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Communiqué sur le weekend d’assemblée du Groupe Antifasciste Lyon et Environs 2019

Cette fin d’année les militant-e-s de la Gale se sont réuni-e-s pour un weekend de bilan et de perspectives de notre groupe politique.

Photo en hommage à Clément Méric 1er Juin

Nos liaisons Ardèchoises, Mâconnaises et Genevoises étaient réunies afin de participer à ce moment d’élaboration politique collectif.

Cette année sur Lyon a été riche en actions et initiatives politiques sur l’agglomération et nous nous en réjouissons.

Le mouvement des Gilets Jaunes a fait irruption dans notre quotidien, dans nos luttes et nos militant-e-s s’y sont énormément mobilisé-e-s.

Tête de cortège manifestation 1er Mai

En effet, ce mouvement a fait ressurgir des revendications de classe comme l’accès à l’emploi digne pour tous et toutes, le ras-le-bol de l’exploitation capitaliste (nous ne pouvons boucler les fins de mois sereinement malgré un travail !), le refus de l’injustice sociale et surtout la nécessité de se réapproprier la politique et le pouvoir d’agir dans nos vies, nos villes, nos quartiers, nos campagnes et nos ronds-points. Les gilets jaunes ont su éviter les récupérations malgré les nombreuses tentatives car c’est une mobilisation qui refuse de se voir représentée, encadrée.

Nous n’idéalisons pas tout de ce mouvement, preuve en est la GALE s’est investie aussi dans la lutte contre l’extrême-droite qui a tenté d’infiltrer le mouvement pour en prendre le leadership.

L’acte XIII a été un des moments décisifs sur la confrontation face à l’extrême-droite. Lyon a été un point de fixation, tout comme Paris et d’autres villes, du combat face à l’extrême-droite. Notre présence dans ce mouvement n’a pas été immédiate mais les revendications sociales qui émergeaient nous ont poussé-e-s à nous investir notamment pour éviter une récupération de ce mouvement mais aussi pour empêcher les violences contre les gilets jaunes racisé-e-s ou identifié-e-s comme militant-e-s de gauche. Le refoulement de l’extrême-droite qui a eu lieu ce jour a été le fruit d’une organisation collective qui a contribué à la formation d’un cortège « gilets jaunes antiracistes » dans lequel près de 250 personnes se sont retrouvées. Vous pouvez trouver plus d’informations sur l’acte XIII ici : https://gale.noblogs.org/post/2019/02/13/communique-du-groupe-antifasciste-lyon-et-environs-sur-lacte-xiii-gilets-jaunes/

C’est ce bloc qui a mis en déroute les fascistes, celleux qui disent le contraire sont des menteur-ses.

L’extrême-droite violente n’a pas disparu, elle est toujours présente de manière plus ou moins diffuse : l’UPR continue de venir discrètement, l’influence d’Etienne Chouard et consorts sur le mouvement est toujours visible. Ils cherchent à surfer sur la vague afin d’installer la confusion entre la gauche révolutionnaire et la droite extrême.

Cette année nous a permis de consolider nos liens avec de nombreux groupes politiques en France et en Europe. Nous sommes reconnaissant-e-s et honoré-e-s d’avoir rencontré autant de militant-e-s sincères qui nous renforcent et nous enrichissent.

Nos cycles de rencontres, conférences, projections ont fait salle comble à chaque fois ce qui montre qu’il existe une réelle demande ; un enthousiasme pour se former, échanger, apprendre d’autres militant-e-s.

Conférence avec Peter Gelderloos autour de son livre « Comment la non-violence protège l’Etat

Nous avons aussi procédé à un recrutement soutenu de nouveaux-elles militant-e-s, diversifié les moyens de diffusion de nos idées, ouvert les domaines de lutte dans lesquels nous souhaitons nous investir, développé nos campagnes de soutien et de solidarité (lutte aux frontière, anti-patriarcat, soutien face à la répression, …).

Nous avons décidé lors de ce weekend de continuer à nous investir politiquement sur notre quartier, là où on vit, travaille, et auprès des habitant-e-s de ce quartier populaire.

Ainsi nous continuerons à participer au printemps libertaire qui est un bon moyen de faire de la politique en proposant des activités accessibles à tou-te-s tout en diffusant des idées et informations quant à la présence de l’extrême-droite, les ravages du capitalisme ou encore le patriarcat. Vous pouvez revivre la journée de fête place Mazagran ici : https://gale.noblogs.org/post/2019/04/14/retour-en-image-de-la-journee-de-quartier-place-mazagran-dans-le-cadre-du-printemps-libertaire/ .
De même nous soutenons très fortement le collectif « la Guillotière n’est pas à vendre » et nous poursuivrons notre engagement à leurs côtés.

