaient perdu la vie sur le chemin à cause de la persécution policière et des conditions de circulation de ces personnes.

Une date de procès a été annoncée pour les trois de Briançon et il semblerait que des militant-e-s solidaires, ayant eu affaire à la police après cette marche, seront jugés aussi ce même jour, le 8 Novembre 2018. En effet, quatre personnes supplémentaires ont été mises en garde à vue en Juillet, poursuivies pour les mêmes motifs «d’aide à l’entrée d’étrangers en situation irrégulière sur le territoire français en bande organisée» suite à la marche du 22 avril dernier

Nous ne manquerons pas d’afficher notre solidarité pour elles et eux, et organiserons un événement à ce moment-là.

Le week-end «passamontagna»

Du 8 au 10 Juin, des camarades se sont rendus à un week-end nommé «passamontagna».
Ce week-end a rassemblé plus de deux cents personnes lors de trois jours de marche autour de la frontière franco-italienne, des débats et des rencontres ont eu lieu avec des habitant-e-s, les migrant-e-s et les bénévoles qui soutiennent les réfugié-e-s.
Ces deux cents personnes ont accompagné les migrant-e-s et traversé la frontière jusqu’à Briançon sous une surveillance massive de la police (camions de CRS, hélicoptère, prise de vidéos et de photos).
Une nouvelle marche devait avoir lieu le week-end où nous sommes venus mais n’a pas pu se tenir.

Lutter contre les frontières

Pour conclure nous nous sommes engagé-e-s à faire le relais entre les mobilisations à la frontière et Lyon et à organiser la solidarité.
Nous le ferons bien sûr avec tous ceux et celles qui le souhaitent, militant-e-s ou non de la GALE.
Et surtout nous nous sommes rendus chez Jesus à l’appel du collectif d’animation afin d’organiser cinq jours de camping dans le but de sensibiliser et d’organiser la lutte sur la frontière.
Il sera donc organisé un camping solidaire en septembre et nous vous donnerons plus d’informations le moment venu.

Invitation au camping de lutte du 19 au 23 Septembre au col du Montgenèvre

Nous vous convions au cinq jours pour partager, réfléchir, et pratiquer la lutte contre les frontières et les Etats qui les utilisent.
Voici le tract en Italien, nous vous tiendrons informé du contenu car le programme est en cours de construction.

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La GALE souhaite réaffirmer à travers son engagement la nécessité de briser les frontières qui tuent tous les jours que cela soit en montagne, en Méditerranée, ou ailleurs.
L’État français se permet d’engager des guerres impérialistes dans le monde. Il affame les peuples à travers l’asservissement des populations dans une démarches néo-colonialiste. Les entreprises françaises sont présentes dans le monde entier. Les marchandises traversent quotidiennement toutes les frontières mais les hommes, les femmes et les enfants qui fuient la misère et les guerres ne le peuvent pas, au mépris même de la législation.
L’État français et l’Europe ferment leurs portes aux migrant-e-s, ferment leurs ports, criminalisent celles et ceux qui leur viennent en aide, financent l’autocrate Erdogan pour les retenir ou encore les milices libyennes qui les maltraitent.
Ce traitement est une honte qui contamine toute l’Europe où les mouvements xénophobes grandissent, quand ils ne sont pas déjà au pouvoir comme en Hongrie ou en Pologne.
Nous sommes contre toutes les frontières et militons pour la libre circulation des personnes et la liberté d’installation.

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NO BORDER NO NATION STOP DEPORTATION

Retour sur une soirée attaquée par l’extrême-droite : appel à soutien pour notre camarade qui passera en justice

Retour sur la soirée du le 11 avril 2018 attaquée par les membres du Pavillon Noir organisation néo-fasciste appartenant au mouvement Bastion Social et appel à soutien face à la justice pour notre camarade qui passera en cours d’appel dans les prochaines semaines

Après le temps du récit policier et celui des médias vient celui de la vérité.

Nous avons verrouillé notre communication afin d’éviter d’exposer notre camarade à plus d’acharnement judiciaire et médiatique.Retour ligne automatique
En effet, bien que faisant partie de ceux et celles qui ont subi l’assaut des néonazis du Bastion Social, notre camarade est celui qui est passé le plus près de la prison. Il risque d’y passer six à neuf mois.

