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Les fascistes n’ont pas pris la rue : retour sur la journée de mobilisation antifasciste du 7 Octobre

En cette belle journée du 7 octobre 2017 les fascistes de Lyon et leur nouveau mouvement baptisé « Bastion Social » rêvaient d’une manifestation à grande échelle avec même l’invitation de plusieurs groupes fascistes d’Italie.

En parallèle la préfecture et le nouveau maire de Lyon rêvaient d’une ville paisible ou le capitalisme y est roi et où les policiers ont tous les pouvoirs. La préfecture use de toutes les facettes possible de l’état d’urgence comme une expérimentation de la nouvelle loi sur la sécurité entrain d’être votée et imaginée par notre ancien guignol et nouveau ministre de l’intérieur Collomb. Oui, la préfecture à d’ors et déjà donné des interdictions de manifester à nos militants sans aucune décision de justice. Des policiers sont venus chercher notre camarade sur son lieu de travail ! : https://rebellyon.info/Convocation-de-police-sur-le-lieu-de-18242

Tout ce joli monde n’est pas très loin d’avoir à peu de chose près les même idées : régression sociale, rêve d’une absence d’opposition politique, fermeture des frontières, criminalisation du mouvement social, violence, lois liberticides.. C’était oublier la détermination des militants et militantes antifascistes Lyonnais-e-s. Retour ligne automatique
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On ne touche pas à l’image de la ville

Après l’attaque du magasin de l’horloger de Lyon par les fachos de st Jean : http://www.rue89lyon.fr/2017/09/22/impacts-dans-la-vitrine-de-lhorloger-de-saint-paul-la-ville-de-lyon-accuse-lextreme-droite/, nous avons eu l’impression que les politiques de la ville découvraient le fascisme dans les rues lyonnaises. Même Collomb s’est senti obligé d’appeler en personne l’horloger agressé pour lui dire son indignation face à cet acte misérable qui touche le patrimoine de sa ville adorée. Mais pas un mots sur l’agression d’un prof de Lyon 3 par le GUD ( http://www.rue89lyon.fr/2017/06/02/deux-militants-du-gud-condamnes-pour-avoir-agresse-un-prof-proximite-lyon-3/ ), pas un mot sur l’agression d’un couple dans un bar du Vieux Lyon au mois d’Août, pas un mot sur l’attaque d’une librairie libertaire à la croix rousse (http://lahorde.samizdat.net/2016/11/21/lyon-le-rassemblement-des-cathos-integristes-a-la-croix-rousse-cachait-une-attaque-violente-contre-une-librairie/) pas un mot sur ce groupe de jeunes qui s’est fait agresser à proximité du bar du GUD le pavillon noir en rentrant d’un entraînement de foot et encore pas un mot sur le tabassage d’habitants de la Guillotière Place Mazagran le soir du 1er tour des élections présidentielles (http://www.rue89lyon.fr/2017/04/25/soiree-electorale-lyon-militants-de-gauche-attaques-gud/). Non Collomb ne réagit pas quand les personnes agressées sont trop à gauche pour lui ou bien pas de la même classe sociale. Ne parlons même pas de Jean Yves Sécheresse, l’adjoint à la sécurité de la ville de Lyon spécialiste de l’arrestation et de la criminalisation de plusieurs camarades antifa qui se donne un air outré face aux groupuscule fascistes. Il est clair que tout ce beau monde se fait passer depuis quelques semaines dans la presse local comme les Jean Moulin de 2017. Ils en oublient que leur idées de répression et leurs immobilisme sur les fascistes à Lyon depuis plusieurs années aurait sûrement fait vomir Lucie Aubrac et rassuré Klauss Barbie.

Nous le répétons, nous avions décidé de ne pas traiter avec la préfecture et sa police et il en sera toujours ainsi

Que peut-on attendre de ces politiques qui enferment nos camarades en prison, qui envoient les CRS frapper des syndicalistes dans les manifestations, qui font la chasse aux sans papiers, qui défendent une police raciste et violente, qui tolèrent l’implantation des fascistes dans le Vieux Lyon. Pour rappel ceux qui avaient la même vision politique que ces braves gens dans les années 40 sur Lyon ont laissé les clefs de la ville au gouvernement de Vichy.

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Les autorités lyonnaises arbitre du match extrême-gauche, extrême-droite ?

Alors ce samedi 7 Octobre environs 150 antifascistes ont bravé l’interdiction de manifester afin d’alerter la population sur ce que la ville de Lyon veut absolument cacher depuis toujours. Mais nous subissons de plus en plus de répression et les nasses policières sont systématiques ainsi que le fichage des militant-e-s politiques. Nous nous remémorons comment a été utilisé le fichage dans des temps plus anciens !

Ce jour n’a pas fait exception à la règle. Retour ligne automatique
Nous étions rassemblé-e-s place Bellecour au début de la rue Victor Hugo, nous avons déployé une banderoles où était inscrit « y’a déjà Macron et Collomb pas besoin de nazillons » et diffusé des tracts.Retour ligne automatique
Notre présence sur l’espace public a bien été accueilli par la population qui s’arrêtait et discutait avec nous. Ce n’était pas du goût de nos apprentis résistants de la préfecture qui préférèrent envoyer sa milice de la BAC, des CRS et des gendarmes mobiles afin de nasser (dispositif policer qui consiste à entourer des manifestants pendant des heures) ceux et celles qui tractaient pacifiquement. Cette nasse a été déplacée dans un coin tranquille afin de pouvoir exercer leur répression loin des regards des passants.