Initiation boxe au quartier de la Guillotière

Il faut également revenir sur le féminisme de notre antifascisme. Les mots ne suffisent pas pour montrer un réel engagement anti-patriarcal, c’est notamment pour cela que des membres de la Gale mettent en place des espaces de parole sans mec-cis, des réunions en mixité choisie voire des déplacements pour les meufs de la Gale. Ce travail pour lutter contre les oppressions liées au genre est en cours depuis longtemps ce qui explique que de plus en plus de femmes se sentent légitimes pour rejoindre le groupe. Beaucoup reste encore à questionner, notamment la binarité cis-genrée car force est de constater que seule des personnes cis se sentent l’envie et la légitimité pour militer à nos côtés.

Nous souhaitons lutter contre les représentations de l’antifasciste qui est forcément un homme cis plutôt blanc car la réalité du terrain est toute autre ! Ces représentations ne servent qu’à invisibiliser le travail militant antifasciste effectué par les femmes. De plus, d’après certain-e-s les femmes antifascistes ne font que copier les mecs cis et sont donc virilistes voire sexistes… Or encore une fois si l’on regarde la composition de notre groupe, on voit que ces représentations sont biaisées. Ces critiques sont souvent illustrées de l’usage de la violence dans les groupes antifascistes. Cependant pour nous, l’usage de la violence est un outil émancipateur aussi bien contre le patriarcat que contre le capitalisme.

Dans la continuité de ce travail, l’année prochaine nous vous proposerons des événements en mixité choisie : sportifs, culturels ou encore festifs pour déconstruire toutes ces représentations et affirmer notre présence dans la lutte.

 

Récemment nous avons également assisté à la dissolution du mouvement néo-nazi « Bastion Social » ainsi que son bar « le pavillon noir » (nous avons communiqué à ce sujet ici :     https://gale.noblogs.org/post/2019/04/03/communique-sur-la-dissolution-du-bastion-social-par-le-gouvernement/  ).
S’il est important de souligner que c’est une réelle victoire pour les antifascistes, nous devons rester vigilant-e-s !
Leurs militants n’ont pas disparu, c’est pourquoi nous continuerons d’occuper le quartier qu’ils pensent être le leur : le Vieux Lyon.
Nous allons régulièrement à la rencontre des riverain-e-s du Vieux Lyon, notamment afin de diffuser des tracts. Ces moments permettent d’informer la population locale et d’échanger avec les habitant-e-s qui nous accueillent à chaque fois chaleureusement et qui ne réclament qu’une chose : leur départ.

Cette année a aussi été marquée par le sceau de la justice qui main dans la main avec la police nous réprime toujours de plus en plus sévèrement.

De nombreux-euses militant-e-s sont sous le coup d’un contrôle judiciaire strict et subissent une restriction de leurs libertés (iels ont notamment une interdiction de circuler dans le 5ème arrondissement).

Nous avons été touché-e-s par la solidarité dont nous avons fait l’objet. Elle signifie qu’il existe de nombreux-euses personnes qui apportent au-delà de leur soutien moral, un soutien financier à ce que nous produisons comme politique d’émancipation. Sans ces personnes nous ne pourrions pas faire face à la machine judiciaire. Nos militant-e-s risquent toujours la prison et les procès vont bientôt avoir lieu.

La police et la justice sont des outils au service de la bourgeoisie pour contrôler et réprimer les revendications sociales. Ces institutions ne sont pas neutres et servent à briser nos luttes, nos solidarités et nos aspirations sociales et politiques.

Photo du murage du local néo-nazi appartenant au « Bastion Social » par des militant-e-s antifascistes

La visibilisation des violences policières lors du mouvement des gilets jaunes a permis à une large partie de la population ignorante de la violence de l’État de se rendre compte du rôle de celle-ci.

C’est dans ce sens que nous souhaitons également militer en continuant de soutenir les comités « vérité et justice » de la région lyonnaise qui connaissent depuis bien longtemps la réalité des crimes policiers et la difficulté d’obtenir justice.

Enfin nous affirmons de nouveau notre autonomie de classe, nous ne ferons jamais de compromis avec le pouvoir.

Pour un antifascisme de lutte des classe et internationaliste, contre le racisme, le sexisme et la LGBTQIA+phobie, pour la solidarité entre tous et toutes, contre le capital et l’impérialisme !

Seule la lutte paie !