Nous reviendrons plus tard sur l’action judiciaire.

Le mercredi 11 avril 2018, une association promouvant la scène hardcore sur Lyon organisait un concert dans le bar « RocknEat » situé au 32 quai Arloing dans le 9 ème arrondissement de Lyon.Retour ligne automatique
L’organisation de l’événement, indépendante du bar, souhaite démontrer que la scène hardcore partage des valeurs opposées à celles de l’extrême-droite.Retour ligne automatique
C’est pourquoi ses membres ont fait le choix d’apposer un petit logo où il est écrit « no racism, no sexism, no fascism » :

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Ce choix assumé leur avait déjà créé des soucis avec des militants fascistes de Lyon lors d’un concert organisé quelques semaines auparavant dans ce même bar. En effet, ces derniers s’étaient déjà amusés à venir molester une partie du public.Retour ligne automatique
Il est d’ors et déjà important de noter que le « RockNEat » se situe à quelques centaines de mètres du local néonazi « Pavillon Noir », bar du groupe fasciste Bastion Social, nouvelle organisation du Groupe Union Défense.Retour ligne automatique
Pour approfondir sur ce qu’est le Bastion Social et les agissements de leurs militants, nous vous laissons le soin d’aller regarder ce qui a été écrit par le site d’information local rue89Lyon : (https://www.rue89lyon.fr/2018/01/11/bastion-social-gud-change-de-costume-inaugure-nouveau-local-vieux-lyon/).

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ACTE I : l’attaque des militants néofascistes du Bastion Social

Ce mercredi 11 avril avait lieu un concert qui représentait une scène ouverte à tous et toutes dans un quartier qui subit la tentative d’une sanctuarisation par l’extrême-droite.Retour ligne automatique
C’est d’ailleurs pour cette même raison que nous venons régulièrement diffuser des tracts d’information aux habitants/es de ce quartier pour les informer et leur montrer qu’ils et elles ne sont pas seuls.Retour ligne automatique
Nous sommes un certain nombre à apprécier le style musical, et nous nous réjouissons que des organisations de culture mettent en avant des valeurs qui nous ressemble (antiracisme, anti-sexisme, défense des droits des personnes LGBTQIA++ etc…)..Retour ligne automatique
Nous sommes donc venus à cinq à ce concert soutenir cette initiative et passer un bon moment autour d’un verre, entre amis/es.Retour ligne automatique
La soirée se déroulait sans encombre, lorsque nous avons repéré une petite équipe de nazillons. Retour ligne automatique
Nous avons alors pris le soin d’en avertir l’organisation afin d’éviter tout désordre.Retour ligne automatique
Nous avions tout le loisir à ce moment de déclencher les hostilités, c’est pourquoi la rhétorique exécrable des journalistes réduisant ce qui s’est passé ce soir là à une simple rixe est hors de propos.Retour ligne automatique
Nous avons donc averti dans un premier temps les organisateurs de ce concert.Retour ligne automatique
L’organisation a fait savoir à l’agent de sécurité que ces personnes n’avaient rien à faire dans ce concert et représentaient un risque de désordre public plus que probable.Retour ligne automatique
Après les avoir mis dehors, l’agent de sécurité et le patron les ont refais entrer arguant que c’étaient des clients/es comme les autres et que le bar était neutre sur ce point de vu. On passera sur la neutralité face au nazisme.Retour ligne automatique
Nous avons donc fait savoir, de manière solennelle, notre indignation et notre désir de quitter les lieux dans ces conditions.Retour ligne automatique
Il était impossible, pour nous, de faire la fête à côté de personnes qui, nous le savons, passent leur temps à agresser des militant/es, pratique des ratonnades de personnes de couleurs, vandalisent des lieus de lutte comme la permanence de la CNT, la librairie la Plume Noire et la permanence PCF des pentes de la Croix-Rousse etc, etc..Retour ligne automatique
A peine avions nous passé la porte du bar pour sortir qu’environ une vingtaine de personnes nous attaquèrent de manière coordonnée et de front, pendant que les cinq nazillons restés à l’intérieur le firent dans notre dos.Retour ligne automatique
Dans la précipitation nous n’avons pas vu tout l’arsenal dont ils disposaient mais nous avons pu voir des barres, ceintures, bombes lacrymogène et tazers.Retour ligne automatique
Ce n’est pas un miracle mais bien grâce à l’entraînement dont nous disposons que nous avons pu repousser cette attaque lâche et en surnombre. Retour ligne automatique
Nous avons tout fait pour nous défendre vigoureusement et certains d’entre-eux doivent regretter leur attitude.Retour ligne automatique
Lors de ce déferlement de violence notre petit groupe s’est scindé en deux, certains/es partis/es chercher la voiture avec laquelle nous nous étions rendus/es au concert.Retour ligne automatique
Si nous nous en sommes sortis/es avec seulement quelques égratignures et bosses c’est aussi grâce à l’intervention de notre camarade qui, inquiet de l’issu de leur attaque, est venu tenter de nous récupérer.Retour ligne automatique
En effet, au milieu de la mêlée, il a pu approcher son véhicule de nous mais il y avait trop de monde autour de celui-ci pour que nous puissions y pénétrer. Retour ligne automatique
Son intervention et son sang-froid ont sauvé bon nombre de personnes venues assister à ce concert.