Une cinquantaine de militant-e-s resté-e-s à l’extérieur de la nasse exigèrent la libération de nos camarades et bloquèrent la route. L’ambiance était malgré tout super positive et dynamique à coup de champs « siamo tutti antifascisti » « état d’urgence, état policier, on ne nous enlevera pas le droit de manifester ». D’un coup une première charge de CRS fait reculer les soutiens sur la place Bellecour et quelques minutes après des grenades lacrymogènes sont tirées, les enfants qui jouaient dans le parc à proximité on pu apprécier leur premier gazage policier, formation militante précoce en direct des bacs à sable.

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Lamentable échec des fascistes

Pendant ce temps l’action française essaye plusieurs fois de partir de leur local dans le quartier de Perrache et rejoindre la place Carnot mais après échec sur échec il se résignent à rester dans leur trou à rats du quartier d’Ainay. Retour ligne automatique
Le GUD et le Bastion social tape des selfies devant leur bar à st Just, eux aussi restent dans leurs trou à rats. Nous apprenons aussi que des italiens de Casapound apparemment trop cons pour savoir lire un plan de la ville se font choper place des Terreaux par les flics (surement porteurs d’armes). Le PNF et quelques ultras footix de Lyon s’amusent à se faire des frayeurs dans le quartier populaire de la Guillotière avant de se faire gicler du quartier par des antifascistes et des habitant-e-s de la Guillotière.

Pour finir, c’est une ultime charge des baltringues de la BAC ( la bande à Castor ) qui tentent d’interpeller plusieurs militant-e-s en attaquant dans le dos et par surprise les soutiens aux camarades nassé-e-s.Retour ligne automatique
BAC et gudards : mêmes méthodes de lâche.

Une mobilisation réussie

Nous avons montré une fois de plus que nous étions de plus en plus nombreux et nombreuses et toujours plus solidaires entre nous : groupes autonomes, antifascistes et révolutionnaires sur Lyon.Retour ligne automatique
La tentative d’interdiction et le coup de pression sur certains de nos militant-e-s par la préfecture ne nous a pas arrêté, bien au contraire, et surtout nous avons empêché que les fascistes paradent comme il le souhaitaient dans la ville de Lyon.

Mais le combat continue, plusieurs camarades ont été interpellé-e-s, il faudra les soutenir, et le combat contre l’implantation des fascistes sur Lyon n’est pas encore gagné, d’autres actions sont à prévoir, d’autres initiatives à créer.

Nous ne lâcherons pas l’affaire, le combat face aux fascistes va s’intensifier. Mais il faut aussi continuer notre combat contre les violences policières, le fichage systématique, l’instauration d’un ’état d’urgence permanent : la nouvelle loi sur la sécurité. Les dérives de l’État sécuritaire deviennent de plus en plus grave, il est temps de réagir.

Merci à toutes celles et ceux qui étaient présent-e-s aujourd’hui.

La Lutte Antifasciste continue,

Le Groupe Antifasciste Lyon et Environs.

Convocation de police sur le lieu de travail d’un camarade et interdiction de manifester

La mise en place permanente de l’État d’urgence et de ses abus fait déjà des ravages.
Si nous ne nous faisions aucune illusion sur la neutralité de la justice et de ceux qu’elle protège ; il est désormais officiel que la police et les autorités n’ont même plus besoin d’elle pour agir.

Ce matin des policiers sont venus sur le lieu de travail d’un de nos camarades sommer sa hiérarchie de l’envoyer au commissariat sans délais.

Sur place, notre camarade s’est vu interdire sa présence lors de notre contre-rassemblement organisé ce samedi 7 Octobre sans aucune décision de justice.

Les autorités et les services de police peuvent désormais venir vous chercher sur votre lieu de travail avec toutes les conséquences que cela comporte en terme d’image, de sanction, de présomption, librement sans aucune autorisation particulière.

La police peut vous interdire de joindre un rassemblement contre des militants néo-nazis.
Être militant-e-s de gauche, engagé-e-s contre l’extrême-droite, constitue un prétexte au harcèlement policier.

La liberté se meure en silence, l’arbitraire devient total et nous, militant-e-s engagé-e-s sommes à la merci de l’État et des autorités locales.
Ces dispositions de l’État d’urgence sont appliquées avec zèle par le pouvoir en place, nous n’imaginons même pas ce qu’il en sera avec un parti comme le FN au pouvoir.


Notre liberté se meurt dans un silence assourdissant.

Il faut être sacrément ignorant du passé et égoïste pour ne pas se sentir touché par la manière dont se comporte le pouvoir et dont nos libertés s’amenuisent.

Ce qui se passe pour notre camarade est gravissime. Il est victime d’un harcèlement totale de la part des autorités, de la police et nous craignons pour la suite des événements.

Nous ne cesserons jamais de lutter, de militer pour un monde meilleur, même face aux pires intimidations.
Nous ne plierons jamais, face à personne.
Que les services de police l’entendent, notre haine de l’injustice est viscérale, notre engagement révolutionnaire est total, vous ne nous arrêterez jamais.

Nous vous invitons ce samedi à 14h00 place Bellecour, à l’entrée de la rue Victor Hugo pour réaffirmer que non, des néo-nazis ne doivent pas prendre la rue !