Restez attentif-ve-s la rentrée de la Gale prévoit d’être chargée ! Nous vous attendons déjà pour le warm-up du Lyon Antifa Fest le vendredi 13 septembre, ainsi que pour le tournoi de foot en mixité choisie le samedi 14 septembre (https://www.facebook.com/events/335679820433844/), réservez votre week-end, d’autres surprises seront annoncées ! Puis comme chaque année depuis 7 ans maintenant, rejoignez-nous pour le Lyon Antifa Fest les 13 et 14 décembre au CCO de Villeurbanne.

Affiche du tournoi de foot féminin qui aura lieu le 14 Septembre 2019

Présentation du livre « Comment la non-violence protège l’Etat, essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux »

Dans le cadre du printemps libertaire nous ferons notre troisième activité politique en vous présentant le livre  » « Comment la non-violence protège l’Etat, essai sur l’inefficacité des mouvements sociaux » écrit par Peter Gelderloos que nous avons invité pour l’occasion.

 

« ANTIFA » histoire du mouvement antifasciste allemand

Dans le cadre du printemps libertaire 2019, nous vous invitons à cet événement:

 

 

 

Cette histoire du mouvement antifasciste allemand a été écrite par Bernd Langer, l’un de ses militants de longue date et artiste engagé qui a redessiné le fameux logo aux deux drapeaux utilisé aujourd’hui par les antifascistes du monde entier. Il a également réalisé de nombreuses affiches dont certaines sont reproduites en couleur dans le cahier central.
Convaincu que les militant·e·s doivent écrire leur histoire, Bernd Langer raconte celle de l’antifascisme allemand sans mythification ni dénigrement.

En presence de son auteur et de camarades de « la horde »

Retour en image de la journée de quartier place Mazagran dans le cadre du printemps libertaire

Lors de la fête de quartier qui a eut lieu dans le cadre du printemps libertaire la GALE a proposé avec l’amicale du combat libre une initiation aux sports de combats.
Il y avait des ateliers, de la musique, un open mic, un stand « la guillotière n’est pas à vendre », nourriture, tables de presse etc, etc…

 

Communiqué sur la dissolution du Bastion Social par le gouvernement

🛑🛑Deux ans de lutte contre le Bastion Social… Jusqu’à la dissolution par l’État.🛑🛑

▶️Avant le Bastion social, le GUD. Cette association étudiante d’extrême-droite, proche du Front National depuis le début, s’est fait connaître pour ses actions violentes comme des ratonnades et agressions en nombre dans les années 70. Sous la menace de dissolution par Mitterrand dans les années 80, le GUD s’auto dissout pour moins de 6 mois avant de se reconstituer de nouveau. C’est très récemment, en 2017, avec la création du Bastion social que le GUD s’est mis en sommeil, et pour cause, la plupart de ses militants ont intégré le Bastion social. Nouveau nom pour le GUD, mais également une idéologie différente qui est largement inspirée par le mouvement néo-fasciste italien CasaPound. Ces groupes utilisent des pseudos revendications sociales à caractère ouvertement raciste pour promouvoir leur image. Ils n’hésitent pas à mettre en avant la « préférence nationale » en puisant dans des idéologies comme celle « du grand remplacement ».
Une dissolution d’organisation ne détruit pas l’idéologie qui a donné lieu à la création de cette organisation. En regardant l’histoire autour des dissolutions de groupes fascistes on voit que les militants restent les mêmes et les « leaders » se retrouvent toujours d’un groupe de nazillons à un autre. L’exemple que nous devons citer est celui du meurtre de Clément Méric en 2013 ; les groupes des Jeunesses Nationalistes et de l’Œuvre Française, entre autres, ont été très rapidement cités dans ce crime et cela a entrainé la dissolution de ces organisations. Pourtant Gabriac des JN a ensuite été condamné pour reformation de ligue dissoute lorsqu’il a créé Jeune Nation, puis il est allé militer avec CIVITAS. Ou encore Benedetti de l’œuvre française qui a ensuite rejoint le PNF…