Si nous n’avions pas pris l’initiative de nous défendre et par là même de défendre le concert, de protéger les personnes à l’intérieur du bar et de repousser la milice d’extrême-droite, l’issue aurait pu être extrêmement grave !Retour ligne automatique
Et non, messieurs et mesdames les journalistes, ce n’était pas une rixe entre extrémistes mais une action d’autodéfense face à des militants-es néofascistes venus-es agresser des amateurs-rices de musique.Retour ligne automatique
C’est bien le Bastion Social accompagné par son leader, le « charismatique » Steven Bissuel et son trésorier Tristan Conchon , qui a effectué ce raid. Retour ligne automatique
On ne sait pas si ce type d’activité est inscrit sur les statuts de leur association, on laissera à la mairie le soin de vérifier vu que visiblement, il n’y a rien à signaler de leur côté. Leur trésorier avait l’air de prendre son rôle très au sérieux.Retour ligne automatique
Quoiqu’il en soit, la police venue par la suite nous a signalé la présence de caméras qui auraient tout filmé. Retour ligne automatique
C’est une chance, d’habitude elles ne fonctionnent pas pour eux. Nous sommes convaincus que les images viendront étayer notre propos.

ACTE 2 : violences policières et emballement judiciaire

Lorsque la police est arrivée, nous avons de notre côté signalé que nous n’avions rien à dire.Retour ligne automatique
Nous venions de subir une attaque, de protéger un lieu et il y avait assez de témoins de ce qui s’était passé.Retour ligne automatique
Après quelques embrassades entre les propriétaires du bar et des discussions informelles avec les personnes présentes, les forces de police vinrent à la rencontre de notre camarade G. pour lui proposer de s’entretenir avec eux : « ou vous venez, ou on vous embarque ».Retour ligne automatique
De fait ils l’ont embarqué et nous le reverrons « libre » que deux jours plus tard.Retour ligne automatique
Après avoir prévenu une avocate nous nous sommes rendus-es le soir même devant l’hôtel de Police Marius Berliet.Retour ligne automatique
En attendant cette dernière, les pompiers sont arrivés sur place et sont venus emmener notre camarade le visage tuméfié et ensanglanté. Il a juste eu le temps de nous dire qu’il venait de subir un tabassage en règle dans les locaux de la police.

Nous avons donc un camarade qui est entré en bonne santé, qui avait eu le temps de se débarbouiller le visage et qui est sorti du commissariat la tête méconnaissable.

L’officier de police judiciaire qui a commencé à l’interroger lui a cassé le nez à coup de poing et ses collègues sont venus-es le finir à coup de pied devant d’autres policiers qui eux ont détourné le regard (vous savez ceux qu’on nomme communément « les bons flics »).Retour ligne automatique
Malgré tout il a pu continuer ses deux jours de garde à vue avec un nez cassé, sans que personne n’y trouve à redire.Retour ligne automatique
Au bout de deux jours il a été présenté devant un juge d’instruction. Ce dernier et le procureur de la république ont tous les deux réclamés sa mise en détention en attendant le procès et ce bien qu’il présentait toutes les garanties prévues pour s’en passer !Retour ligne automatique
Le procureur aurait déclaré en off, « les 8 (les fachos ndlr) vont sortir, celui-là je le garde ». Retour ligne automatique
En effet, 8 fascistes ont été arrêté ce soir-là dont Bissuel et Conchon. Deux d’entre eux sont sortis du tribunal avec le statut de témoins assistés alors qu’ils avaient été placés en garde à vue pour violence en réunion.Retour ligne automatique
C’est le juge des libertés qui, après une heure trente de délibéré, a décidé de faire sortir notre camarade. Retour ligne automatique
Il est important de savoir qu’aucun témoignage de personnes présentes ce soir là n’ont été retenus (sans parler des vidéos montrant les nazillons-es se rassembler devant leur local et se diriger en groupe vers le RocknEat peu de temps avant l’attaque).