▶️Malgré ça, la seule réponse politique utilisée encore aujourd’hui reste la dissolution de ces groupes néo-fascistes. L’état utilise cette solution lorsque ces groupes dépassent les limites du « politiquement acceptable », limites établies par la bourgeoisie en place qui définit lorsqu’un groupe « va trop loin ». Bien sûr d’après nous, cette limite est franchie dès lors que ces groupuscules existent mais pour les classes dirigeantes il faut apparemment attendre près de deux ans de ratonades et autres agressions pour agir.
A Lyon, et partout en France les idées d’extrême-droite sont de plus en plus représentées chez les politiques de tous bords et dans les médias mainstreams. Le dernier exemple en date étant l’invitation de Jean Marie le Pen dans une émission grand public pour participer à l’entreprise de dédiabolisation opérée par le rassemblement national. Le Bastion social a profité de cette atmosphère pour s’installer à Lyon avec une action coup de poing : l’ouverture d’un squat dans le 2ème arrondissement de Lyon avec le slogan : « les nôtres avant les autres »… L’accent était bien mis sur le fait que ce squat servirait pour reloger des personnes en situation de précarité à condition que celles-ci soient « françaises de souche ». Il est facile de comparer avec CasaPound qui s’est fait connaitre avec l’occupation d’un bâtiment à Rome et une idéologie similaire. Cette action n’étant que la première, ils continueront à se cacher derrière une prétendue aide sociale pour promouvoir leur idéologie mortifère.

▶️Les idées nationalistes revendiquées par ce groupe, sont assumées publiquement et propagées sur la place publique avec des actions de communication et l’aide de leur famille politique à l’extrême-droite de l’échiquier. Même si l’Etat français n’est pas ouvertement nationaliste, ces groupes ne sont que rarement attaqués sur le fond de leurs idées qui pourtant promeuvent le sexisme, racisme, islamophobie, antisémitisme, LGBTQI+phobie… Cela pourrait apparaitre comme une certaine passivité, mais il s’agit bien de complaisance de la part de la classe dirigeante qui voit en ces groupes de nazillons une force à disposition pour contrer toute initiative révolutionnaire. Comme nous l’avons déjà évoqué, ne rien dire face à ces groupuscules et leurs idées revient à prendre position en leurs faveurs.

▶️Nous avons toujours dénoncé l’immobilisme et la complicité des institutions à leur égard et avons mené une lutte contre leurs locaux et leurs idées. Nous n’oublions pas que ce sont des manifestations antifascistes qui ont permis la fermeture de leur premier squat, car la mobilisation « troublait l’ordre public ». Des militant.es ont été durement touché.es par la répression policière et judiciaire, et l’un de nos militants a fait 3 jours de prison à Corbas après ses 48h de garde à vue pour avoir participé à une manifestation contre le Bastion social. Cela a également entrainé une répression sur la GALE car en plus de la répression sur les individus, la préfecture interdit maintenant systématiquement toutes manifestations ou rassemblements que le groupe voudrait déposer. Bien que nous n’attendons rien des représentant.es publiques, nous nous sommes allié.es à différents collectifs contre le pavillon noir. Nous avons manifesté et participé à des réunions publiques afin de contrer leur expansion par tous les moyens possible, même si nous avons vite abandonné cette stratégie car cela signifiait coopérer avec des personnes et des collectifs qui dénigrent nos méthodes.

▶️Nous avons également relayé les différentes actions directes qui ont été faites contre leur local, et nos militant.es subissent d’ailleurs une répression extrêmement importante pour cela. Les institutions judiciaires, non-contentes de ne pas retenir leurs nombreux délits : ratonades, attaques racistes, homophobes… criminalisent les militant.es antifascistes pour des actions symboliques.

▶️La seule action menée par la mairie de Lyon à l’encontre du pavillon noir a été un arrëté municipal en novembre 2018 pour interdire l’accueil de public dans ce local pour non-respect des normes de sécurité. Malgré cela, les nazillons ne se sont pas privés de continuer à utiliser ce lieu comme l’a décrit Rue89 dans cet article : 🖱https://www.rue89lyon.fr/…/malgre-arrete-municipal-local-d…/. Il n’y a aucune volonté politique claire et lisible de la part des autorités pour fermer ce local. La mairie invoque des arguments législatifs mais quand c’est pour vider des squats dans l’illégalité elle ne se gêne pas. Nous nous méfions aussi de ces attaques car bien souvent ce type d’arrêté est invoqué pour fermer nos lieux de lutte.

▶️Nous n’arrivons donc pas à nous réjouir de cette autodissolution, même si cela montre que les différentes affaires médiatiques et judiciaires qui les concernent peuvent les affaiblir. Ceci ne signifie pas la fin de leur mouvement ni la diffusion de leurs idées néo-nazis. La lutte est bien plus profonde que la dissolution d’un groupe d’une cinquantaine de fan de Mussolini… Nous n’oublions pas par exemple les identitaires très protégés au plus haut de l’état comme l’a montré La Horde 🖱http://lahorde.samizdat.net/…/col-de-lechelle-le-porte-par…/. Ni le rassemblement national, Marion Marechal le Pen et sa clique, chouchous des médias clairement intégrés dans le modèle démocratique bourgeois.

👊👊🏽👊🏿Nous devons repartir à la conquête de l’hégémonie culturelle et faire avancer nos idées contre le racisme, les frontières, pour la solidarité entre tous et toutes. Ne baissons pas les bras, la lutte continue contre toutes les formes du fascisme ! 👊👊🏽👊🏿

Attaque de l’école de Marion Maréchal Lepen par un mystérieux collectif + texte de revendication publié sur le site d’information Rebellyon.info

🎥 Nous venons de recevoir la revendication vidéo de l’attaque de l’ISSEP de Marion Marechal Le Pen à Lyon.
A visionner avec le son à fond.

🔴 Nous apprenons, au même moment, la dissolution du Bastion Social. Eux, faisaient soit disant du social de la même manière que Marion fait de l’éducation.
Nous ne nous contenterons pas d’une simple dissolution décidée par ceux ( le gouvernement ) qui au quotidien nous tuent au travail, dans les quartiers, nous mutilent, nous emprisonnent

Battons nous pour les voir réellement disparaître.

Fianso cimer pour le son qui donne des vocations.🎶

 

Le communiqué:

 

Communiqué de l’attaque de l’école de Marion Maréchal Lepen dans la nuit du 26 au 27 Mars 2019 à Confluence.

Dans la nuit du 26 au 27 Mars 2019, nous avons attaqué l’ISSEP, Institut des sciences sociales, économiques et politiques.

Cette école créée par Marion Marechal Le Pen a ouvert en cette rentrée 2018, au sein du quartier de la confluence, dans le but de former la future élite de l’extrême droite identitaire.
Considérez cette attaque comme une réponse à tous les actes racistes, sexistes, homophobes, transphobes, ainsi qu’aux politiques meurtrières anti-migratoires et à l’attentat de ChristChurch perpétré dernièrement.

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Nous attaquons la montée en puissance dans le monde entier de l’extrême droite et du populisme.
Nous attaquons les laboratoires institutionnels des théories qui influencent ce climat nauséabond et mortifère.
Nous attaquons le renforcement sécuritaire dans nos villes, nos quartiers, nos mouvement sociaux, aux frontières de leur monde.
Nous attaquons tout ce qui sert et alimente le maintien du capitalisme par des moyens totalitaires et répressifs.
Nous attaquons cette pensée bourgeoise qui maintient et alimente les oppressions tout en développant leurs privilèges.
Nous attaquons ce qui neutralise toute perspective d’une émancipation commune, nous retranche dans nos individualités, nous pousse à la concurrence entre peuples et au sein de nos classes.

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Nous ne cesserons jamais d’attaquer toutes les faces du fascisme que ce soit dans le centre historique du vieux Lyon ou dans la smart city de Confluence, nous continuerons de combattre les groupuscules violents qui usent de traditionalisme à des fins communautaires et identitaires ainsi que cette élite pensante qui se fait une place dans un quartier aseptisé, ultra sécurisé, ultra libéral, réel prototype d’un monde Orwellien.

Des gen.te.s dynamiques et motivé.e.s

 

Journée De Lutte contre les violences policières : manifestons le 16 mars à Lyon

La GALE continue de soutenir les familles qui ont perdus un membre de leur famille assassiné par la police.

 

Les combats contre les violences policières, contre les injustices sociales, contre le racisme et tellement d’autres causes font des quartiers populaires des « gilets jaunes » malgré eux. Dans ce contexte, des collectifs et des familles de victimes de crimes policiers se battent pour obtenir justice et pour que la vérité éclate sur les circonstances de la mort de leurs proches entre les mains de la police. Alors, luttons ensemble contre les violences policières, contre le racisme et pour une vraie justice sociale !
Manifestation à 13h au départ de la place Guichard (Lyon 3eme), arrivée à 14h place Bellecour pour rejoindre les Gilets Jaunes

 

Dans les mémoires collectives de nos quartiers populaires lyonnais est inscrite une longue histoire de lutte pour la justice sociale. Depuis les révoltes populaires des années 80 aux Minguettes (Vénissieux) qui ont conduit à la marche pour l’égalité et contre le racisme initiée après un climat d’extrêmes violences policières, le combat légitime de certaines populations n’a jamais cessé.

Les combats contre les violences policières, contre les injustices sociales, contre le racisme et tellement d’autres causes font des quartiers populaires des « gilets jaunes » malgré eux. Dans ce contexte, des collectifs et des familles de victimes de crimes policiers se battent pour obtenir justice et pour que la vérité éclate sur les circonstances de la mort de leurs proches entre les mains de la police.