Notre camarade est mis en examen pour violence avec une arme par destination (il s’est défendu), outrage et rébellion (la police veut pouvoir justifier son nez cassé), et dégradation.Retour ligne automatique
Tant qu’à faire, pourquoi pas le charger pour l’emmurage du pavillon noir, lieu de rencontre néonazi de Lyon.Retour ligne automatique
En effet, deux jours avant, une équipe se faisant appeler la section AFArge a tout simplement muré le local néo-nazi. Vous trouverez leur communiqué ici : https://rebellyon.info/Lyon-nous-avons-ferme-le-Bastion-18981Retour ligne automatique
Le procureur ayant fait appel de la décision de la juge des libertés et de la détention, notre camarade repassera devant un juge à la cours d’appel pour savoir si il devra passer plusieurs mois en prison en attendant le procès final.Retour ligne automatique
Conclusion et invitation à la presseRetour ligne automatique
Pour conclure, nous pouvons affirmer que nous sommes fiers-es de ce que nous avons fait. Retour ligne automatique
Lorsque nous disons nous opposer à l’extrême-droite partout où elle se trouve, ce ne sont pas que des bons mots. Retour ligne automatique
Les beaux slogans « le fascisme c’est la gangrène on l’élimine ou on en crève » ne sont pas justes des paroles en l’air et nous avons à cœur de tout faire pour dégager ces raclures de nos vies.Retour ligne automatique
Nous ne nous sommes jamais cachés-es de promouvoir une pratique de l’auto-défense populaire face aux milices d’extrême-droite. Maintenant, si la justice vient s’immiscer, nous en répondrons volontiers car nous étions en état de légitime défense.Retour ligne automatique
C’est bien une trentaine de membres d’une organisation d’extrême-droite qui est partie du local « le pavillon noir » pour en découdre avec le public d’un concert.Retour ligne automatique
Des habitants-es du quartier nous ont procuré des écrits témoignant de cela.

Nous invitons les journalistes qui nous ont contacté à le refaire. Nous sommes désormais disposés-es à leur parler, nous ne doutons pas que loin du buzz, ils-elles ont eux-elles aussi à cœur de dire la vérité. Retour ligne automatique
Nous sommes en train de discuter de l’éventualité de faire une conférence de presse.

Nous allons nous battre pour que notre camarade ne fasse pas les frais de l’acharnement policier et judiciaire à son encontre.Retour ligne automatique
Il passera en cour d’appel de Lyon car le ministère public souhaite l’emprisonner en attendant son procès.Retour ligne automatique
Nous remercions toutes les personnes qui sont venues nous soutenir, qui nous ont envoyé des messages, il existe une réelle solidarité qu’il faut entretenir.Retour ligne automatique
Cela donne de la force pour la suite !Retour ligne automatique
Lyon est, et restera antifasciste !

Non, se défendre face aux agissements des fascistes n’est pas un crime !

Sur l’implication de Steven Bissuel :

https://www.20minutes.fr/justice/2255375-20180415-lyon-president-bastion-social-place-sous-controle-judiciaire-apres-violente-bagarre

Sur le Pavillon noir :

-https://contrelepavillonnoir.wordpress.com/le-pavillon-noir/

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environ

NB: nous tenons à remercier les personnes du public qui sont intervenues pour les repousser dont une particulièrement qui s’est fait ouvrir le crâne et qui a fini sa soirée à l’hôpital. Sa soirée a été gâchée par ces néo-nazis, mais il a su réagir dignement face à cette attaque. Ce genre de réaction est remarquable et nous lui souhaitons un bon rétablissement.