En banlieue ce sont 15 morts par an, des centaines de mutilé.es, humilié.es au quotidien et comme réponse obtenue il n’y a que la criminalisation des membres des familles des victimes, une falsification des preuves, des fausses expertises quand les familles réclament la justice, des procès où les blessé.es et les mort.es deviennent les coupables… Cette violence quotidienne réservée aux banlieues, dans un traitement racistes de ses populations s’étend à tous ceux et celles qui voudraient exprimer leur droit de vivre dignement…


Depuis le début du mouvement des « gilet jaune » ce sont :

• Plus de 6000 GAV, des centaines de comparutions immédiates et autant de peines de prison,
• 195 blessures à la tête dont 21 éborgné·es,
• 5 mains arrachées,
• décès de Zineb Redouane, 80 ans, atteinte par une grenade lacrymogène au visage alors qu’elle fermait simplement ses volets…

Avec la médiatisation de toutes ces violences policières, plus personne ne peut ignorer les comportements de la police et l’impunité dont elle bénéficie à chacune de ses exactions. Pour toutes ces raisons, à Lyon comme à Paris, nous devons faire exister cette journée internationale contre les violences policières pour :

• dire que nous n’oublions pas les blessé.es et les mort.es
• demander la Vérité et Justice pour toutes les victimes de violences policières et du système des frontières
• se battre pour l’interdiction de la clé d’étranglement, du pliage et du plaquage ventral (techniques d’immobilisation mortelles utilisées par la police) et des contrôles au faciès, le retrait des LBD, des flash-balls, de tous les types de grenades et du pistolet à impulsion électrique,
• dénoncer les médias et la justice qui salissent la mémoire des victimes
• dénoncer l’impunité judiciaire dont bénéficient les forces de l’ordre

Alors, luttons ensemble contre les violences policières, contre le racisme et pour une vraie justice sociale !

Manifestation à 13h au départ de la place Guichard (Lyon 3eme)

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Premiers signataires : Comité Vérité et Justice pour Mehdi, Comité Vérité et Justice pour Bilal, Comité Justice et vérité pour Wissam, Comité Justice et vérité pour Morad, Comité Justice et vérité pour Sofien, Comité Justice et vérité pour Mehdi B., Comité vérité et justice pour Joail, Collectif Dar Harraga, Groupe antifasciste Lyon et Environs, Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (FUIQP Grenoble), Collectif de réflexions, Analyses et d’actions postcoloniales (C.R.A.A.P ), Collectif Des Raciné·e·s, …

Communiqué du Groupe Antifasciste Lyon et Environs sur l’acte XIII gilets jaunes

Journée gilet jaune du samedi 9 février : du monde et l’autodéfense populaire !

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs était présent comme les samedis précédents à la manifestation des gilets jaunes lors de l’acte XIII de ce samedi.

Nous avions présenté à l’assemblée générale des gilets jaunes notre volonté de créer un cortège inclusif « gilets jaunes antiracistes ».
En effet, depuis plusieurs semaines des mouvements d’extrême-droite gangrènent les manifestations, attaquent ceux et celles qui ne leur plaisent pas et tentent de détourner la colère des gilets jaunes.
Ce cortège se voulait être un cadre sécurisé pour toutes les personnes qui sont les cibles de choix des néo-fascistes : personnes racisées, LGBTQI++, syndicalistes, militant-e-s de gauche, antiracistes etc…

Alors que le cortège s’engageait dans le boulevard Lafayette après le pont, une soixantaine de néo-nazis principalement lyonnais mais aussi d’autres régions attaquèrent violemment ce cortège par derrière.
Les fascistes lyonnais ont pu gonfler leurs rangs car un concert néo-nazi se tenait le soir même en région.
Ils attaquèrent en nombre, par surprise et armés.
Ils furent repoussés avec détermination par le cortège antiraciste après une petite dizaine de minutes de combat.
L’extrême-droite a prouvé qu’elle n’en n’avait rien à faire des revendications des gilets jaunes et qu’elle ne venait que pour agresser comme à chaque manifestation !

Nous pouvons signaler de nombreux témoignages concordants sur le rôle de la police qui les a sciemment laissé entrer dans la manifestation, s’armer sous leurs yeux et protéger leur repli à la fin de la confrontation. Nous sommes convaincu-e-s que les autorités laissent faire pour décrédibiliser le mouvement gilet jaune.

Globalement le traitement médiatique a été déplorable, profitant de l’agression pour renvoyer dos à dos des éléments extérieurs aux gilets jaunes faisant du hooliganisme.
Le fameux couplet des deux extrêmes que les autorités et les médias veulent nous vendre pour masquer les enjeux politiques et nier le caractère antifasciste de ce combat.
Toutes les vidéos le prouvent, nous avons répondu à un assaut violent de militants d’extrême-droite !
La seule chose qui soit vraie, c’est que c’est bien la gauche révolutionnaire qui prend au sérieux la menace fasciste et s’organise pour y faire face !

Cette victoire momentanée n’est pas due au hasard. Elle est le fruit d’une organisation rigoureuse dans laquelle le GALE a largement pris part.
Nous ne cessons de le clamer, poursuivons l’organisation de l’autodéfense populaire !
Si vous ne voulez pas rester seul-e-s face à l’extrême-droite, organisez-vous, rejoignez-nous, rejoignez les organisations de lutte !

 

Vive la lutte des gilets jaunes – Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs

 

Appel à soutien pour les antifascistes lyonnais⋅es

 

Vu l’ampleur des dégâts et du préjudice financier suite à l’action de la police et de la justice, le Groupe Antifasciste Lyon et Environs fait appel à votre solidarité en passant par un pot commun.

Cher-e-s ami-e-s, camarades, sympathisant-e-s, que vous soyez contre l’extrême-droite ou attaché-e-s aux libertés publiques ; nous nous adressons à vous car nous avons besoin de votre soutien financier.Retour ligne automatique
Des camarades antifascistes ont subi des perquisitions ce mardi 13 Novembre 2018, à 6h00 du matin, à leur domicile ou celui de leurs parents. Ils-elles ont été mis-e-s en garde à vue pendant 24h et ont été présenté-e-s devant un juge d’instruction le lendemain en fin de journée.Retour ligne automatique
Ces garde à vue ont été prononcées pour suspicions de :

- dégradation : comprendre ériger un mur devant la devanture d’un local néo-nazi « le pavillon noir », déclinaison locale du Bastion Social, organisation d’extrême-droite violente dont les agissements font régulièrement l’objet d’articles dans la presse. Retour ligne manuel
- outrage : un tag critiquant la police quelques mètres en face de ce local. Retour ligne manuel
- association de malfaiteurs : entendre que ces dégradations ont été faites avec préparation, à plusieurs.

Et un de nos camarades sera jugé pour refus de donner ces codes de cryptage et code PIN des téléphones et ordinateur.

Lors de ces perquisitions, les policiers se sont permis de prendre tout notre matériel militant. Ce sont des milliers d’autocollants, 600 badges, des centaines d’affiches, 4 drapeaux de notre organisation qui ont été pris et envoyés à la destruction.

Ils se sont permis de prendre tous nos vêtements qui pouvaient avoir de près ou de loin une connotation politique. Des t-shirts estampillés « antifa », avec un poing levé, nos t-shirts et sweat de soutien au comité Adama « vérité et justice pour Adama », ceux-ci envoyé aussi à la destruction.Retour ligne automatique
Enfin, encore plus choquant, ils nous ont pris beaucoup de livres. Il est difficile pour nous d’établir une liste exhaustive. Des listes d’objets ont été soumises à la signature de nos camarades mais elles ne nous ont pas été communiqués par la suite.

Vu qu’il existe des personnes qui doutent de notre bonne foi tant ceci parait outrancier, voici les titres dont nous sommes sûrs qu’ils ont été pris et détruits, puisqu’ils étaient sur la liste des destructions et non sur celle des scellés. Veuillez noter qu’il peut y avoir jusqu’à 10 exemplaires de ces titres :

  • Le théorème de la Hoggra de Mathieu Rigouste
  • La domination policière de Mathieu Rigouste
  • Permis de tuer du collectif Angles morts
  • Comment la non-violence protège l’Etat de Peter Gelderloos
  • La galaxie Dieudonné
  • Aube Dorée le livre noir du parti nazi grec de Dimitri Psarras
  • La commune du Rojava L’alternative kurde à l’État-nation par Collectif
  • Le guide d’autodéfense numérique Edition Tahin Party
  • Vengeance d’Etat – Villiers-le-Bel, des révoltes aux procès par Collectif Angles morts
  • Pourquoi faut-il punir ? Par Catherine Baker
  • L’homme et la terre de Elisée Reclus
  • Pirhanas de Roberto Saviano . (Un roman qui n’a rien à voir avec tout ça, mais chose insolite il se trouve que l’auteur est très engagé contre le ministre de l’intérieur Matéo Salvini).

Entre le matériel militant, les vêtements et les livres, le préjudice financier se situe sans doute à plusieurs milliers d’euros. A ceci devront s’ajouter les frais de justice : plusieurs avocats nous ont défendus et poursuivront le suivi judiciaire jusqu’à un hypothétique procès. Nous tenons à préciser que la justice ne dispose d’aucune preuve qu’un quelconque délit ait été commis par nos camarades. Toutes ces raisons nous obligent à ouvrir un pot commun pour faire face à cette répression.

Nous avons eu énormément de messages de soutien partout en France et en Europe de la part d’individu-e-s, groupes politiques ou associations. Nous vous en remercions, ceci est très important pour nous, la solidarité est notre force et elle est une arme pour résister. Leurs tentatives d’intimidations ne nous impressionnent pas, le combat du Groupe Antifasciste Lyon et Environs continue !

Nous continuerons de lutter contre l’extrême-droite, contre le recul de nos libertés, pour un monde sans frontières et pour plus de solidarité entre tous et toutes.

- Voici le lien du pot commun : https://www.lepotcommun.fr/pot/9svw75wb

 

 

Texte de revendication de l’attaque du local identitaire « La Traboule » paru sur rebellyon, écrit par la cellule DALI

 

Le 23 octobre, le local des militants néo-fascistes « Génération Identitaire » a été attaqué par des militant-e-s antifascistes lyonnais-e-s.Retour ligne automatique
Voici le texte de revendication, les images et la vidéo de l’attaque.

Nous, la cellule DALI pour Defense Antifasciste Lyon Intramuros, revendiquons l’attaque artistique hier soir du local de Génération Identitaire Lyon,  » La TRABOULE « .

En effet, bien que cachés dans une ruelle du quartier Saint Jean à Lyon, leur idéologie fasciste pollue notre quotidien. Ils font des actions coup de poings qui ravissent les médias, mais leur laisse du sang sur les mains.Retour ligne automatique
Leur actions Defend Europe sont criminelles. Ils chassent les exilé-e-s qui souhaitent traverser la mer méditerranée ou les Alpes en étant subventionnés par des bienfaiteurs racistes.

Les identitaires sont une milice néo-fasciste qui sert de think-thank d’extrême-droite pour politiciens populistes. La pensée anti-immigration qu’ils sème contamine toute la classe politique du RN (feu FN) à la gauche vallsiste ou social-chauvine (on se souvient de la sortie de Melanchon sur les travailleurs détachés ou encore des saillis de son lieutenant Djordje Kuzmanovic).Retour ligne automatique
Cette pensée identitaire nourrit les politiques européennes de fermeture des frontières et contribue à pousser l’Europe à sous-traiter la gestion de ses frontières. Ainsi l’Europe finance l’autocrate Erdogan pour gérer les flux migratoires ou encore des milices libyennes qui torturent et font commerce des migrants.

Ils ont donc doublement du sang sur les mains.

Les murs que dressent l’Europe tuent. L’idéologie identitaire est une idéologie mortifère.Retour ligne automatique
Il est facile de se pavaner en doudoune bleue, tout droit sorties des grandes écoles quand on a été biberonnés par des parents issus de la bourgeoisie et qu’on a manqué de rien. Tout ça pour vomir son dégueulis idéologique devant les médias avides de renforcer le buzz médiatique.

Maintenant le sang est devant vos yeux. C’est le sang que fait couler la France, l’Europe mais c’est aussi le sang que fait couler la milice identitaire.

Nous venons vous mettre le nez dans votre politique sanguinaire

Il est d’autant plus facile de déverser autant de haine quand on a Collomb comme parrain dans la vie, dans la ville et dans la pensée.

Après le béton autogéré du commando AFARGE, en passant par l’attaque des auto proclamé-e-s jardiniers du commando post situationniste du Muguet, nous la cellule DALI proposons nos pinceaux sur les autres structures fascistes implantées à Lyon.

Nous agissons avant qu’il ne soit trop tard pour ne pas chanter un jour à nouveau :

O partigiano portami viaRetour ligne automatique
O bella ciao, bella ciao, bella ciao ciao ciaoRetour ligne automatique
O partigiano portami viaRetour ligne automatique
Ché mi sento di morir

Nous terminerons sur ces quelques phrases pour que notre action politique résonne en lyrics.

Musulmane de ton voile, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Banlieusard de ta ville, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Mon slogan, ma devise, c’est le Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Prolétaire de ta classe, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Africain de ta peau, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Musulman de ta foi, dis-leur Don’t Panik !!Retour ligne automatique
Mon slogan, ma devise, c’est le Don’t Panik !!

Commencez à paniquer bande de nazis.